RETOMBEES D’ESCALIER


RETOMBEES D’ESCALIER

Je garde le rire de l’enfant descendant la rampe vers le lit d’automne des feuilles qui ne montre qu’un faux aspect de sentiment laissé en surface

Le brasero se prépare aux saveurs de marrons chauds en brûlant les maux d’excuse

A croire en d’yeux la phrase sépare les syllabes avant la chute

Du facteur espérer recevoir est légitime

Il y aurait du brouillard au-dessus de la Loire, j’ai l’étamine prête pour une préparation de peau-au-feu sans excès de glucides et veillerai à la destination du départ d’entrain pour trouver la réponse bien arrivé

Mon premier prochain

donne en second

suffisamment

pour ne pas sombrer dans la mode d’une tendance à l’abandon

vouloir de la couleur sans en déformer le sens porteur.

Niala-Loisobleu – 15 Octobre 2021

DES CAILLOUX DE MA POCHE 1


DES CAILLOUX

DE

MA POCHE

1

Du trait de cheval et du tanné de la courroie le harnais soc à taire au triage du grain et de l’ivraie

Soudain l’homme mûr d’une enfance à boutonnière gagne la vue de l’oeil qui grave dans son acide

Eau-Forte sensitive à percer la plaque

Née de l’incision du derme d’un voyage poussé cette fois plus loin

Sur la flèche de chapelles non éparses l’oiseau ne s’est pas posé, il a tendu l’arc pour un décochement vertical

Aux gouttières taiseuses l’ô versant alors son fluide a décapé de l’obscur en veux-tu en voilà

Tas de pois les rochers éperonnent le ciel bas en crachant le fourbe

Les pointes bretonnes banderillent les petits matadors roulant la caisse de leur ignorance sur l’estrade où la lâcheté se donne en scène, brutale et méprisante pour le respect inné

Comme du granit la bruyère trouve à boire à l’âme

La croix du cimetière porte à s’entourer d’une présence humaine

D’où l’envie de sortir mon cul de l’habit des convenances derrière lesquelles cette société inhumaine s’abrite

Là où le banc pour les phoques se passe de ballon rouge la charpente renversée est d’un bleu qui va au levé des retables mis dans la perspective de la puissance des colonnes

Je s’aime autrement

Là c’est une certitude de l’absolu

Niala-Loisobleu – 12 Octobre 2021

Seni Düşünmek – Nâzim Hykmet


Seni Düşünmek – Nâzim Hykmet

Seni düşünmek güzel şey, ümitli şey,Dünyanın en güzel sesindenEn güzel şarkıyı dinlemek gibi bir şey…Fakat artık ümit yetmiyor bana,Ben artık şarkı dinlemek değil,Şarkı söylemek istiyorum. 

Aligner les paragraphes

Penser à toi

Penser à toi, une chose bonne, une chose prometteuse est comme écouter le plus belle chanson de la meilleure voix du monde… mais l’espoir n’est pas suffisant pour moi de plus car je ne veux pas entendre des chansons je voudrais chanter. 

LANTERNE-SOURDE


LANTERNE-SOURDE

De l’école ce matin c’est la Générale

demain on ouvre la pièce aux élèves

A l’orchestre la lanterne-sourde opacifie la mise-en-scène

ce qu’au poulailler on avait compris qu’à part la trousse neuve tout reste obscur

Ernesto sortant son lance-pierres de sa poche

balance un silex dans l’oeil du ci-clone

avant de se tremper le zizi dans l’encrier

Niala-Loisobleu

1er Septembre 2021

D’E’mois passés l’un au-dessous sur l’Autre (REPRISE EN COMPLETUDE)


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D’E’mois passés l’un au-dessous sur l’Autre (REPRISE EN COMPLETUDE)

En file sur douze rangs l’humeur incontrôlable comme une déraison climatique passant de l’habit de soirée aux guenilles les plus tues d’une décadence bâillonnée, combien fus-je les mois écoulés, malmené malgré moi par des ouragans soudainement glissés dans une mer d’huile ? Oh, je ne partîmes qu’Un, arrivant en somme plus à me poser la question de savoir où nous sommes réellement…Les vents tournent plus vite que jadis. A croire, un comble pour l’agnostique que je suis, que le dieu Eole est entré derviche aux coups d’vents. Je m’attrape par un bout les jours où ça dépasse, mais le temps de trouver à m’amarrer la rivière a déjà passè l’estuaire. Foutre, comment enfanter, toute la matière à concevoir se barre à côté de la matrice. Merde, t’as-t’y un rouleau des suis toow ? Des phases entières de son existence disparaissent sans avoir eu le temps d’entrer dans la table des matières. Emmuré dans des célébrations du bluff, ça va jusqu’à ne plus pouvoir lever le doigt. D’un coup d’oeil impitoyable ta maîtresse  t’a cramé. Par où je vais passer le premier…qui le dira aura une tapette.

…Attendre, pour voir…(coi, ça m’étonnerait)

Attendre

par Blanchemain Dominique 

Se dresser dormeur en forme de feuille jetée
Lorsque s’effeuillent nos coeurs jaunis

Attendre

Se lever débiteur borgne du temps abîmé
Dans l’écueil des peurs difformes
Où séjournent les restes d’espoirs

Attendre

Attendre que les fleurs s’envolassent
Du sombre lit de pierre maudit
Où s’enlacent les moires désirs

Attendre

Voilà à quoi l’humanité est réduite. Surtout ceux d’entre elle qui dorment sur les trottoirs. Leur cadeau de ce soir ? Ben la chance de ne pas avoir d’émetteur-récepteur de voeux présidentiels.

Niala-Loisobleu – 31 Décembre 2017

SUITE, ATTENTE CONSOMMEE

Dressées debout les pierres sont là, à la main posée de gauche adroite, reste à savoir ce qui reste qui bat en corps

Un, peu, beaucoup, à la folie, pas du tout ?

Ah ! Marguerite pleures-tu avec ou sans raisons ?

à rouler en excès de sensibilité les lignes droites se transforment en dangereux virages que la corde pend au gibet de la méprise totale

Il suffit d’un rien

une rafale

peut étendre le chêne connu pour être un roc

Seule la mer tient l’Atlantide accessible par le pouvoir de son sel

Le trottoir lui demeure l’inconditionnel chantier d’épaves

A la racine ombilicale reste toujours la partie qui remonte au point de départ

Les faux létales ne sont pas des récoltes, le fléau sait lui extraire assez de grain pour tenir les semailles quand les meules font chambres d’hôtes au manche à demains…

Niala-Loisobleu – 15 Juillet 2021

LES DERNIERS LACETS PAR JACQUES CEAUX


LES DERNIERS LACETS PAR JACQUES CEAUX

Les derniers lacets
montrent en creux des vallons moins verts
les forêts rabougries ou calcinées
et annoncent bien naturellement
des rideaux qui tombent.

Les chansons sont là, elles tournent
et leurs couplets de fin
où tous les instruments brillent
racontent le vrai paysage
où parfois les fleurs ont manqué…

Reste encore et vivra jusqu’au bout
ce qui offre au sans sa chaleur vive
ce qui, dilué dans l’air des rues
est bien la sensation dernière

Le vent en fera ce qu’il voudra !

Jacques Ceaux

Extrait de:  3ème recueil en devenir.

L’OMBRE S’EN RETOURNE


L’OMBRE S’EN RETOURNE

Du coq à l’âne

le jour est tiré de nos rias

Le soleil l’agrafe aux clochers à la volée des cordes

Un jaune pousse un cri d’oiseau

à la maille des tresses de l’osier des greniers

pour cueillir dans l’arbre ce râle aux mains sonores chemin de guitares

qui à pied monte les pierres en assise des villages-blancs dans la mystique lumière

Etape de seins Jacques composte ailes.

Niala-Loisobleu -13 Juillet 2021

NU DANS SES RAYURES


NU DANS SES RAYURES

Le ventre à table de son rêve

l’homme se tourne à bon escient avant l’embuscade possible

La forêt est vaste, reste à trouver la branche pour oiseau et éviter le mouvant des mauvais sables

la dernière cigogne aperçue est un bon indice pour ne pas craindre de voir le reptile sortir de la pierre

Le sel est à portée des pylônes que choisissent les grands nids comme pour maintenir Brouage en mer

sur le carreau du marais-salant il m’est possible de tenir debout en sauvant mon attribut

raide comme une saillie généreuse

que les chiens se transmettent pour mordre sans qu’il faille faire venir Pasteur

et rentrer au troupeau l’aqueux entre les jambes.

Niala-Loisobleu – 5 Juillet 2021

« LA FRUITIERE » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60


« LA FRUITIERE »

NIALA

2021

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Aux portes closes des fanes

l’aube ouvre la toile d’un bouquet rose

la licorne

légendaire transport du rêve

transperce de sa corne

le temps de sécheresse pour tirer l’eau à la source

Fenêtre sur le claquemure des lèvres cousues

l’arbre donne du pied

au plus obscur de l’ombre laissée sur l’aride

le fruit se tourne au rai du vitrail

dans sa niche

chapelle

la prière de la Fruitière monte aux branches.

Niala-Loisobleu – 28 Juin 2021

LE NU VIGILE – GABRIELLE ALTHEN


LE NU VIGILE – GABRIELLE ALTHEN

LENDEMAINS

L’heure qui passe après l’heure forte est visage qui se
sculpte dans l’air. Je me tiendrai au bord de la lumière
du sable plus étrange que la mer. Qui donc sera visible
après l’événement ?
Anges autour de l’œuvre pie, les lendemains sans lèvres
ont des étonnements de baisers clairs.

Gabrielle Althen