El lenguaje de las flores (fragmento de « Da Rosita la soltera » – Enrique Morente/Federico Garcia Lorca


PAULA MODERSHON-BECKER

El lenguaje de las flores (fragmento de « Da Rosita la soltera » – Enrique Morente/Federico Garcia Lorca

Maman emmène-moi aux champs
Madre llévame a los campos

avec la lumière du matin
Con la luz de la mañana

voir les fleurs s’épanouir
A ver abrirse las flores

Quand les branches se balancent
Cuando se mecen las ramas

était ouvert
Abierta estaba

La rose avec la lumière
La rosa con la luz

du matin si rouge
De la mañana tan roja

Du sang tendre que la rosée a éloigné
De sangre tierna que el rocío se alejaba

Et si chaud sur la tige
Y tan caliente sobre el tallo

Que la brise a brûlé
Que la brisa se quemaba

aussi haut qu’il brille
Tan alta como reluce

était ouvert
Abierta estaba

Oh mille fleurs
Ay mil flores

Ils disent mille choses
Dicen mil cosas

Oh pour mille amants
Ay para mil enamoradas

Et la fontaine compte
Y la fuente está contando

Ce que le rossignol se tait
Lo que el ruiseñor se calla

était ouvert
Abierta estaba

La rose avec la lumière
La rosa con la luz

du matin si rouge
De la mañana tan roja

Du sang tendre que la rosée a éloigné
De sangre tierna que el rocío se alejaba

Et si chaud sur la tige
Y tan caliente sobre el tallo

Que la brise a brûlé
Que la brisa se quemaba

aussi haut qu’il brille
Tan alta como reluce

était ouvert
Abierta estaba

Source : Musixmatch

Paroliers : Enrique Morente Cotelo / Federico Garcia Lorca

ECHOS DU CHEVAL 2


NIALA (Etape au 31/08/22)

ECHOS DU CHEVAL 2

Août sera bouclé à minuit. Toujours pas un brin d’herbe dans les pâturages. Le cheval que Pégase n’inspire pas voudrait pourtant sauter du feu. Il en a marre d’être réduit au travail durant les premières heures et contraint de quitter l’atelier avant que midi sonne. Le râtelier enroué de paille sèche cherche la couleur des fleurs sauvages et le bruit ouvrier des abeilles. L’écluse en raclant le fond fait plus office de ramasse-miettes d’un imaginaire jeu d’eau qu’une élévation aux passages supérieurs comme dirait la mer en se faisant mignoter par les novices. Sortir des pierres le frisson de l’agapanthe pour remonter à l’anémone par le petit-pont de Giverny reverdirait mon oeil brûlant dans l’acide impitoyable. Ces fruits de Matisse que la lumière pulpait ont un goût que je cherche sous la jupe de cette canicule plus fade qu’une adoratrice de la froideur intégrale. Pauvre égarée du système le plus élémentaire de l’Art de Vivre.

En fouillant la boîte-à-l’être me sont venus des messages de la course de relais, flambeaux relayant en survie l’idée tombale de camp des dernières vacances. Ah oui savoir que t’existes dans le nombre et non dans le rationnement, déploie quand même autre chose qu’une rentrée des classes bidon, où l’enfant va s’enfoncer plus loin encore dans l’ignorance. Le triste pitre qui nous préside n’a vraiment rien du trèfle même à trois feuilles qui nous manque. Plus sec qu’une absence végétale de base mais s’évaluant à l’Amazonie étalon, sa porte se rabat sur toutes les veinules du vers comme une plante en plastique.

Tu m’as dit ton chemin, j’en ai reconnu les odeurs laissées par les bêtes sauvages de notre famille, comme le bief du moulin des marées. Mon cheval y court se tremper les roubignolles pour ne pas finir dans un bocal sur la planche d’un éco-musée de l’homme, en attente de mère-porteuse.

Niala-Loisobleu – 31 Août 2022