PERCER POUR DES PRUNES


PERCER POUR DES PRUNES

A marcher du côté de Denfert, les catacombes ouvrent sur la pierre tirée pour construire des maisons

Je ne pense pas à Hamlet, ma réponse à sa question, j’en peins un bout de plus chaque matin

T’entends-tu le métro sortir de son tunnel ?

Oui je lis du bon du bonnet et descends à Blanche sans me défenestrer comme d’autres

Pour des prunes sans ôter le noyau

le transit repousse ainsi le verger dans son entité, peuplé d’une abeille à ruche

Pathétique…

Niala-Loisobleu – 19 Septembre 2022

AVONS DE CHASSE


AVONS DE CHASSE

En escadrilles

elles décollent extraire

Gardiennes

de notre soleil

Humbles, précédent le coq dans ce qu’il a de vaniteux

tendries du passage de faire le plein dans la cressonnière

hennissantes d’une course en Camargue d’un Crin Blanc avec sa manade

à une danse en Avignon aux seins de la Femme en rase-motte

avant d’atterrir au bord des menthes

sans mutiler l’iris

Vincent conduit à la reconnaissance.

Niala-Loisobleu – 23 Juillet 2022

A L’EMPLACEMENT DE NOS INITIALES


A L’EMPLACEMENT DE NOS INITIALES

Le pont traversé je me trouvais devant le cerisier qu’aucune construction n’avait menacé durant tout ce temps

m’approchant je vis nos initiales percées d’une branche neuve de vert tendre

et pas de serpent ne sortit du trou quand je laissais ma joue se remplir l’oreille des ondes qui secouaient le tronc de ses cordes vocales

au point que je suis resté tard jusqu’à la nuit pour tout entendre pousser de cette envie de mûrir tracée au couteau.

Niala-Loisobleu – 28 Mai 2022

DU GOÛT DES LÈVRES


DU GOÛT DES LÈVRES

En touches comme en brassées, de mes doigts au sein de l’arc-en-ciel sentir venir la langue de la vie remuer mes jambes jusqu’à l’érection créative, toi tu en connais l’art

Sur le bout des lèvres

Me dit le regard que je laisse se balader sur toi…

Niala-Loisobleu – 27 Mai 2022

La langue à la vitre


La langue à la vitre

Le vent qui cogne la pluie sur le balcon me tient derrière la vitre la langue à retrouver le soleil

passé le contact froid le goût en revenant transpose ce qui bouge dans l’herbe humide

amenant le ventre à ouvrir un matin bleu en plein après-midi en décroisant la cuisse et voir le haut du bas de la femme qui dans l’atelier parle à l’abeille tenant la fleur sous son parapluie

La vie trébuche en rencontres opposables

la dernière se balance comme la règnée à sa toile, tisserande genre Bayeux

plus accrochée qu’un humanisme volatile en se rusant du ménage arracheur de pages employé à la surface, le fond symbolique de la poésie cultivé en dehors du désert

A l’entrée du jardin l’obélisque face au grand bassin garde son mystère dans la pérennité du hiéroglyphe. tuilerie en chauffe à côté du théâtre de verdure, qui l’a peinte plus verte qu’un bronze de Maillol, le cerceau double le bateau de papier en l’envoyant rejoindre le rire des enfants à Guignol

Le matin perce…

Niala-Loisobleu – 8 Avril 2022

DANS LE FROID DES CHALEURS A LA TRAÎNE


DANS LE FROID DES CHALEURS A LA TRAÎNE

L’observation humaine note le changement de réglage de la hausse de l’arme constructive. En baissant son oeil en marchant, l’homme a fini par ne plus voir que le bout de ses pieds et à force d’araser à ne laisser qu’un marécage inhabitable autour de lui

La lumière humaniste disparue c’est le moi soumis à ses divagations les plus erronées qui prend les manivelles

J’en ai rien à secouer de savoir que tu existes, je dois trouver ce qui me donne que jouir à vivre, point barre

La nature a été la première à en subir le choc

Elle marche plus que sur la tête et encore

Les grandes embuscades du Moyen-Âge qui rendaient parait-il la traversée des forêts hasardeuse, ont-t-elles chassé l’Esprit durant cette période de l’histoire ?

Non l’être primitif a respecté le pacte qu’il avait avec la racine-mère. Les dernières tribus sauvages qui restent aujourd’hui sont en voie de disparition par la contamination du monde évolué, pas par leur précarité existentielle. Ils vivent dans la forêt, savent les arbres à médecine, le pouvoir des pigments mis en peinture sur le corps, la sagesse des pierres, le bon passage des eaux en fonction de leur position dans la carte du ciel, ils parlent toutes les langues fauves dans l’intelligence du sauvage de l’animal. Ils savent la nécessité d’avoir un ordre, de faire l’apprentissage de la force. L’auto-proclamation n’existe pas dans le monde où chaque minute est une confrontation avec les forces établies. Avoir un chef c’est suivre un Rite. On ne vit pas pour devenir puissant. Il n’y a pas de monnaie, que du troc. La connerie reste limitée au pourcentage d’équilibre vie-mort naturel. La vie est transmissible pour la simple raison qu’elle est incomparable et seule à gérer la beauté par la vraie poésie

Les écoles sont pas venues tout vicier avec leur système de notation qui, en devenant la règle seule à utiliser pour tracer un trait, ont mis la compétition pour seul sens de vivre

Eux ce sont des adultes, des vrais pas des fiottes, qui font leur traits à main levée toute leur vie comme l’enfant

La couleur est partout

Dans le moindre mot qu’ils prononcent, dans l’étreinte qu’ils ont sans devoir se couvrir, dans la culture du jouir au sens intrinsèque

Plus que jamais dans ce qui nous menace et pour ce qui me reste à vivre, je m’accommoderai avec ce qui se trouve, mais en discernant comme le sauvage la plante utile de la plante nuisible

Le profit est la calamité du monde.

Niala-Loisobleu – 10 Mars 2022

PONTE


PONTE

De l’idée que le crayon taquine comme un de ces matins sous le saule pleureur on se met à rire en jetant sa ligne, je me lançais embarquer

Arrivé au premier méandre, j’eus à peine le temps d’apercevoir sauter une vache dans le train de passage

Pourtant dans l’ensemble ça freine

Une gardienne de but dans un match de ligue féministe bloque l’attention en se mettant les seins nus.

Bof, dit le Chef-de-Gare, j’ai assez de mes problèmes avec les retards et accidents ferroviaires

Des jonquilles insouciantes haussent les épaules

Les gosses disent à leurs parents de trouver un endroit sans guerre pour le prochain petit-frère

Bien-sûr que le printemps approche même si ça contredit l’esprit chagrin d’un qui croix aux cimetières militaires pour ne pas démordre de sa marotte.

Niala-Loisobleu -7 Mars 2022

FORTIFICATIONS DU SENTIMENT


FORTIFICATIONS DU SENTIMENT

La résurgence des croisades carnassières étale sa scélératesse en une vague à faire peur au premier bruit du coeur

On ne sait plus ce que l’arraisonnement du plus fort pourrait encore avoir en considération, l’épargne a du naître durant la préhistoire vu comme elle rapporte que dalle au bout du compte

Les soucis d’héritage à part une occase électorale n’étant pas le souci majeur émergeant de cette gabegie on voit tout ce qui pourrait relever du sentiment disparaître au point qu’on continue d’éjaculer avec l’utérus sans connecter aux conséquences du bébé. C’est si désespérant mais en voie d’expansion que ça me fait penser que ça explique l’horreur du tatouage. Il fut retenu pour la plus sinistre des mémoires par Adolf, montrant comme il est diabolique

Aussi, bien que fort peu je le sais en verrons le rapport, ai-je décidé de fortifier mon jardin avec les derniers signes en corps en vie

Réputé innocent dans le mauvais sens, je saurais trouver ceux qui n’ont pas d’attaches venimeuses

J’ai commencé par drainer du galet pour rendre le coin non carrossable et placé les premiers bacs anti-chars avec de l’herboristerie à oignon pour la magie et du blanc à bouquets en signe de ralliement.

Niala-Loisobleu – 22 Février 2022

JASMIN, LUPINS ET L’AUTRE ROSE-BLEU D’UNE FENÊTRE SUR LE NOIR


JASMIN, LUPINS ET L’AUTRE ROSE-BLEU D’UNE FENÊTRE SUR LE NOIR

Pauvre cul roide que le froid bâillonne à l’entrée de la sortie

le chat tuile les visiteurs, ce maux de passe, fait rougir la lanterne de l’apporte pute

Clandé de richards

Marthe, toi, parle-moi

tes fleurs sur le grand-pavois du jardin avec ta main dans mes cheveux et ton cerfeuil dans mes tomettes

je monterai le courrier aux locataires tout à l’heure avant que le 51 soit mis en co-propriété

Puis j’irai voir les dames des Tuileries qui font un piedestal aux moineaux , une opérette au Jardin de Verdure en croisant les cuisses pour nourrir les pigeons

Le grand-bassin de parturiente tient à flot les enfants

tant qui reste de l’aube pour la communion

L’âne les promènera dans sa petite-charrette jusqu’à Guignol

C’est transparent dedans de lait qui croque son goûter de rire sous les marronniers chauves du moment qui retiennent les feuilles de leurs marrons-dinde à picots

L’atelier répond aux questions qui ne se posent plus depuis l’indifférence

Ma sur le tapis-volant dans ma tenue préférée d’herbe aromatique, comme tapant du point soulevé au départ de construire affinité

J’allume le brasero pour la châtaigne en prenant la main de la chanson de rue d’un parolier venu de la lune par la marée

La mer est à portée, son sel dans mon sac d’utopie, que le fade ne s’en prenne pas à mes couleurs

Chante que ça gêne les sécheresses utérines.de l’abstinence.

Niala-Loisobleu – 26 Novembre 2021