RECAPITULATIF DU FOND D’ATELIER


RECAPITULATIF

DU FOND D’ATELIER

Passe en ce jour idoine l’inconnu du nombre de toiles attelé au vieux cheval depuis les décennies où mon père lui mit le pied à l’étrier. Mousse blanche de l’aubier qui entre l’écorce et le bois croît aux branches comme le sperme que l’arbre éjacule pour parvenir au fruit

L’os ferme et la moelle plus sensuelle qu’un méplat de poitrine à l’approche du canyon ne casse pas dans des colères

De tous aucun des ateliers n’a mis la paume de taire à l’écrasé

Les tours de manivelle donnés aujourd’hui à ma mémoire ont tous conclus au besoin de remonter la toile au chevalet sans cesser de prolonger le cours du fleuve, le vol de l’oiseau, le labourage du cheval et l’élan du chien à la trace de ce qui vit

On perd ce qui n’est qu’attaché au vent

on garde ce qui part de la racine

Le broyé n’est qu’un concours d’incompréhension, l’inadvertance d’un composant de hasard, le vrai franchit jusqu’au trou dernier fermé d’une dalle, luciole plus lumineuse qu’un mot de billet de contrefaçon

Ce qui ramène au départ a le beau de la genèse non lancée à la mer mais navigable

Folie merveilleuse que le raisonnable ne peut dévoyer, comme elle récuse les impressions non séparées de l’abstrait qui tient de l’Art la générosité du beau

Mystère préservé par l’innocence qui ignore les questions subsidiaires et traduit en clair le langage ésotérique.

Niala-Loisobleu – 24 Novembre 2022

CHANTS ENLISES (REPRISE)


CHANTS ENLISES (REPRISE)

Ligneux déploiement des reins qu’une mouvance en sommeil retient

les pierres rondes refusent encore la taille excavatrice du couvert en argent

là où une simple trace de mouvement accouplé nage dans le bassin d’un reflet de lune

Verger demeuré qu’un mélange de couleurs fruitières fixe sans objectif de production intensive

il était un ciel azuréen avant que les sables à lapin soit vomis des terriers

l’héritage des garrigues m’a choisi

souviens-toi la barque chargeait les amphores d’huiles dont le nom s’est perdu en naufrage. Cet oiseau au regard manuel comme il te caressait des yeux pendant que tu écrivais avec l’une de ses plumes. En petits éclats de mosaïque l’étendue plane montait des spectacles d’eau pour rafraîchir les doigts des guitaristes quand le petit matin proche asseyait les danseurs. Demande-moi où se trouve le marais-salant des enfants à barbe blanche qui n’auraient pas eu idée de jouer au soldat, je ne désarmerai pas de t’y conduire…

Niala-Loisobleu – 30 Novembre 2018

LE JARDIN QUI MONTRE


LE JARDIN QUI MONTRE

Des nuages hâlés en dehors de la rive

l’écume approche le tremblement de son choix

s’ose un lancé solaire pour seule énergie

Les alevins sont sortis sans maillot de la dernière lune

un choix délibéré que le fond a naturellement choisi

afin de cesser de cacher le secret demeuré vivant dans le coeur

LE RENDEZ-VOUS EST TENU

et des pierres se taille le moulurage du chapiteau sous le symbole qu’il exprime

le silence dans sa chemise à fleurs parle haut et clair

Le tant fait son oeuvre au bout de l’addition des ans dans son réel sentiment

les tombes se souviennent de la promenade autour de l’église, avec grand-mère

que du vivant sortait de la petite-fille devenue femme

Feux-follets d’une parade autour du cou du cheval au-devant du matin marin…

Niala-Loisobleu – 24 Novembre 2022

« LE RENDEZ-VOUS » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 55X46


« LE RENDEZ-VOUS »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 55X46

A 03 heures du matin

je suis né ce jour il y a 89 ans

une longue histoire mise au service de la vie

au départ d’un apprentissage rigoureux de formation au métier d’homme

au coeur de bien des avanies qui n’ont fait que rien vouloir céder

à l’amour de l’Humanité

Son état de délabrement

les insultes quotidiennes à la Nature

me conduisent à donner

Rendez-Vous Prochains

à la

BELLE DE VIE

avec l’idée de pousser plus loin

ce qu’il est possible d’en faire sans raconter de boniments.

Niala-Loisobleu.

24 Novembre 2022