LE LONG DES FEMMES DE PIERRE


LE LONG DES FEMMES DE PIERRE

Aux bords des chemins on dit que Rome y mène

sur ma carte là où ils coupé les platanes des statues riment sur leur piedestal

Toutes ont le vert des mousses humides, la pierre ou l’airain des brunes, blondes ou rousses

Ce cambré de la gîte quand le loft pour loft tourne la baume

Les chevaux viennent s’y frotter le crin pour les rendre équestres en bête à deux dos

Puis comme au Mont leur marée arrive au galop

J’oublie l’impasse

Le soleil les attouche sans qu’une plainte menace la nature.

Niala-Loisobleu – 2 Octobre 2022

A L’EAU C’EST TOI ?


NIALA

A L’EAU C’EST TOI ?

-Oui c’est ça sers-toi, mais n’en abuse pas

Le vers de l’herbe d’ici comme d’ailleurs semble disparu, la terre sèche produit que des saloperies

le gazon est un mot dit

Seul le froid s’étend par delà l’horizon

J’ ai mis le denier baiser sous-cloche sur le dessus de cheminée et du bois dans l’appentis sorcier…

Niala-Loisobleu – 28 Septembre 2022

ATTIRANCE


NIALA

ATTIRANCE

La vague en déferlante me pousse vers ton île

mettant mon pinceau en recherche des couleurs de tes yeux, de ta pilosité

Beauté latine à l’architecture toutes en colonnes que mes mots-peints mettent attiques au jardin suspendu

Pont pays, voilà bien les thermes qui ressuscitent l’amour de leur lave…

Niala-Loisobleu – 23 Septembre 2022

TOIT EMOI


TOIT EMOI

En attente depuis des mois après les désordres du ciel d’un sinistre été, aujourd’hui la réparation du toit

s’amorce

Je lance mes yeux en avant de mes pieds

Quels désordres nous attendent aux abords de l’automne ? C’est devenu la mode

Je ne veux pas de la mode , la vie comme elle est dans son choix de départ me paraît plus qu’acceptable

L’équilibre est des relations la plus remarquable

Aimer pour moi c’est si simple que je crois comprendre pourquoi c’est toujours compliqué…

Niala-Loisobleu – 20 Septembre 2022

ESPERER


ESPERER

Dans l’élan, sauter l’amer comme on dément ce qui est imposé pour choisir sa plage

c’est lucide

de petites-maisons-blanches en rues noires tu passes à l’air-libre sans t’arrêter aux vitrines de la mode exécrable

Sans cravate une chemise à fleurs se marie bien avec un papillon uni

Mon chevalet galope à les toiles sans impossible

Bien sûr ça refait pas le monde, mais ça modifie la couleur triste que la vie met pour s’habiller.

Niala-Loisobleu – 14 Septembre 2022

ENTRE NOUS ET LE RESTE


ENTRE NOUS ET LE RESTE

Les vendanges autour, des tracteurs passent, j’entends seulement des chevaux et voient des rondeurs joyeuses fouler le raisin du pied

Bien sûr c’est une métaphore, car les machines aujourd’hui ont pris monstrueusement la place des mains enjouées

En cherchant sous les roues les traces de pied sont d’une certaine façon toujours visibles. C’est du travail, certes on est pas très aidés. Parler de pénurie comme une malchance venant des autres, prend toute la place en ce moment . On a peur. Mais de qui et de quoi ?

Putain, ça me pompe l’air de n’entendre dire que ça

Tu as toujours de l’herbe où se coucher entre les cuisses et surplombant la rivière, deux promontoires d’où on peut voir encore plus loin que son né

puis surtout dans la pensée se promènent des chevaux, que des gosses conduisent au pré pour que pendant qu’ils broutent, le mouflet entre dans le bois jouer avec cette fée qu’il a su gardé

Quand il revient le cheval le monte pour aller se baigner en suivant la première vague de la plage

Je te parle pas des mouettes qui les suivent de haut comme si c’était un bateau qui rentre au port chargé des sa pêche, ou encore un laboureur ouvrant le ventre de la terre pour faire se répandre l’odeur de vie. Laisse tomber la rengaine, c’est une valse de lupanar, la chambre de la nature a des draps à fleurs qui tatouent pas la peau, c’est recommandé d’y entrer nu.

Niala-Loisobleu – 13 Septembre 2022

« ECHAPPEE » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 60X60


NIALA

« ECHAPPEE »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 60X60

Au dos du rempart qui se glisse entre toit émoi

pareil ment sur le ventre

une seule fenêtre pour voir la fleur sortir des vases du marécage

serait à elle seule tous les chants où viendrait paître l’Esprit du début sans fin des Choses

Corps de femme fendu aux seins pleurants jusqu’au nombril à l’écoute du poème, le paragraphe peint sur le lin, l’envol musical forant les fleuves

Modèle en pose mouvante des collines de thé dans la paralysie d’un col éboulé que l’arabica rougit du pied de sa volute au faîte de son cas fait

La pâte lourde, chair à fruits, tenant à la toile tissée par l’araignée gardienne

de l’angle vif au point de fuite d’une perspective élaborée à mains nues

Senteurs venues des tiges de cadrans solaires, branches de l’arbre de Chronos attachées aux saisons

Et puis au moment de traverser pour l’autre rive laisser l’Enfant apprendre à nager sans aller aux aquariums…

Niala-Loisobleu.

12 Septembre 2022

EN VERS


NIALA –  » EN VERS – OEUVRE EN COURS…

EN VERS

Matin où mon jardin boutonne, des idées de naissance plein la tête

Deux oliviers grillés font une peine qu’il faudra guérir dans l’absence d’herbe

La clématite a décroché, restent quelques artichauds dans des jarres pour nier l’abandon qui s’étale et là-bas au pays des roses la reine a quitté la ruche, je nage, une côte de Pi dans l’odyssée du tigre en escale

La tête d’une fleur tourne dans mon coeur parmi les feuilles, des maisons qui se cachent vont pas tarder à sortir

Retour de chaleur ?

Ce que je vois n’est caché aux autres que dans leur mauvaise foi. Tout est propice à s’inquiéter, mais autrement qu’en rabouchounant les problèmes sans les traiter

comme dans du Molière, Malade Imaginaire

J’avance comme qui recule refuse, sale bête

J’ai de l’âne dans le genre.

Niala-Loisobleu – 10 Septembre 2022

TREMBLEMENT D’ENTRAIN


TREMBLEMENT D’ENTRAIN

Long panache de fumée que le rail répand, le voyage est en cours, les vaches sont présentes

Dans la petite gare de campagne on refera de l’eau de quoi hâler jusqu’au sel

J’ai bourré ma pipe avant de monter à bord gagner ma place sur la plate-forme pour sortir du tunnel que le quotidien choisit de peur de la lumière

Des enfants collant l’école ont dans la couleur des joues quelque chose qui me rappelle l’esprit des champs

Fin comme le brin qui herbe, gouteux comme la langue qui se tait mais remue

Garde ton morceau de craie à la main pour les initiales du coeur dans les murs, ça fait grimper les plantes et venir l’odeur de la nature….

Niala-Loisobleu – 9 Septembre 2022