DES CAILLOUX DE MA POCHE 9


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DES CAILLOUX

DE

MA POCHE 9

Au bord du trottoir, penché sur l’eau qui coule roulent les dernières billes

Et l’arbre dépasse la ligne de flottaison

Ses dernières feuilles jetées à l’écriture de lin

De son bec

L’oiseau

Soulève le couvercle de la boîte de couleurs

Pêle-mêles d’un sépia de Verneuil à l’outremer d’un sein en archipel

Des visages clignotent autour du phare

La barque est plaine

Presse le tube jusqu’aux reins

C’est blanc comme Titane là où le Zinc décolle

A la main

La vie envoie la balle au Jeu de Paume

Mélange de revers

Attrape c’est un coup droit

Une dernière fatigue a débattu

En corps

Les Matinales

Doublent le ralenti des jambes d’une histoire d’amour qui se demande

La vapeur

De bateau à voiles si ça peut finir par déhaler du rail…

Niala-Loisobleu

17 Octobre 2021

DES CAILLOUX DE MA POCHE 5


DES CAILLOUX

DE

MA POCHE

5

Nous n’avons pas reçu d’informations au sujet d’un choc frontal, au contraire la température des couleurs est restée optimale

Les arbres occupés à semer leurs feuilles l’ont même fait en frissonnant

Je me souviens des marques laissées sur le trottoir, tout autour de la fontaine, elles hennissaient d’une crinière à l’égal de l’aqueux. Ce matin un brouillard résiduel ne devrait pas résister au lâcher d’eau du caniveau

Les Frères Ripolin ont échafaudé la façade de chaque côté des grandes fenêtres où l’oiseau niche. La boule de cristal de la rampe de l’escalier principal en tira d’heureuses conclusions. Si l’oiseau peint l’ambiance que tu dégages de sous ta jupe-courte est longue d’espérance. Il n’y a de soleil qu’à l’orée du poil de pinceau. Aujourd’hui ce n’est plus à prouver, nous en avons la certitude

A présent que le rendez-vous du 3° rappel est pris pour le 21, le masque accepte le partage de prévention. Seule la grippe a manifesté son impatience, je lui ai mis ma belle écharpe ramenée de Crozon autour du cou. Elle a fini par accepter d’attendre le mois de Novembre pour me piquer l’anniversaire

Je voudrais que tu saches que les petits que je fais sont bien ressemblants à que tu m’amènes à grandir dans mon ressenti naturel. Je regarde l’état des lieux du monde actuel avec les retouches qui m’importent d’apporter. Avec application pas dans un cadre électoral

La bataille du raille est d’un grotesque qui hélas n’apportera rien de positif dans l’opposition des genres

Au point que le dernier compagnon en a eu marre et a jeté les gants sans que ça change quoi que ce soit. Au contraire les mômes partent de plus en plus en bouillon de moules…

Embrasse-moi comme je cabote tous tes pores.

Niala-Loisobleu – 14 Octobre 2021

CLEMENCE, J’ENTRE TES JE NOUS


CLEMENCE,

J’ENTRE TES JE NOUS

Au bord d’en vie qui s’écarte de la lanterne des morts, je remonte au début de l’histoire quand nue de cessité elle plongeait sans masque aux grottes de ton genre

Niala-Loisobleu – 13 Octobre 2021

MATIN

Le coq égosillé chancelle comme un pitre.

Par grands coups de clarté, le soleil cogne aux vitres

Et, dans un remuement de feuillage et d’oiseaux,

Poursuit l’aube blottie au lit vert des roseaux.

Un volet qu’on entr’ouvre éveille le village.

Voici qu’un jardin bouge, où la poule saccage

La motte que blesse un furtif éraflement.

La coccinelle court et veut obstinément

Contourner du melon la panse lisse et ronde.

Le ciel crève d’été, toute la vie est blonde.

Des dindons hébétés picorent par erreur

Le rayon, sucre d’or. Une haute chaleur,

Lasse d’avoir plané, rabat son aile chaude

Sur les maisons, le sol. La ruche entière rôde.

Sur le sein plus rosé d’un calice mignon,

Comme une bouche, s’attarde le papillon,

Pendant que le soleil, sabot lourd de lumière,

Vient gravir le perron en écrasant le lierre.

Medjé Vézina

DES CAILLOUX DE MA POCHE 3


DES CAILLOUX

DE

MA POCHE

3

Dans l’herbe hôte où fleurit la marguerite monte ton accord à la corde lisse

Sol vibrant aux ricochets du coeur

A côté du lavoir les commères se râclent la voie

Le cheval est dressé

Il s’échauffe un retour parallèle sur la Chaume

où le tilleul en perdant sommeil ouvre des doigts l’étui de l’automne

Je t’effeuille vivante à l’appel

Niala-Loisobleu

12 Octobre 2021

DES CAILLOUX DE MA POCHE 2


DES CAILLOUX

DE

MA POCHE

2

Sous le fenestron passe le zinc de la lèvre ouverte de la gouttière

pas n’importe quel soleil y coule

d’aucuns diront « quelle veine »

connaissant Marthe mon aïeule en vécu, bien que l’erreur puisse être humaine, je ne pourrai entrer dans cette façon de vivre livrée à la chance

C’est le faire qui bat qui forge, disait-elle

l’oiseau garde d’aile le pied mouillé de cette émotion du champignon de rosée du matin qui lève

Les petites-maisons blanches s’épaulent aux contreforts des rues qui montent à Paname, prêtent à mettre le Guadalquivir en Seine au pas de danse d’un cheval d’Ecole Royale plus effronté que ton chat qui vient s’étirer sous mes yeux quand j’ai la branche qui gonfle

Oui Xeres avec moi, Ma j’ai la main qui démange de te peindre

Tu vois l’effet du Pommeau ce que ça fait surmoi, les vitraux transpercent sans laisser passer l’ombre

Les fils que j’ai eu en Bretagne ne sauront jamais rien de ce que leur père avait d’esprit de suite. On a passé le tropique sans fête de la mère, ce qui n’a eu aucun effet sur le grand pavois. La marine n’épave que les faux-Capitaines

A l’accordéon d’un couloir de l’amor je pose l’étui d’un autre automne

rue de Siam

Gardant l’image d’un monde dépassant la merveille tronquée tant l’amour qu’il ne cesse de m’inspirer développe le contraire de son extinction

Mords au con.. Sade te dit quête euh chose ?

Niala-Loisobleu – 12 Octobre 2021

DES CAILLOUX DE MA POCHE 1


DES CAILLOUX

DE

MA POCHE

1

Du trait de cheval et du tanné de la courroie le harnais soc à taire au triage du grain et de l’ivraie

Soudain l’homme mûr d’une enfance à boutonnière gagne la vue de l’oeil qui grave dans son acide

Eau-Forte sensitive à percer la plaque

Née de l’incision du derme d’un voyage poussé cette fois plus loin

Sur la flèche de chapelles non éparses l’oiseau ne s’est pas posé, il a tendu l’arc pour un décochement vertical

Aux gouttières taiseuses l’ô versant alors son fluide a décapé de l’obscur en veux-tu en voilà

Tas de pois les rochers éperonnent le ciel bas en crachant le fourbe

Les pointes bretonnes banderillent les petits matadors roulant la caisse de leur ignorance sur l’estrade où la lâcheté se donne en scène, brutale et méprisante pour le respect inné

Comme du granit la bruyère trouve à boire à l’âme

La croix du cimetière porte à s’entourer d’une présence humaine

D’où l’envie de sortir mon cul de l’habit des convenances derrière lesquelles cette société inhumaine s’abrite

Là où le banc pour les phoques se passe de ballon rouge la charpente renversée est d’un bleu qui va au levé des retables mis dans la perspective de la puissance des colonnes

Je s’aime autrement

Là c’est une certitude de l’absolu

Niala-Loisobleu – 12 Octobre 2021

QUAND L’EAU DOUCE SE SALE


QUAND L’EAU DOUCE SE SALE

Douloureuse rotule à la recherche du mouvement résolu

les cliquets des vertébrales décoincent dans l’éloignement du quai

sur le lé de côte un vol d’oies sauvages s’est attelé

ça vole gars

le cabestan du bassin ouvre l’écluse des cuisses en estuaire

monte alors du soupirail l’odeur de croissant chaud

que les mains au trottoir chargent dans le tri porteur

nous laisserons les seins de marbre aux carrières pour sentir battre la ligne de vie à la paume

j’amène le soleil pour charger le rayon à cul d’un bord à l’autre des ridelles.

Niala-Loisobleu – 12 Octobre 2021

GRATTE-CHAIR


GRATTE-CHAIR

Il ne contait pas les heures de sa marche au confluent du rein, Wagner s’étant chargé de faire les cuivres pour redonner ce brillant à la femme qui manquait par vestale du genre impossible à comprendre et asseoir au char-à-bancs d’un quotidien où la vie de chien est pleine de nuances

Faut-île faire sa croix sans nager ?

Sans doute le fait qu’il venait de démarcher le 3ème rappel boostait son né pôles, le subconscient malmené d’aujourd’hui manque de contacts, serrer la main des yeux dans les yeux de quelqu’un ça est autre chose qu’un like sur le net

Et joyeux de retrouver ses repères, il sentit la couleur prendre de nouveau chair dans sa vie ordinaire, l’amphithéâtre d’apprentissage de l’autopsie c’est bien si la chair ne prend le nom de viande et que le corps demeure ce qu’il faut en connaître d’humanisme

Les doigts vont à la rencontre des toiles

Seins sans laisse comme oiseaux sans cage

Voici l’arbre debout et l’ô live dénoyauté en direct

Un bleu infini partagé.

Niala-Loisobleu – 11 Octobre 2021

JE T’AI CRI 1



JE T’AI CRI 1

D’eau gardée inséparée de son sel

des mers avec toujours l’île attachée en annexe et bien sûr l’encre indélébile accrochée au fond rocheux

Quand plus à l’ouest je roule, ce sud qui me colle par attachement se mélange au profil de la coque en son port local

et me fait en vie de t’écrire à mon tour. Une mouette de passage glisse son cri au bout d’un tuyau d’orgue sorti de la boîte de couleurs que tes seins étalent au grand large. Quel retable je vois là. Partout une pierre inscrit le bois d’une guitare au moment où passe un chat noir

Ces herbes sauvages que je pousse à l’intérieur des viroles de mes pinceaux

Et voilà le kaléidoscope se la joue derviche

.Grenade sort l’Alhambra de la boite de Pandore, aucune erreur possible, le Generalife n’est pas douteux, la première visite que je lui rendis démarra de Bretagne un jour où je sentis ma conquête en besoin de

s’allumer

Le manège de l’enfant que je suis demeuré garde en rennes un cheval qui ne sera jamais de bois

j’y suis retourné le chercher

Et j’ai vu ton empreinte aux landes et fougères

Nue sans contingence comme seule la vérité qui ne ment pas s’habille au quotidien

Avant de signer je laisse les mots-peints gratter la guitare pour avancer une autre semaine aussi belle que je puisse en tirer la graine.

Niala-Loisobleu – 10 Octobre 2021