L’HERBE RASE


L’HERBE RASE

Le ciel à pleurer les bergères

inquiète les rivières

d’un débord de l’étiage

Rentre tes moutons pour tricoter une écharpe d’aubépine remuée de soleil

dans l’Arche sauve embarque chercher la fève

Niala-Loisobleu.

7 Janvier 2023

ANATOMIE DU LANGAGE (REPRISE)


ANATOMIE DU LANGAGE

(REPRISE)

Des coups de sève battant
l’enclume des feuilles à remplir

aphone de bon sens

qui
importe quoi qui tienne

au-delà de personne ?

Les résonances ne font pas de rappel
elles gravent à l’aigu
la grande élision dans l’apostrophe

Maraud dis-moi, sous la saignée de l’écorce
coeur au couteau des veines
l’intégrale du verbe primordial

Au dehors du temps
pieds en cap de vents porteurs baignés d’étreintes d’embruns
rigole-affluent
sillon tranché par un soc volcanique
attelé à la ruée des bras d’espérance
défaits de leurs mortes branches
qu’un quotidien ordinaire prothèse au vivant

Qui hors l’amour
pourrait s’entendre sans besoin de dire ?

Niala-Loisobleu – 15 Décembre 2017