DANS LE FROID DES CHALEURS A LA TRAÎNE


DANS LE FROID DES CHALEURS A LA TRAÎNE

L’observation humaine note le changement de réglage de la hausse de l’arme constructive. En baissant son oeil en marchant, l’homme a fini par ne plus voir que le bout de ses pieds et à force d’araser à ne laisser qu’un marécage inhabitable autour de lui

La lumière humaniste disparue c’est le moi soumis à ses divagations les plus erronées qui prend les manivelles

J’en ai rien à secouer de savoir que tu existes, je dois trouver ce qui me donne que jouir à vivre, point barre

La nature a été la première à en subir le choc

Elle marche plus que sur la tête et encore

Les grandes embuscades du Moyen-Âge qui rendaient parait-il la traversée des forêts hasardeuse, ont-t-elles chassé l’Esprit durant cette période de l’histoire ?

Non l’être primitif a respecté le pacte qu’il avait avec la racine-mère. Les dernières tribus sauvages qui restent aujourd’hui sont en voie de disparition par la contamination du monde évolué, pas par leur précarité existentielle. Ils vivent dans la forêt, savent les arbres à médecine, le pouvoir des pigments mis en peinture sur le corps, la sagesse des pierres, le bon passage des eaux en fonction de leur position dans la carte du ciel, ils parlent toutes les langues fauves dans l’intelligence du sauvage de l’animal. Ils savent la nécessité d’avoir un ordre, de faire l’apprentissage de la force. L’auto-proclamation n’existe pas dans le monde où chaque minute est une confrontation avec les forces établies. Avoir un chef c’est suivre un Rite. On ne vit pas pour devenir puissant. Il n’y a pas de monnaie, que du troc. La connerie reste limitée au pourcentage d’équilibre vie-mort naturel. La vie est transmissible pour la simple raison qu’elle est incomparable et seule à gérer la beauté par la vraie poésie

Les écoles sont pas venues tout vicier avec leur système de notation qui, en devenant la règle seule à utiliser pour tracer un trait, ont mis la compétition pour seul sens de vivre

Eux ce sont des adultes, des vrais pas des fiottes, qui font leur traits à main levée toute leur vie comme l’enfant

La couleur est partout

Dans le moindre mot qu’ils prononcent, dans l’étreinte qu’ils ont sans devoir se couvrir, dans la culture du jouir au sens intrinsèque

Plus que jamais dans ce qui nous menace et pour ce qui me reste à vivre, je m’accommoderai avec ce qui se trouve, mais en discernant comme le sauvage la plante utile de la plante nuisible

Le profit est la calamité du monde.

Niala-Loisobleu – 10 Mars 2022

PONTE


PONTE

De l’idée que le crayon taquine comme un de ces matins sous le saule pleureur on se met à rire en jetant sa ligne, je me lançais embarquer

Arrivé au premier méandre, j’eus à peine le temps d’apercevoir sauter une vache dans le train de passage

Pourtant dans l’ensemble ça freine

Une gardienne de but dans un match de ligue féministe bloque l’attention en se mettant les seins nus.

Bof, dit le Chef-de-Gare, j’ai assez de mes problèmes avec les retards et accidents ferroviaires

Des jonquilles insouciantes haussent les épaules

Les gosses disent à leurs parents de trouver un endroit sans guerre pour le prochain petit-frère

Bien-sûr que le printemps approche même si ça contredit l’esprit chagrin d’un qui croix aux cimetières militaires pour ne pas démordre de sa marotte.

Niala-Loisobleu -7 Mars 2022

PLANCHE A LAVER


PLANCHE A LAVER

Les moutons que les yeux peignent un bout de soleil dans les yeux

au bout du chemin un ventail de fenêtre en radioscopie poitrinaire pardessus les murs de l’impasse

appuie le tétin écrasé contre les lunettes qui ne demandent qu’à sortir de l’étui du quotidien

L a marguerite est sortie faire un tour respirer de quoi se laver la blancheur

c’est retrouver l’atmosphère qui ouatera ce que j’préfère

comme par exemple un chemin non essarté qui n’impose pas de sens et contre le rondin qui palisse le bruit des vagues que les oiseaux viennent poser

En lavant les dents du râteau ce qu’on recueille tient les sueurs du jardin comme un fond de culotte d’été.

Niala-Loisobleu – 3 Décembre 2021

QU’IMPORTE LE FLOCON POURVU QU’ON AIT L’IVRESSE…


QU’IMPORTE LE FLOCON POURVU QU’ON AIT L’IVRESSE…

Allumer le feu, elle tintinnabule des deux seins

on laisse le rouge et son mec aux menstrues d’hier, nos ailes c’est deux fois deux mains qui se fêtent sans attendre d’ouvrir l’avent

Le vin chaud au croissant qui trempe ton bassin, ta culotte s’est pris un coup de foudre avec la carpette, j’ai dressé le sapin que tu manivelles à la main

les boules cognent à tes portes, c’est dire comme à cheval le traîneau glisse genre soupirs aux pages du manuel

Sans faire de lettre au Père Noël je trouve sabot de voir l’entrejambe de ta cheminée répondre « ô yes » avant même d’avoir été postée

Laisse le drap rabattu sur tous les tiroirs ouverts de la commode

Dessus la cheminée ta couronne de mariée est sortie du globe avant que le variant coupe le gaz aux voyages de noces !

Niala-Loisobleu – 1er Décembre 2021

« FOR INTERIEUR » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE SOUS/VERRE 80X60


« FOR INTERIEUR »

NIALA

2021

ACRYLIQUE SOUS/VERRE 80X60

L’appui de fenêtre placé au gel se fait propice pour les peaux fanées de la morosité, rentrer le linge et exposer ces maux sans joie

En mon for intérieur j’ai conscience du sens à donner à la foi

Chaleur interne que les micas de la salamandre dévoilent où des cendres le phénix a refusé de se rendre ailleurs qu’au retour de la joie interne

L’automne allume ses ors et ses ocres dans un miracle naturel en lutte contre l’imposture dogmatique

ses fruits sont de quatre-saisons en charrette au caniveau de ce trottoir où l’amour parque quoi qu’il advienne

Cette nuit le rossignol a chanté pour que le merle siffle derrière le coq un autre levé d’anémones.

Niala-Loisobleu – 30 Novembre 2021

ASSOCIATION BIENFAITRICE


ASSOCIATION BIENFAITRICE

Alors que le cheval a disparu du faire en sorte, deux papillons sautent sans relâche en ma tête. Un bleu et un jaune formant un couple. La terre est molle et la feuille à remplir

Quand Boris étalait l’écume, j’étais au bon jour qui, en fin de guerre, relevait l’espoir sans limites.

Oh hisse et ô

Omicron pour variant

c’est pas faute d’avoir dit ce qu’il serait sage d’appliquer. Mais sage est devenu une évolution de l’insanité. Ces mots jetés à la face pour dénoncer (comme on a rasé les femmes qui avaient aimées sans crier gare) Qu’il est con le petit mec que pourtant beaucoup d’entre elles veulent égaler

Le jour où sur l’Atlantique le nazisme a dressé les premiers murs sur l’écume, ma folie – avec les oiseaux qui étaient encore de ce monde – a planté de la trémière. C’est taire et surtout laisser le beau grimper sans rien dire

Plus près des planches de la cabane qui m’a donné raison, quand le coq de bruyère traversait suivi de nombreux lapereaux sans raison d’avoir peur, je me rapproche de la pinède sauvage de mes mots-peints

Chercher ce langage pictural qui poursuit en corps au coeur du désert, Muse à l’oeuvre

C’est mon concept de l’Art

Et je n’ai pas à mettre mes dernières cartouches dans l’automne. Ce vieux fusil se charge de couver les graines sous le vent m’aime contraire. Tant que l’araire au sillon ira, les discours resteront au service de l’intelligence artificielle sans toucher à la lumière du fondement du coeur.

Niala-Loisobleu – 29 Novembre 2021

SAUVE QUI PEINT


SAUVE QUI PEINT

Du dessert des doigts serrés autour de la gorge du passe-heur

l’oiseau devance le phénix pour sauter l’épisode des cendres

La pratique combattue de chasse à la glu

ne tait pas la voix d’accès à la canopée

au contraire d’un attachement au muet d’un amour sans retour

Le puits de carbone d’une Amazonie contre l’entonnoir d’un pari castrateur vaut plus qu’une messe

Louée soit celle du mécréant

à savoir

l’Île peinte, juchée sur l’échasse landaise du parasol, là où l’arbre ne cache pas le faux rai

En tête de ligne un vol de moi sauvage hissant le drapeau vers.

Niala-Loisobleu – 29 Novembre 2021

PIMENT FLORAL


PIMENT FLORAL

Si l’horizon s’abaisse sur l’écran

fouette l’oignon

Aïe, aïe font les reins de la danseuse

en claquant du talon

Olé, olé, j’vais t’faire un dessein

à main-levée

Genre sésame du portail

d’un mouvement de poignée.

Niala-Loisobleu – 25 Novembre 2021

EN ABSENCE DE CADRE


EN ABSENCE DE CADRE

En absence de cadre la toile parle sans maquillage du coeur de ses branches, raie bien tracée sur son horizon

Sortis des tréteaux de scène d’apparition saltimbanque, les jeux d’eau du Roi n’ébrouent rien de leur écran

Sa vigueur souterraine laisse à l’arbre la chance de passer l’hiver à l’abri du monde extérieur et ses façades jusqu’au retour des premières feuilles

« Automne tu fais pousser le printemps »

Les artifices marchands de cette période commerciale laissés à leur racole disent à l’oiseau de ne pas picorer les miettes jetées d’actions publicitaires

Tenir à la trame de lin.

Niala-Loisobleu – 22 Novembre 2021

DESORDRE DELICIEUX


DESORDRE DELICIEUX

Escaliers qui se frottent les uns contre les autres

Orgie du grand huit sous la baraque foraine des phantasmes qu’un jour de pluie ensoleille

Le train traverse le raille poursuivi par le chien, la vierge se plie à laisser le charpentier faire un contrôle anti-termite, l’horrible Jojo arrache les cuisses d’un bateau-mouche, sur la cheminée un cri de louve mis sous cloche rêve de Gévaudan, l’oreille collée à la serrure de la chambre des parents, les deux gosses hurlent à l’abandon du droit de suite généré par l’abstinence, dans la cuisine les casseroles s’inscrivent au quotidien

L’écluse du canal St-Martin en passant par la Bastille pose ses deux mains sur l’affesse de la rue de Lappe en dernière intention

Est-ce que java a les ?

Heureusement la pandémie reste régulière dans le comportement, sinon aves les candidats prétendants au poste suprême en quoi pourrait-on croire

Quand les portières de voiture s’ouvraient à l’envers, suffisaient de marcher le long des rues pour partir en grand voyage.

Niala-Loisobleu – 13 Novembre 2021