PERCER POUR DES PRUNES


PERCER POUR DES PRUNES

A marcher du côté de Denfert, les catacombes ouvrent sur la pierre tirée pour construire des maisons

Je ne pense pas à Hamlet, ma réponse à sa question, j’en peins un bout de plus chaque matin

T’entends-tu le métro sortir de son tunnel ?

Oui je lis du bon du bonnet et descends à Blanche sans me défenestrer comme d’autres

Pour des prunes sans ôter le noyau

le transit repousse ainsi le verger dans son entité, peuplé d’une abeille à ruche

Pathétique…

Niala-Loisobleu – 19 Septembre 2022

SENSATION


SENSATION

Un peu d’air par la fenêtre

j’écarte les deux pans de ta robe ouverte

tu surgis de la terre entre mes mains ouvertes

Tout n’est pas devenu irrémédiablement sec au bout du couloir.

Niala-Loisobleu – 18 Août 2022

DU BON POIDS


DU BON POIDS

La vie a toujours eue besoin d’équilibre pour tenir droit le fléau de son histoire, les pestes et choléras aux basques, conquêtes , guerre de 100 ans, siège sans faire d’enfant, dictatures royales-révolution-empire, font partie de son constant..

L’oiseau a toujours gardé son assiette dans la chevauchée non sans y laisser quelques plumes

Quand la mer est transparente je vois où trouver l’éponge pour la débarbouiller du noir et je plonge en apnée

Car tant qu’il y aura des hommes tout s’aggravera, ce qui pourrait expliquer ma préférence bien que la perfection soit une hérésie développée par les dieux

J’aime le lourd c’est du généreux sur le vide.

Niala-Loisobleu – 22 Juillet 2022

FORMES DE L’ANAGRAMME


PAR MICHELLE GRANGAUD

ODILON REDON

FORMES DE L’ANAGRAMME PAR MICHELLE GRANGAUD

Isidore
Ducasse comte de
Lautréamont

méduse l’auditoire mets sac à côté nord et mise du crocodile dans ta mare ouest démode du croissant au court à demi est toast à taire consomme le
décideur sud sors ta mince camelote du désert oui-da monte maturité à la corde cuisse de dos

conduis le sommet au
Tati à créer de dos accoutume-toise : méditer salades nord détourne-toi du commerce assis là et da contracte l’idiome dur de masse à ouest comme sa décision
dérate ta rotule sud adulte du sans mémoire accorde-toi est

situe dam le contour de ma croisade est conte le traumatisme coi du rasé de dos modèle de saut ton moi si caractère sud miette accumule des oasis radote nord admets le concert du
soir à mardi ouest immole ton étude s’écrit courses à dada

commente la cause sois de tout
Derrida souris au médicament coloré daté d’est décide des mots à courir l’amante ouest acclame ton truisme au soir d’été de dos

couds la tête assidue mérite coma nord incise ta dermatose morale de coût sud

et commande l’écriteau d’os à sortie sud considère la tasse comme toiture du da cuis le camaïeu de mots et torsade nord accommode l’autorité de sardine
US est commets la couture de raisin à et de dos décommande aussi le tricot rade ouest

cascade la moto de dire terminus ouest déçois le las à trou de commentaire sud acclimate ton trousseau de rime de dos soude la contumace d’iris motte réséda cuisine de
coteau mords le matador est détruis cocotte malade au messie nord

décroise la sciée du tam-tam nord-ouest amortis le roc est ce demain d’ouate sud tic tiré da essore la communauté de dos

Raymond
Queneau ou l’oignon de
Moebius

On rime do, soigne ma nuque, double noyau,
Une ouïe d’embryon la souda, gnomonique
Non né d’audible mosaïque, gourou moyen
Ou mi-badge au
Numide, noyons l’Orénoque.
Une monogéoludique m’a boudiné rayons
Du globe maya un soir monodoué quenine !

Or, nid mou ou mou, bégayons de la quenine.
Sème, ma gonodoque, un rien d’oubli.
Noyau,
Un duodégnome oblique au moi en rayons,
Idem ondoyons rue l’aube au gnomonique —
Un nu, oui-da : on gomme sa
Libye d’Orénoque
Ou la nonne d’amour es bigoudique moyen.

Qu’on nous doue la big âme noire du moyen.
Boy du gonodrome au sein mou, laque
Nine.
Nue. sa momie au nylon du
Gobi d’Orénoque !
On masque le bourdon — neige-moi du noyau,
Où à une myriade, son double gnomonique
M’ennuie, d’où, on boude ma logique.
Rayons

Au menu — nœud monodique oblige — ‘rayons’
Où souque la bigamie non ronde — du moyen
Nie le doudou; embrayons au gnomonique;
Un boa du
Sodome y go, more, à l’unique
Nine,
Ninon, ma gourde moqueuse, bolide noyau
Bigle au duo mou, mayonnaise d’Orénoque.

Ysabeau mouline du moignon d’Orénoque,
Ondée du on, genou maboulimique, rayons,
Mon aine ombreuse qui gondole du noyau,
Ma sourdine, ou bouée d’Algonquin moyen,
Monogyne amadou d’où s’éblouir quenine,
Rude madone, un soi, le boyau gnomonique.

Soudure, aboulie d’anonyme gnomonique,
Digue, bain mou, s’y adonne mou, l’Orénoque.
Origène, son bayou doum-doum la quenine.
Midi, eunuque abondé, monologue rayons.
Moule, on burine sa gonade — quoi du moyen ?
Rôde, ô muqueuse mignonne d’aboli noyau

De l’amour en noyau boisé du gnomonique,
Bague au
Nil, dominos du
Moyen-Orénoque,
Monde ou rayons du moi, bouge la quenine.

Michelle Grangaud

DANS LE FROID DES CHALEURS A LA TRAÎNE


DANS LE FROID DES CHALEURS A LA TRAÎNE

L’observation humaine note le changement de réglage de la hausse de l’arme constructive. En baissant son oeil en marchant, l’homme a fini par ne plus voir que le bout de ses pieds et à force d’araser à ne laisser qu’un marécage inhabitable autour de lui

La lumière humaniste disparue c’est le moi soumis à ses divagations les plus erronées qui prend les manivelles

J’en ai rien à secouer de savoir que tu existes, je dois trouver ce qui me donne que jouir à vivre, point barre

La nature a été la première à en subir le choc

Elle marche plus que sur la tête et encore

Les grandes embuscades du Moyen-Âge qui rendaient parait-il la traversée des forêts hasardeuse, ont-t-elles chassé l’Esprit durant cette période de l’histoire ?

Non l’être primitif a respecté le pacte qu’il avait avec la racine-mère. Les dernières tribus sauvages qui restent aujourd’hui sont en voie de disparition par la contamination du monde évolué, pas par leur précarité existentielle. Ils vivent dans la forêt, savent les arbres à médecine, le pouvoir des pigments mis en peinture sur le corps, la sagesse des pierres, le bon passage des eaux en fonction de leur position dans la carte du ciel, ils parlent toutes les langues fauves dans l’intelligence du sauvage de l’animal. Ils savent la nécessité d’avoir un ordre, de faire l’apprentissage de la force. L’auto-proclamation n’existe pas dans le monde où chaque minute est une confrontation avec les forces établies. Avoir un chef c’est suivre un Rite. On ne vit pas pour devenir puissant. Il n’y a pas de monnaie, que du troc. La connerie reste limitée au pourcentage d’équilibre vie-mort naturel. La vie est transmissible pour la simple raison qu’elle est incomparable et seule à gérer la beauté par la vraie poésie

Les écoles sont pas venues tout vicier avec leur système de notation qui, en devenant la règle seule à utiliser pour tracer un trait, ont mis la compétition pour seul sens de vivre

Eux ce sont des adultes, des vrais pas des fiottes, qui font leur traits à main levée toute leur vie comme l’enfant

La couleur est partout

Dans le moindre mot qu’ils prononcent, dans l’étreinte qu’ils ont sans devoir se couvrir, dans la culture du jouir au sens intrinsèque

Plus que jamais dans ce qui nous menace et pour ce qui me reste à vivre, je m’accommoderai avec ce qui se trouve, mais en discernant comme le sauvage la plante utile de la plante nuisible

Le profit est la calamité du monde.

Niala-Loisobleu – 10 Mars 2022

PONTE


PONTE

De l’idée que le crayon taquine comme un de ces matins sous le saule pleureur on se met à rire en jetant sa ligne, je me lançais embarquer

Arrivé au premier méandre, j’eus à peine le temps d’apercevoir sauter une vache dans le train de passage

Pourtant dans l’ensemble ça freine

Une gardienne de but dans un match de ligue féministe bloque l’attention en se mettant les seins nus.

Bof, dit le Chef-de-Gare, j’ai assez de mes problèmes avec les retards et accidents ferroviaires

Des jonquilles insouciantes haussent les épaules

Les gosses disent à leurs parents de trouver un endroit sans guerre pour le prochain petit-frère

Bien-sûr que le printemps approche même si ça contredit l’esprit chagrin d’un qui croix aux cimetières militaires pour ne pas démordre de sa marotte.

Niala-Loisobleu -7 Mars 2022

PLANCHE A LAVER


PLANCHE A LAVER

Les moutons que les yeux peignent un bout de soleil dans les yeux

au bout du chemin un ventail de fenêtre en radioscopie poitrinaire pardessus les murs de l’impasse

appuie le tétin écrasé contre les lunettes qui ne demandent qu’à sortir de l’étui du quotidien

L a marguerite est sortie faire un tour respirer de quoi se laver la blancheur

c’est retrouver l’atmosphère qui ouatera ce que j’préfère

comme par exemple un chemin non essarté qui n’impose pas de sens et contre le rondin qui palisse le bruit des vagues que les oiseaux viennent poser

En lavant les dents du râteau ce qu’on recueille tient les sueurs du jardin comme un fond de culotte d’été.

Niala-Loisobleu – 3 Décembre 2021

QU’IMPORTE LE FLOCON POURVU QU’ON AIT L’IVRESSE…


QU’IMPORTE LE FLOCON POURVU QU’ON AIT L’IVRESSE…

Allumer le feu, elle tintinnabule des deux seins

on laisse le rouge et son mec aux menstrues d’hier, nos ailes c’est deux fois deux mains qui se fêtent sans attendre d’ouvrir l’avent

Le vin chaud au croissant qui trempe ton bassin, ta culotte s’est pris un coup de foudre avec la carpette, j’ai dressé le sapin que tu manivelles à la main

les boules cognent à tes portes, c’est dire comme à cheval le traîneau glisse genre soupirs aux pages du manuel

Sans faire de lettre au Père Noël je trouve sabot de voir l’entrejambe de ta cheminée répondre « ô yes » avant même d’avoir été postée

Laisse le drap rabattu sur tous les tiroirs ouverts de la commode

Dessus la cheminée ta couronne de mariée est sortie du globe avant que le variant coupe le gaz aux voyages de noces !

Niala-Loisobleu – 1er Décembre 2021

« FOR INTERIEUR » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE SOUS/VERRE 80X60


« FOR INTERIEUR »

NIALA

2021

ACRYLIQUE SOUS/VERRE 80X60

L’appui de fenêtre placé au gel se fait propice pour les peaux fanées de la morosité, rentrer le linge et exposer ces maux sans joie

En mon for intérieur j’ai conscience du sens à donner à la foi

Chaleur interne que les micas de la salamandre dévoilent où des cendres le phénix a refusé de se rendre ailleurs qu’au retour de la joie interne

L’automne allume ses ors et ses ocres dans un miracle naturel en lutte contre l’imposture dogmatique

ses fruits sont de quatre-saisons en charrette au caniveau de ce trottoir où l’amour parque quoi qu’il advienne

Cette nuit le rossignol a chanté pour que le merle siffle derrière le coq un autre levé d’anémones.

Niala-Loisobleu – 30 Novembre 2021

ASSOCIATION BIENFAITRICE


ASSOCIATION BIENFAITRICE

Alors que le cheval a disparu du faire en sorte, deux papillons sautent sans relâche en ma tête. Un bleu et un jaune formant un couple. La terre est molle et la feuille à remplir

Quand Boris étalait l’écume, j’étais au bon jour qui, en fin de guerre, relevait l’espoir sans limites.

Oh hisse et ô

Omicron pour variant

c’est pas faute d’avoir dit ce qu’il serait sage d’appliquer. Mais sage est devenu une évolution de l’insanité. Ces mots jetés à la face pour dénoncer (comme on a rasé les femmes qui avaient aimées sans crier gare) Qu’il est con le petit mec que pourtant beaucoup d’entre elles veulent égaler

Le jour où sur l’Atlantique le nazisme a dressé les premiers murs sur l’écume, ma folie – avec les oiseaux qui étaient encore de ce monde – a planté de la trémière. C’est taire et surtout laisser le beau grimper sans rien dire

Plus près des planches de la cabane qui m’a donné raison, quand le coq de bruyère traversait suivi de nombreux lapereaux sans raison d’avoir peur, je me rapproche de la pinède sauvage de mes mots-peints

Chercher ce langage pictural qui poursuit en corps au coeur du désert, Muse à l’oeuvre

C’est mon concept de l’Art

Et je n’ai pas à mettre mes dernières cartouches dans l’automne. Ce vieux fusil se charge de couver les graines sous le vent m’aime contraire. Tant que l’araire au sillon ira, les discours resteront au service de l’intelligence artificielle sans toucher à la lumière du fondement du coeur.

Niala-Loisobleu – 29 Novembre 2021