Du haut du rocher


Du haut du rocher

La mer comme une marche à franchir sourit bleu

Pat dessus le pont y’a toujours la lumière dans les yeux qui assure devant de derrière

Entre les caprices du temps les mains tiennent l’équilibre du ballant…

Niala-Loisobleu – 25 Mai 2022

COLLINE – JACQUES BERTIN


COLLINE – JACQUES BERTIN

 Colline

C’était juste pendant les très grandes chaleurs,
Cette année là, nous cherchions à nouveau un logement,
En attendant nous étions chez une amie qui était belle
Mais nous ne faisions pas l’amour et sans doute c’était à cause du temps

Ou c’était que nous n’étions pas chez nous et tu t’étonnais de cela

Et je savais que l’homme est une mécanique plus fragile
Que les appareils compliqués qu’on voit dans les musées silencieux
Et qui oscillent sans un bruit et sont mystérieusement utiles
Tu venais juste de reprendre le travail et tu avais du mal,
Nous étions de passage et Colline qui était belle
Parfois nous la surprenions nue et nous la regardions
Avec amour dans son sommeil
Et tout trois nous nous aimions bien

Nous ne faisions pas l’amour, et par timidité peut être
Parceque cela aurait remis en route quelque part une de ces machines éteintes
Pourtant nous nous aimions, les choses sont si simples
Que ces machines qu’on dérègle pour un rien sont sans complications

Je ne sais, oh, je ne sais, pourquoi j’écris tout cela
Pour tendre un filet à travers ma vie qui m’entraîne
Il faisait dans l’appartement une chaleur
On ne respirait plus
Nous étions dans une parenthèse élevée d’un immeuble de notre vie
Un jour, je me dis que peut être nous aurons enfin une maison Sur la pointe de l’ile entre les deux bras et les années qui passent
Je les verrai venir et se mêler à mon passé
Comme dans les tourbillons de la Loire,
L’eau et ensuite, l’eau paresseusement va mourir dans les sables
Crois tu qu’un jour nous aurons réellement une maison
Avec une bonne amie à nous et nous saurons avoir la force
De nous aimer, nous l’aimerons sans peur souviens t’en
Ce sera bien plus beau et bien plus pur qu’un couple même comme nous deux

Ce sera comme une prairie dans la partie ombragée de l’été vers le soir
Tu n’auras pas peur de l’orage et ni surtout de toi même,
Dans l’herbe, on aura disposé ces machines inutiles des musées,
Avec des balanciers, des contrepoids, des rouages de cuivre, des roulements…
Et il flottera une de ses chansons mélodiques que chantait nos parents,
Pour qui crois tu que nous serons capable de cette fête, souviens t’en …

Jacques Bertin

EN MONTEE DU VALLON


EN MONTEE DU VALLON

Le virage débusque à partir du pied le derrière du genou en étape avant l’enchantement

comme la pente à se laisser glisser conduit au 7ème ciel

Enfoui dans ta fleur tutélaire mon subconscient allait trottinant, le voilà qui ouvre l’oeil

avec un mot pour chaque pierre sortant de l’herbe son air d’autan

cet ocre queue-de-vache venu de la mère en témoignage d’appellation

La tourterelle en écart des lèvres s’envole du trou de la haie qui me fait penser au claquement jubilatoire du travail bien fait

ce qui me rappelle la note que j’avais mis sur Julie fut un tant

Soudain tout ce qui demeure inchangé se met à éclore du vide à rendre le chien fou.. Il renifle les toiles jusqu’à la trame du bleu, appâté par la cerise des tomates

Des vélos me sortant des jambes me grimpent le pinceau en danseuse. J’ai le rire innocent d’enfant dans la palette.

Niala-Loisobleu – 24 Mai 2022

A cheval sur la musique


A cheval sur la musique

Les branches des archets se sont mises au pas avec le mouvement des arbres bordant le canal par où le transport pictural navigue

Tu oscilles du côté où je penche

Trempé dans tes mots poétiques qui achalandent le trottoir où s’est piqué mon chevalet je me laisse gagner par l’orchestre

Et le chien à qui j’ai confié ma toilette me débarbouille de toute absence de tendresse

Les yeux ont au fond de la culotte cette forme d’extase propre au voyage et à la sérénité des seins qu’on a pas enfermés

Les oiseaux retrouvent leur chant d’action….

Niala-Loisobleu 24 Mai 2022

ENTRE LA CONSCIENCE ET LE DARD


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ENTRE LA CONSCIENCE ET LE DARD

L’abeille contrôle l’emplacement des fleurs avant de choisir la chaise où s’asseoir où l’apporte mène au bout du couloir

Quelques vieux brocs, cuvettes et bouts de gouttière réunis de ci de là pourraient bien ramener l’eau qui fait défaut

Sur l’étable une peau de vache ne désemplit pas l’épiderme du blé

Il y a dans ce jeu de mots aucun métastase embusqué, j’ai vérifié avant que tu n’entres tes seins en cage

plus gais que des moinillons sans se tourmenter pour l’âge j’ai gobé les paroles de leur matinale

Puis en entendant arriver les moissonneuses du miel j’ai ratissé l’herbe de tous les débris d’orages.

Niala-Loisobleu – 24 Mai 2022

ALLELUIA – BERTRAND BELIN


ALLELUIA – BERTRAND BELIN

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ALLELUIA PAR BERTRAND BELIN

La messe n’est pas dite
Le sort n’est pas jeté
Prière de prévoir
La paix de mes nerfs
Prière
Parole de primate
Parole de blatte
Prière de prévoir
La paix de mes nerfs
Prière
À hauteur d’atomes
À hauteur de fantôme
À longueur d’angélus
À longueur de phallus
Je la cherche par terre
Je la cherche au fond des rivières

Comme on chercherait de l’or
La paix de mes morts

Alléluia
Be Bop A Lula

À longueur de mythes
À hauteur de termite
De parabole en parabole
De rite en rite
De rumeur en rumeur

Je la cherche au ciel
Je la cherche au fond des rivières
Comme on chercherait de l’or
La paix de mes morts

Alléluia

Be Bop A Lula

Prends-là des deux faces


NIALA

Prends-là des deux-faces

Et jette le mauvais côté des fausses strates aux sphères

le bidet sans jet central

la plume fessière

et son chat peau retendu pourri de douairière sans rides

ils ont noyés l’île

m’en fous

ta bouche c’est mon tuba boum-boum

Reste en corps assez d’ô dans la lanterne de mon phare pour mordre les dents de l’amer

Sur ta réalité je te monte à cru sur le do

pour labourer tout ça

et chante Alléluia

la messe est loin d’être dite !!!

Niala-Loisobleu – 23 Mai 2022

PRIMITIVISME


LES DEMOISELLES PICASSO ET LE PRIMITIVISME

PRIMITIVISME

Aux parois pariétales de ta caverne combien d’échos se renouvellent en mes doigts quand je les écoutent vibrer et les suis mufle collé à leur piste

il y a là, tout au point de départ ce qui manquera toujours au naïf

De la fourrure autour des lèvres de la gueule animale à la sécrétion fluviale où le corail vit pour nourrir les battements de l’anémone

Création du Monde, gigantesque humilité

Attaché du nombril resté je monte à l’élastique sans jamais en descencendre comme les abrutis du vide qui croient impressionner sans une goutte d’ancre

Et dans l’ELLE la nourrice des seins traverse sans obliger à faire le plein

La bouche ouverte aujourd’hui boire à même le ciel quelle régalade !!!

Niala-Loisobleu – 23 Mai 2022