Over the Hills and Far Away – Patty Gurdy


Over the Hills and Far Away – Patty Gurdy

Hé madame, tu as l’amour dont j’ai besoin
Hey lady, you got the love I need

Peut-être plus que suffisant
Maybe more than enough

Oh chérie, chérie, chérie
Oh darling, darling, darling

Marche un peu avec moi
Walk a while with me

Ohh, tu as tellement, tellement, tellement
Ohh, you’ve got so much, so much, so muchBeaucoup ai-je aimé, et plusieurs fois été mordu
Many have I loved, and many times been bitten

Plusieurs fois j’ai regardé le long de la route ouverte
Many times I’ve gazed along the open roadPlusieurs fois j’ai menti, et plusieurs fois j’ai écouté
Many times I’ve lied, and many times I’ve listened

Plusieurs fois je me suis demandé combien il y avait à savoir
Many times I’ve wondered how much there is to knowBeaucoup de rêves deviennent réalité, et certains ont des lueurs d’espoir
Many dreams come true, and some have silver linings

Je vis pour mon rêve, et une poche pleine d’or
I live for my dream, and a pocket full of goldMellow est l’homme qui sait ce qu’il a manqué
Mellow is the man who knows what he’s been missing

Beaucoup, beaucoup d’hommes ne peuvent pas voir la route ouverte
Many, many men can’t see the open roadBeaucoup est un mot qui ne laisse que deviner
Many is a word that only leaves you guessing

Deviner une chose que tu devrais vraiment savoir, oh, oh, oh, oh
Guessing ’bout a thing you really ought to know, oh, oh, oh, oh

Je devrais vraiment savoir (oh, oh, oh)
Really ought to know (oh, oh, oh)

je devrais vraiment savoir
I really ought to know

Oh
Oh

Tu sais que je devrais, tu sais que je devrais, tu sais que je devrais, tu sais que je devrais
You know I should, you know I should, you know I should, you know I should

TAIRE D’OMBRES


Photo Niala « TOURS DE BREIZH »

TAIRE D’OMBRES

Les ocres scindés de la main pariétale s’en trouvent remis aux vents

mon ombre est invitée à rejoindre le paradis perdu où des hommes dressaient la pierre sans déité, mais avec une foi sacrée

La horde sauvage des chevaux

les percussions des bisons referment la caverne où la main sanguine exsangue

En surface

on va et on vient en bande décimée d’oiseaux-migrateurs en quête de soleil.

Niala-Loisobleu – 31 Octobre 2021

SUR LE TYMPAN D’UNE EGLISE ROMANE – RENE CHAR


René Char

SUR LE TYMPAN D’UNE EGLISE ROMANE RENE CHAR

Maison pour recevoir l’abandonné de
Dieu,
Dos étréci et bleu de pierres.

Ah! désespoir avide d’ombre.

Indéfiniment poursuivi

Dans son amour et son squelette.

Vérité aux secrètes larmes,
La plus offrante des tanières!

René Char

DU LOIN JE TE RAPPROCHE


Photo Niala « TOURS DE BREIZH »

DU LOIN JE TE RAPPROCHE

Sur l’ardoise où j’ai cris

la bruyère se déplace à l’anémone à gorge déployée

la fougère s’est penchée sur ta nudité

la mer est venue au-devant

Niala-Loisobleu – 31 Octobre 2021

A LA POINTE NUE DE L’AVERSE


A LA POINTE NUE DE L’AVERSE

À la pointe nue de l’averse il y a mon amour
Elle est plus belle que l’averse et que l’eau sur la terre
Vient le vent nu sur son cheval et il la trouve belle

Le vent lui jette son filet, il se baisse et lui parle
Le vent l’emmène dans sa nuit, il la veut pour sa femme
De toute la blancheur des nuits, mon amour est plus blanche

Le vent la met dans le matin entre le gris et l’herbe
Au devant du matin debout, mon amour est plus belle
Plus belle d’herbe et d’eau souillée, la nuit dans son regard

Le vent s’en va. Pour mon amour les soleils vont se battre

Jacques Bertin

Et je peins comme pour écrire

ce que je veux mettre à la butée des toiles

Mendiant de lin

Le jour bleu au feu d’ocre chargé

Plus belle que les petits-soleils mort-nés

Ce sacré sacré désenfermé de l’enclos des condamnés à l’ignoré

l’oeil de vers lacé dans la semelle de l’utopie rafraîchie d’anémone

« Le vent s’en va. Pour mon amour les soleils vont se battre »

Niala-Loisobleu – 31 Octobre 2021

A MON PERE QUI EST AUX CIEUX…


« A MON PERE QUI EST AUX CIEUX… »

NIALA

1983

Série

IN TEMPORALIBUS

(Collection personnelle de l’artiste)

Les Yeux de mon père

Michel Sardou

Une tristesse indéfinie
Et très étonné d’être au monde
Une peu surpris d’être en vie
Ils avaient la couleur du fer
Pas assez noirs, pas assez gris
Un ciel blanc barré d’un éclair
Et une tendresse infinie

Si j’avais été moins fier
Si j’avais fait un pas vers lui
Au lieu de le fuir et me taire
J’aurais mieux compris ma vie
Et si c’était à refaire
Si j’étais debout devant lui
C’est fou le temps, le temps qu’on perd
J’aurais deviné ma vie

Dans les yeux de mon père

Ses horizons très éloignés
Cette peur de s’être trompé de vie
Cette vie qu’il n’avait pas choisie


Ils avaient la couleur du fer
La couleur des hommes fatigués
Un ciel chargé d’au moins deux guerres
Et tellement d’amour à donner

Si j’avais été moins fier
Ne pas me croire meilleur que lui
Au lieu de me cacher sous terre
D’aimer ma mère plus fort que lui
Si seulement c’était à refaire
Je sais ce qu’il a ressenti
C’est fou le temps, le temps qu’on perd
J’aurais tout appris de lui

Dans les yeux de mon père

Il a préféré se taire
Attendre que je vienne à lui
Il ne s’est jamais vu en père
Il agissait comme un ami
Si j’avais été moins fier
Si seulement j’avais compris
C’est fou le temps, le temps qu’on perd
J’aurais tout appris de lui
Peut-être un peu plus près de lui
J’aurais deviné ma vie

Dans les yeux de mon père

D’AUTOMNE


D’AUTOMNE

Promenade de terre ouverte par les grandes herbes que rien ne couche

faudra-t-il, comme tu dis, déplacer le lavoir de la gémellité de rivière pour tourner l’an fort

Non je vais pas me demander

combien à côté de leurs pompes s’inscrivent dans le club de gymnastique de l’égo

je suivrais les oies sauvages dans leur formation en escadrille

Et surtout la mouvance de tes formes naturelles quand tu laboures la phrase creuse pour la séparer de l’école

je me souviens, je me rappelle

moinillon quand mon père me montrait la manière de bien bander en humain

Geste ample que le ventre porte à la main du semeur quand il a la tripe et la moelle en sac

Feuille qui vole, nudité qui révèle

Novembre comme dit la ceinte Catherine c’est le mois de planter

En couple à l’araire ça entre tien émoi au fourré le mendiant, figue et fruit sec en coque

l’écureuil comme les feuilles couleur de feu.

Niala-Loisobleu – 30 Octobre 2021

JE ME SOUVIENS, JE ME RAPPELLE – DANIEL DARC


JE ME SOUVIENS, JE ME RAPPELLE

DANIEL DARC

Je me souviens je me rappelle
C’est en ces lieux chèrs à mon cœur
Le jour baissait j’étais près d’elle
Je me foutais bien du malheur

Dissimule dans le silence
Tes sentiments des espérances
Qui montent et plongent sans bruit
Etoile brillant dans la nuit

Je me souviens je me rappelle
Très doucement jouait le vent
Alors elle me semblait si belle
Alors moi j’avais tout le temps

Dissimule dans le silence
Tes sentiments des espérances
Qui montent et plongent sans bruit
Etoile brillant dans la nuit

Je me souviens je me rappelle
Une croix trop lourde pour moi
Un bois qui pèse et m’écartèle
Et pourtant comme j’aimais cette croix

Dissimule dans le silence
Tes sentiments des espérances
Qui montent et plongent sans bruit
Etoile brillant dans la nuit

Je me souviens je me rappelle
C’est en ces lieux chèrs à mon cœur
Le jour baissait j’étais près d’elle
Je me foutais bien du malheur

Je me souviens je me rappelle
Très doucement le vent jouait
Alors elle me semblait si belle
Et moi le temps je l’avais, oui
Je me souviens je me rappelle
Une croix trop lourde pour moi
Un bois qui pèse et m’écartèle
Et pourtant je l’aimais cette croix
Je me souviens je me rappelle
Je Dissimule dans le silence
Mes sentiments mes espérances
Qui montent et plongent sans bruit
Etoile brillant dans la nuit

Etoile brillant encore dans la nuit
Dans la nuit et puis…

EQUIN SI SOIT-ÎLE


EQUIN SI SOIT-ÎLE

Par la trouée du harnais le rein pousse les lèvres dans l’alignement d’Art Gilles

l’envolée lance un cri de mouettes à l’infini

appuyé contre la grosse pierre ton regard franchit l’agrafe du soutif pour respirer sa prise de conscience

le persistant tient sa feuille à jour, l’autre le caduque sans remet à l’automne pour la lessive, une boule de bleu au chaudron

Dans le rayon du sacré je ne me suis pas trompé d’aube, l’ostensoir solaire laissé sur l’ô tel accompagné des enfants que l’aigle du sermon épargné n’a pas fait fuir

A qui la faute ?

Je garde enclos la réunion de tes seins dans mes mains plutôt que l’intermittent frappement d’un spectacle sur ma poitrine flagellée

Quand Vierge je t’ouvre du Je Nous je ne déflore rien de ta beauté

Ma prière mécréante n’a ni les pieds du bouc satanique, ni les cornes du cocu, elle pénètre en toi sans faire la roue de celui qui a la plus longue

Ses défauts sont humains au point de l’auréoler de brun ocre

Hue oui da Ma…

Niala-Loisobleu – 30 Octobre 2021