ENQUÊTE D’HAUTEUR


Prolongement de Vincent

ENQUÊTE D’HAUTEUR

Crissement de chaleur que l’absence d’ô investit à l’approche des fanes dans une parodie de lumière où l’apparat ambulant ouvre sa ménagerie en l’absence de M. Loyal

Cette raideur de l’iris manque du balancement de vague végétale dû à la portée de l’émotion que la grandeur de Vincent aura tenu au malheur de l’indifférence durant son vivant

Voici les corbeaux qui migrent en terres à blé

Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a plus de cruauté dans l’amour dont on parle que dans celui que l’on fait. L’échelle de valeur de la lumière est plus à pile qu’à énergie solaire comme le montre la ligne de gros-nuages en arrière-garde. Cette fleur finira hors de la toile de lin pour abuser la réalité des autres

Au pied de la couleur fauchée Chiron surgit, en nautonier pour l’autre rive.

Niala-Loisobleu – 7 Mai 2022

Et les tocs, au grand bain…


Et les tocs, au grand bain..

« Allumez le feu  » chantait la Voix de son Maître en duo avec son chien, le temps de quelques bassins décidée à plus se raser, il appareille

Manche à air orientée façon drakkar, les rhunes de la ville sorties du boulevard du crime, la porteuse de pains et les deux orphelines prirent l’amer

Ah calanques mezzo soprano votre tessiture centrale axent dans le cap

La réunion d’une diversité d’algues enrichit la soupe de quelques fleurs penchées dans les fougères, roux au gré des blonds-vénitiens, Place St-Marc le biset roucoule en escadrille , que ça se gondole au plaisir des dames sans faire chier Dreyfus pour plainte de grincement de violes

L’amour courtois émoi

chantonne Guenièvre à travers le moucharabieh qui la sépare du front de mer

Taire ! Taire ! Taire !

Lacoste en vue tire son petit-crocodile par l’aqueux, nous ne décrirons pas de misère au thérapeute, rien que du bonheur sur canapé.

Niala-Loisobleu – 5 Février 2022

L’ACCORD DES ON ET LE REFUS DE SE RENDRE


L’ACCORD DES ON ET LE REFUS DE SE RENDRE

Marchant d’un feu follet dans le vieux cimetière, la peur que je ressentis de mourir me vint en croisant ces monuments funéraires d’une prétention aussi laide qu’indécente

Imagine la pauvre luciole qui arrive à poil devant un tel étalage d’orgueil

Mais comprendras-tu que cette gêne ne provienne pas d’une absence de costume ?

J’allais plus loin aussi vite que je pus, la navette entre moi et ma façon d’être n’était pas revenue de faire pisser le chien

Nous nous assîmes sur un pierre renversée que l’herbe fleurissait de son bon comme du mauvais et la pensée philosophique me tira les cartes pour me faire la bonne aventure

A quoi bon vivre à espérer s’il n’y a rien à attendre, me dis-je ?

Le chien me serpilla le regard d’un coup d’employé de surface scrupuleux de son ouvrage

Pourquoi attendre de quelqu’un qui attend de recevoir au lieu de donner sans préméditer?

Le plus gros du quiproquo vient de cette erreur d’observation

J’en suis l’impardonnable fautif depuis le commencement pour n’y avoir jamais rien changé

Seulement le refus de se rendre est autrement plus louable dans ce foutoir où tous les trafics se foutent des règles pour satisfaire l’égo en premier

Si le soleil est à vendre, j’en arrive à penser que dans l’ombre se trouve une forme pure de lumière…

Niala-Loisobleu – 28 Novembre 2021

ARRIÈRE-SAISON


ARRIÈRE-SAISON

Le bonheur ça file comme l’oiseau bleu
Ce n’est pas facile d’avoir ce qu’on veut

Faut bien qu’on se marre sans espoir de rien larguons les amarres sur l’été

Paul Neuhys

LA FORME ET LE MÊME – ALAIN MINOD


LA FORME ET LE MÊME – ALAIN MINOD

Le 27-06-2014
Repris le 19-11-2020

LA FORME ET LE MÊME

Rien n’est vraiment le même sauf ce que l’on sème
Écrire est à l’art ce qu’aimer est au hasard
L’on retrouve le même aux accents d’un « je t’aime »
Et le poème a part au désir qui démarre

Contre trop de fumée on tend à fulminer
Face aux rideaux l’on peste – qu’est-ce qu’il en reste ?
Oui ! Le poids des années qui nous ont malmenés
On le prend – on le teste – on ne change sa veste !!

Il se rend en la forme quand on le transforme
Et la beauté des choses rencontre la rose
On découvre printemps par tous les mauvais temps

Tumulte de l’informe … Tu nous désinformes
Il est temps que s’impose Liberté – qu’on ose
Animer tant et tant avec le bel instant

Alain Minod

A Bad Dream – ‘Sir’Oliver Mally Blues Distillery


A Bad Dream – ‘Sir’Oliver Mally Blues Distillery

Pourquoi dois-je voler
Why do I have to fly

Dans chaque ville, sur toute la ligne?
Over every town, up and down the line?

Et je mourrai dans les nuages ​​au-dessus
And I’ll die in the clouds above

Et toi que je défends, je n’aime pas
And you that I defend, I do not loveJe me réveille, c’est un mauvais rêve
I wake up, it’s a bad dream

Personne de mon côté, je me battais
No one on my side, I was fighting

Mais je me sens juste trop fatigué pour me battre
But I just feel too tired to be fighting

Je suppose que je ne suis pas du genre à se battre
Guess I’m not the fighting kindOù vais-je rencontrer mon destin?
Where will I meet my fate?

Bébé, je suis un homme et je suis né pour détester
Baby, I’m a man and I was born to hate

Et quand vais-je rencontrer ma fin?
And when will I meet my end?

Dans un meilleur temps tu pourrais être mon ami
In a better time you could be my friendJe me réveille, c’est un mauvais rêve
I wake up, it’s a bad dream

Personne de mon côté, je me battais
No one on my side, I was fighting

Mais je me sens juste trop fatigué pour me battre
But I just feel too tired to be fighting

Je suppose que je ne suis pas du genre à se battre
Guess I’m not the fighting kind

Ça ne me dérangerait pas si tu étais à mes côtés
Wouldn’t mind it if you were by my side

Mais tu es parti depuis longtemps, ouais, tu es parti depuis longtemps maintenant, ouais
But you’re long gone, yeah, you’re long gone now, yeahOù allons-nous?
Where do we go?

Je ne sais même pas
I don’t even know

Mon vieux visage étrange
My strange old face

Et je pense à ces jours
And I’m thinking about those days

Et je pense à ces jours
And I’m thinking about those daysJe me réveille, c’est un mauvais rêve
I wake up, it’s a bad dream

Personne de mon côté, je me battais
No one on my side, I was fighting

Mais je me sens juste trop fatigué pour me battre
But I just feel too tired to be fighting

Je suppose que je ne suis pas du genre à se battre
Guess I’m not the fighting kind

Ça ne me dérangerait pas si tu étais à mes côtés
Wouldn’t mind it if you were by my side

Mais tu es parti depuis longtemps, ouais, tu es parti depuis longtemps maintenant, ouais
But you’re long gone, yeah, you’re long gone now, yeah