JE T’AI CRI 1



JE T’AI CRI 1

D’eau gardée inséparée de son sel

des mers avec toujours l’île attachée en annexe et bien sûr l’encre indélébile accrochée au fond rocheux

Quand plus à l’ouest je roule, ce sud qui me colle par attachement se mélange au profil de la coque en son port local

et me fait en vie de t’écrire à mon tour. Une mouette de passage glisse son cri au bout d’un tuyau d’orgue sorti de la boîte de couleurs que tes seins étalent au grand large. Quel retable je vois là. Partout une pierre inscrit le bois d’une guitare au moment où passe un chat noir

Ces herbes sauvages que je pousse à l’intérieur des viroles de mes pinceaux

Et voilà le kaléidoscope se la joue derviche

.Grenade sort l’Alhambra de la boite de Pandore, aucune erreur possible, le Generalife n’est pas douteux, la première visite que je lui rendis démarra de Bretagne un jour où je sentis ma conquête en besoin de

s’allumer

Le manège de l’enfant que je suis demeuré garde en rennes un cheval qui ne sera jamais de bois

j’y suis retourné le chercher

Et j’ai vu ton empreinte aux landes et fougères

Nue sans contingence comme seule la vérité qui ne ment pas s’habille au quotidien

Avant de signer je laisse les mots-peints gratter la guitare pour avancer une autre semaine aussi belle que je puisse en tirer la graine.

Niala-Loisobleu – 10 Octobre 2021

L’AVENTURE MARINE PAR RENE GUY CADOU


René Guy Cadou

L’AVENTURE MARINE

PAR

RENE GUY CADOU

Sur la plage où naissent les mondes

Et l’hirondelle au vol marin

Il revenait chaque matin

Les yeux brûlés de sciure blonde

Son cœur épanoui dans ses mains

Il parlait seul son beau visage
Ruisselait d’algues l’horizon
Le roulait dans ses frondaisons
D’étoiles et d’œillets sauvages
Amour trop fort pour sa raison

«
Soleil disait-il que l’écume
Soit mon abeille au pesant d’or
Je prends la mer et je m’endors
Dans la corbeille de ses plumes
Loin des amis restés au port

Ah que m’importent ces auberges
Et leurs gouttières de sang noir
Les rendez-vous du désespoir
Dans les hôtels meublés des berges
Où les filles font peine à voir

J’ai préféré aux équipages
Le blanc cheval de la marée
Et les cadavres constellés

Qui s’acheminent vers le large

A tous ces sourires navrés

Sur la plage où naissent les mondes

Et l’hirondelle au vol marin

Il revenait chaque matin

Les yeux brûlés de sciure blonde

Son cœur épanoui dans ses mains

Il parlait seul son beau visage
Ruisselait d’algues l’horizon
Le roulait dans ses frondaisons
D’étoiles et d’œillets sauvages
Amour trop fort pour sa raison

«
Soleil disait-il que l’écume
Soit mon abeille au pesant d’or
Je prends la mer et je m’endors
Dans la corbeille de ses plumes
Loin des amis restés au port

Ah que m’importent ces auberges
Et leurs gouttières de sang noir
Les rendez-vous du désespoir
Dans les hôtels meublés des berges
Où les filles font peine à voir

J’ai préféré aux équipages
Le blanc cheval de la marée
Et les cadavres constellés

Qui s’acheminent vers le large

A tous ces sourires navré.

René Guy Cadou

BOUTEILLE A LA MER


BOUTEILLE A LA MER

Racine rocheuse

cet encadrement de porte

qui se refuse à rentrer en marche-arrière

Le cri des oiseaux de mer est tout à fait en accord

et du quai

l’emporte sur le sacerdoce usé

ce que tiennent les doigts tournent la page

image-galère qui se déshabille de son devenu chaîne pour le nu du désir peau-éthique

Niala-Loisobleu – 31 Août 2021

IL RESTE TOUJOURS PLUS DU TANT QUE DU RIEN QUI PASSE…


IL RESTE TOUJOURS PLUS DU TANT

QUE DU RIEN QUI PASSE…

De la main qui tient le fruit des vergers poussent

sans qu’aucune sorte de nitrate ne les émascule

au nu d’Elle

chante un humanisme en perte

à la saignée du burin que tient l’autre et qui frappe en dressant l’ineffaçable de l’obélisque

le soleil qui colle à son prénom tient au Nil qui la porte au large

j’en sais la profondeur

Il n’est d’aube que roue en cerceau guidé par l’enfant qui pousse ses ans hors du fossé

le doigt naif au bâton d’un refus de prostituer cette vérité qu’est le Beau

et là

à la renverse de son regard j’en pénètre les pigments pour prolonger la ligne de vie.

chante Barbara, chante !

Niala-Loisobleu – 13 Août 2021

VA, QU’ SAIN


VA, QU’ SAIN

Les pôles émergent du froid la portée de l’itinéraire, tendant à l’aiguille le rappel du sens de la pierre

de son état brut au polissage

Ulysse présent en chaque voyage

Pénélope tissant l’absolu d’une Epoque pendant que son oiseau-marin des bordées dessalant jette une ancre-flottante pour tenir le mât à la verticale de sa quille

La corde de l’âme élingue une vérité profonde sous l’archet du vent, du plâtre sorti vient l’airain fondu par la force de l’oeuvre

Tu t’étonnais à la naissance de la vigueur de ton écriture tandis que rompu au large je tissais tes mots d’une main trop à l’écoute de la couleur du ciel

Il faut même au vieux loup le cri des yeux de la jeune louve face à la lune pour percer le secret de l’Arbre à Soie arraché au violoncelle orgasmique de la Vie

Il fait froid, le va qu’sain vient sauver le tant de la rature.

Niala-Loisobleu – 10 Mars 2021

L’HOMME QUOTIDIEN


L’HOMME QUOTIDIEN

A
Jea
Paulban

I

Le vent se lève soudain d’une flaque où par places se heurtent et se traquent les meurtrissures de la nuit et celles plus profondes du soleil.

La terre est froide et grande à son réveil comme une chambre sans feu.
Je suis seul au bord de ma bouche lasse, une cigarette respire à ma place.

Je me hâte vers un couloir sans fin où les portes font des taches de tunnel, où les ombres se cognent sans souffrance et où les murs sont sales et éternels.

La lumière semble lourde et voûtée sur un monde sans miracle, ni gaieté.

Dans la nudité du sang qui tourne en moi, je respire le même caillou froid.

D’autres vivront ma vie à leur tour, solitaires entres les hauts murs du cœur.
Seule la tête change de regard, du cœur part la même plante de douleur.

II

Au fond du couloir où rien ne luit, la porte s’ouvre sur la nuit, claque contre les murs de chaux.
Je me retourne, d’elle encore chaud,

vers la vie qui regagne et cerne sa plus belle clairière où la terre parle aux hommes par la voix facile des femmes

où les fleuves courbent le monde de leurs mains si fraîches et si pleines, où le cœur captif des forêts oscille sur son socle d’ombre

où les chemins rejoignent le ciel à l’horizon marqués du pas de tous les paysans dont la tête dépasse les maisons comme l’épi le plus haut, le plus pesant.

III

Mêlé à tant de soirs, tant de nuits

qui n’avaient même pas de l’air le poids,

je n’existe plus que par quelques pas que je fais toujours dans le même circuit.

Chaque matin, je secoue ma terre

mais il m’en reste assez sous les pieds

pour que croisse la douleur

jusqu’au point où les yeux sont des tiges cassées.

Le vent passe entre mes mains et peine sans pouvoir les délier de mes veines.
Bientôt, il ne reste plus qu’un regard mal éclairé par le soir

et l’or qui remonte du cœur comme un feu déjà gris.
Et je ressens mieux la coupure que mon corps fait avec le monde.

IV

Veines comme des rides sous la peau, j’élève mes tourments et mes maux à vos étages les plus hauts.
Vous faites le tour de ma vie

sans savoir le doute qu’en moi mûrit

et mène votre attelage docile.

Vous plongez dans ma chair et dans mon cœur

vos doigts pleins de sang, pleins de sueur.

Vous ne voyez pas les chemins de la terre où les regards se renversent d’un trait sans s’ouvrir au passage d’un regret.
Vous n’aimez pas ma voix qui va se taire

vous êtes si loin dans vos mains qui fuient

dans les grottes où je n’ai pas accès

et haletantes vous dites au cœur

que le monde est plus clair, plus grand que lui.

V

Tu as des yeux qui font le tour de la tête comme si tu sortais du plus beau des bals.
Paupières lourdes comme des céréales, ma bouche apaise vos craintes, vos fêtes

et fond avec les racines qui puisent au plus obscur de mon tourment la force de m’entourer de ma nuit.
C’était un grand regard pesant

que j’obtins pour mes noces nocturnes

comme une aube battante d’insomnie.

Il est ma défense contre la mort, il est

la détresse quotidienne qui souffle de mon cœur.

Trop de sentiers tournent avec aisance venant de moissons serrées comme la pluie.
Trop de bois vivent dans le silence où parfois il n’y a de bruit que celui

fait par une feuille se posant sur le vent,

avant cette mort où toutes mers éteintes,

tous passages fermés, toutes tempes inertes,

nous serons quelques aveux intercalés dans le temps.

VI

Je monte des restes fumants du sang, dans les vitres reculent des regards.
Les trains ralentissent à peine dans les gares et ma voix s’étonne d’être sans accents.

Des pas béants marquent la douleur.
Des ponts attendent la fin du monde au fond de leurs grands yeux sans chaleur et le cœur inlassable fait sa ronde.

Je ne suis qu’une tache de terre encerclée par la mort et la nuit.
Je m’ouvre en regards que l’ennui dans sa fixité désespère.

Ma vie tient en quelques pas égarés qui n’ont trouvé aucun chemin vers les fenêtres d’où l’on revient couvert de soleil et désemparé.

Trop de couchants s’arrêtent à l’aise au haut de murs à jamais tranquilles.
Des flaques tranchées par le ciel brillent dans l’herbe comme des blessures fraîches.

VII

Le vent n’a pas voulu mon haleine, l’oreiller s’est vidé de sommeil.
Le monde regarde dans les fenêtres, inachevé, sans couleurs, ni fêtes.

Les colchiques se renversent, las, et le matin les broie de son pas mouillé de tant de paupières pleines.
Les sources sont grises comme le ciel.

Un vent fumeux, un vent décapité déborde sans cesse des trottoirs s’enfuit avec les milliers de voix que la solitude attendait.

Au-dessus des toits, tout est vide, la lumière ne peut pas remonter retenue dans les lampes livides et dans les bouteilles bues.

VIII

Mon cœur bat dans sa toile de sang oubliant de mon corps le mal le plus récent et s’attarde à la plaie trop tendre et mal fermée que font les tempes.

Que sait-il de moi, de ce regard, de cette tête dont la douleur se détache, dure, cernée comme une vitre, de cette peau qu’il éclaire de tous ses éclats captifs ?

Veilleur de mon sommeil, veilleur de la nuit il ne retient aucun de mes rêves mais se rappelle que des étoiles naissent de lui à la place où les veines font des
clairières.

Dans les flaques où je souffre, où j’attends et où je ne suis entouré que de moi-même,

il conduit le regard aveugle du sang

pour mourir un jour comme un oiseau abattu.

IX

Derrière la fenêtre, le jour est superficiel, le miroir est encore profond de toute la nuit et la route est très loin dans le mur.
Ma tête dépasse, coupée par le drap.

Une mouche en fait le tour.

Je me rappelle ou je rêve

que ton front est comme ces belles journées

où il n’y a pas un signe de mort

et où la lumière se rassemble sur les sources.

Le pont se lève de l’herbe

et s’ouvre au-dessus de l’eau

comme une blessure où la terre accourt.

Le dormeur est toujours couvert de son front fisse et de ses paupières.
Des ombres sortent et laissent longtemps leurs tempes contre les murs.

LE plafond trop bas écoute s’il monte quelqu’un dans l’escalier.
La même ombre s’approche avec le même tintement de cœur.

Dans la chambre sans lampe que celle qui vient de la rue,

le feu fond dans ses cendres et ne réchauffe pas la nuit

mes mains atteignent les choses qui m’aiment en silence comme des chiens trop doux.
Plus proche de moi que la douleur

la fenêtre m’éclaire de sa blessure.
J’ai vu, la nuit, des vitres béantes qui suivent les gens comme des rails et ne les quittent qu’à la mort.

Lucien Becker

CEREMONIE DE DISTINCTION DE L’ARBRE


CEREMONIE DE DISTINCTION DE L’ARBRE

A proximité d’oiseaux tenant le chaud de leurs couleurs au terne d’un ciel chagrin,

L’Arbre est contre son cheval paré de blanc

Un genou exceptionnellement en terre

La grande épée sortie du rocher vient se poser aux épaules, l’adoubant Chevalier

Aux rives de son cou, lèvres ouvertes, jusqu’à la racine, il sent glisser l’égrégore en lui

Toute entière réunie en lui la forêt joint les fruits de ses essences, sa force, sa tolérance, sa beauté en une seule union sacrée du Ciel et de la Terre

S’élève le chant des oiseaux sur la canopée hors-d’eau en pleine lumière

Niala-Loisobleu – 8 Février 2021

Proximite du murmure – Poéme


Proximite du murmure – Poéme

Comme il est appelé au soir en un lieu tel que les portes battant sans fin facilitent ou dénouent le tête-à-tête

hors de la crypte forestière il la traîne au grand jour, ou plutôt il lui parle

il la dénude parmi les rafales de vent

ou plutôt il commence à se taire

avec une telle fureur dans les rayons

ae la lumière verticale

une lelle émission de silence comme un jet de sang

qu’elle se montre nue dans sa parole même et c’est un corps de femme qui se fend

Par une allée d’iris et de boue écarlate descendant à la fontaine la tarir…

mais toute l’humidité antérieure

revêtait la roche comme si

nos lèvres s’étaient connues

jadis

sans le feu de la rosée qui monte,

sa dot, l’innombrable et l’évanouie..

transparence têtue elle flambe

elle environne de ses tresses

un pays qui reprend souffle et feu



N’être plus avec toi dès que tu balbuties

la sécheresse nous déborde

le cercle de tes bras ne s’entrouvre que pour mieux

ne rien dire

selon l’heure et le parfum

et quel parfum se déchire

vers le nord, l’issue dérobée…

peut-être ton visage contre le mien,

quand bien même tu me mènerais,

encapuchonné, sur ton poing,

comme aux premières chasses de l’enfer



Au-delà du crissement d’une sandale dans l’allée

soustraite au silence elle a glissé elle aussi à cet oubli de soi qui culmine

et s’inverse en un massif de roses calcinées

aveuglante énumération de ses haltes et de ses périls

réciprocité de dentelles entre son visage et la nuit

j’extrais demain

l’oubli persistant d’une rose

de la muraille éboulée et du cœur sans gisement



Plus lourde d’être nue

ses vocalises meurtrières son rire au fond de mes os

notre buisson quotidien les balafres de la lumière



A se tendre à se détendre sur les traces secourues

omis se dégager femme tout à fait du bestiaire indistinct qui la presse

parmi tant de pieux incantatoires fichés dans le matin roule et grossit le soliloque

de la noue

fade usurpatrice elle dort et me hait j’ai négligé son dénuement elle se tient un peu plus haut

ombre démesurée d’une roue de charrette sur le mur lourdement vivant



Nulle écorce pour fixer le tremblement

de la lumière

dont la nudité nous blesse, nous affame, imminente

et toujours différée, selon la ligne

presque droite d’un labour,

l’humide éclat de la terre ouverte…

étouffant dans ses serres l’angoisse du survol le vieux busard le renégat incrimine la transparence vire

et s’écrase à tes pieds

et la svelte fumée d’un feu de pêcheurs brise un horizon absolu

Sinon l’enveloppe déjà déchirée avec son précieux chargement

le heurt sous un angle stérile de la hanche qui luit

comme si l’étrave en était lisse sous la ligne de flottaison

mais
Je mouvement de la barque rendit

plus assurés l’écriture l’amour

tels un signe tracé par les oscillations du mât

au lieu des étoiles qui sombrent entre le rideau bruyant

et l’odeur de ses mains sur la mer



Sous le couvert la nuit venue mon territoire ta pâleur

de grands arbres se mouvant comme-un feu plus noir

et le dernier serpent qui veille en travers du dernier chemin

fraîcheur pourtant de la parole et de l’herbe comme un souille la vie durant



Ce qu’une autre m’écrivait

comme avec une herbe longue et suppliciante

toi, toute, en mon absence, là, dans le pur égarement d’un geste hostile au gerbier du sang, tu t’en délivres

tel un amour qui vire sur son ancre, chargé

de l’ombre nécessaire,

ici, mais plus bas, et criant

d’allégresse comme au premier jour

et toute la douleur de la terre

se contracte et se voûte

et surgit en une chaîne imprévisible

crêtée de foudre

et ruisselante de vigueur



Musique éclatée ciel sifflant dans un verre fraîcheur du soleil sous la brûlure de la peau

le même sifflement mais modulé jusqu’au silence qui sourd de tes plissements de granit, scintillante écriture le même sifflement

lance le tablier du pont sur ses piles de feu

où tombera-t-il noir le fruit méridien si je franchis le bras de mer

une pierre l’étreint et s’efface

le livre ouvert sur tes reins se consume avant d’être lu



Agrafes de l’idylle déjà exténuée pour que ce qui fut immergé respire à sa place, dans l’herbe, à nouveau,

et de la terre, toute, presque anéantie

ou comblée bord à bord

par l’enracinement de la foudre

sauf la respiration de cette pierre nocturne, le théâtre tel que je me vois, l’anticipation d’un brasier

sans son cadavre retourné

un autre traversera la passe

dans la mémoire de grandes étendues de neige

brillent

entre chaque massacre



Sorbes de la nuit d’été

étoiles enfantines

syllabes muettes du futur amour

quand les flammes progressent de poutre en poutre sous nos toits

exiguë

la définition du ciel

Nous dégageant, nous, de l’ancienne terreur

ou de cet enrouement par quoi les racines mêmes

s’expriment,- s’allégeant…

que ce soit le silence ce qui était présent, là, trop exposé depuis l’aube, sur le sol fraîchement retourné, l’ingratitude ou la légèreté des hommes, avec le vent,

je me dresse dans l’étendue, seul, contre cette lumière qui décline, le bâillon rejeté

… que ce soit le silence lentement déployé qui règne déjà nécessaire, déjà opprimant



Par la déclivité du soir le secret mal gardé

je la blesse au défaut de sa lecture le vent répare les accrocs

enclume ou catafalque d’étincelles

avec ce qui naît et meurt au bord

de sa lèvre acide

ciel pourpre et montagne nue

elle se penche et je vois au-delà de la ligne de son épaule

mon enfance troglodyte

dans la paroi violette où le soleil couchant se brise comme un pain.

elle se penche je vois…

Jacques Dupin

RUE DES PAS PILLONS


RUE DES PAS PILLONS

En promenant mon sourire pour le faire pisser

j’éclate de rire en le voyant lever la jambe au gros arbre à la sortie de perte de mémoire

Les papillons ramènent clairement ton visage

parmi nous

Je suis de nouveau

donc t’haie du bocage

laisse le vent emporter la grimace d’une croûte de rapin

nous ne perdrons rien à nous élever au Tertre

Niala-Loisobleu – 4 Février 2021