ESPERER


ESPERER

Dans l’élan, sauter l’amer comme on dément ce qui est imposé pour choisir sa plage

c’est lucide

de petites-maisons-blanches en rues noires tu passes à l’air-libre sans t’arrêter aux vitrines de la mode exécrable

Sans cravate une chemise à fleurs se marie bien avec un papillon uni

Mon chevalet galope à les toiles sans impossible

Bien sûr ça refait pas le monde, mais ça modifie la couleur triste que la vie met pour s’habiller.

Niala-Loisobleu – 14 Septembre 2022

LA VIE, LA MORT, ETC.. – MICHEL SARDOU


NIALA

La Vie, la mort, etc… – Michel Sardou

Combien de disparus qui n’ont pas disparu
Qui sont allés ailleurs
Combien d’hommes qui s’en vont
Parce qu’un mot à la con
Leur a brisé le cœur
Combien s’en sont allés, où vont les évadés
Chercher un guérisseur
Combien d’hommes qui reviennent
Parce que la femme qu’ils aiment
Est toujours la leur

La vie, la mort,
On entre, on sort, c’est tout
On veille, on dort,
On aime un corps, on y prend goût
On aime encore,
Encore plus fort, encore plus fou
Et puis après la guerre, la paix
C’est tout

Combien j’en ai compté qui se sont égarés
Parce qu’ils étaient perdus
Dans les recoins des villes, j’en ai vu des fragiles
Qui dormaient dans la rue
Et combien qui s’en foutent, qui ont laissé leurs doutes
Sous un carré de fleurs
Combien d’hommes qui reviennent
Parce que la femme qu’ils aiment
Est toujours la leur

La vie, la mort,
On entre, on sort, c’est tout
On veille, on dort,
On aime un corps, on y prend goût
On aime encore,
Encore plus fort, encore plus fou
Et puis après la guerre, la paix
C’est tout

La vie, la mort,
On entre, on sort, c’est tout
On choisit pas,
Ça vient comme ça
On est choisi, c’est tout
On fait ce qu’on doit
Avec ce qu’on a
On est en vie c’est tout

On aime encore,
Encore plus fort, encore plus fou
Et puis après la guerre, la paix
C’est tout
Et puis après, personne ne sait
Où ça conduit
Et on s’en fout

Source : LyricFind

Paroliers : Michel Sardou

Où s’en vont les étoiles ? – Michel Sardou



Où s’en vont les étoiles ?

Michel Sardou

Dans le regard de l’enfance
Qui peut prévoir si l’enfant
Ira dans tel ou tel sens
Choisira la prudence
Ou les chemins brûlants

On vit parmi les mystères
Les points d’interrogation
Est-ce que l’on est sur la Terre
Absurdes et solitaires
Ou peut être en mission
Qu’est-ce que dit la cigale au crépuscule?
Est-ce que les arbres ont mal quand ils brûlent?

Qu’est-ce que le vent cherche à chanter?
Est-ce que derrière le voile
Brille un brin de vérité
Quand le jour s’est levé
Où s’en vont les étoiles?

Qui m’a permis de te trouver?
Comme on découvre le Graal
Qui m’a offert ta clarté
Quand le jour s’est levé
Où s’en vont les étoiles?
Est-ce que les choses pleurent quand on s’éloigne?
Est-ce que la rose a peur quand elle fane?

Dans les échos du silence
De temps en temps, on entend
Le chant des dernières chances
Les jeux perdus d’avance
Qu’on va jouer pourtant
Tout au bout de ce rêve à qui perd gagne
Peut-on gagner l’ultime campagne?

Qu’est-ce que le vent cherche à chanter?
Est-ce que derrière le voile
Brille un brin de vérité
Quand le jour s’est levé
Où s’en vont les étoiles?

À l’heure où il faudra partir
Vers la lumière intégrale
Est-ce que l’on pourra se dire
Mourir n’est pas finir
Juste changer d’étoile
Est-ce qu’un bonheur qui dure est un scandale?
Est-ce que c’est dur de changer d’étoile?

Qu’est-ce que le vent cherche à chanter?
Est-ce que derrière le voile
Brille un brin de vérité
Quand le jour s’est levé
Où s’en vont les étoiles?

À l’heure où il faudra partir
Vers la lumière intégrale
Est-ce que l’on pourra se dire
Mourir n’est pas finir
Juste changer d’étoile

LA BOUTURE


LA BOUTURE

Incendies , inondations, débordements climatiques de la terre qui craque. Le glacier va remonter l’océan pour rayer les paillotes construites parmi les infractions de l’homme

Dans le balancement du hamac de mes souvenirs passe un petit-navire qui avait des jambes, chantait ma mer pour m’endormir et me laisser pénétrer mon rêve

C’était quand ce conte à rebours ?

Tout près d’ici, l’énergie déployée pour détruire la nature à les moyens de faire parler le mal

Egon d’un trait affûté, a joint ton corps au mien pour l’à venir

Cette image que mon idée garde pourrait passer pour un entêtement argentique maintenant qu’avec le numérique, l’artificiel se croît intelligent. Tant pis, je reste au sentiment qu’un gros sein naturel nourrit mieux la vie qu’un greffon synthétique

La peau de soie contre l’autre qui rit dans l’herbe haute de l’estuaire, c’est le France qui traverse en chantant du Havre à l’autre côté de l’Atlantique jusqu’aux aisselles fournies d’un rêve américain

Plus que mettre tout en ordre pour finir de rendre l’Atelier opérationnel dans sa version 2021…on voit déjà la grande bleue remontée en Seine, de mon Paname aux rivages des ÎLES ETAIENT UNE FOI

Avec la nudité plaine de femme en figure de proue.

Niala-Loisobleu – 11 Août 2021

SOLEIL OUTRE MER


SOLEIL OUTRE MER

Entre bruit d’eau et vent debout le rocher sort la tête

pour s’offrir aux embruns plus loin que le nombril

Le repas tire à sa faim

le jeu des oiseaux-marins

Ma Mie

sortons un peu plus loin que le ballet du phare atteint

Ils suivront leur chemin d’un bord à l’autre de leurs rives

Laisse ta robe ici j’emporte pas mon chapeau, là où je tant vole on en aura pas besoin c’est pas malsain de dogme, l’ostensoir de tes seins dégage du brouillard, puis à la baie des anges marri na est absent

C’est Mon Echo et son rocher qui rallient

où l’aqua rit home marche sans palais dans la trace du Grand Fauve.

Niala-Loisobleu – 18 Juillet 2021