« POUR LA COMPLETUDE » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 92X73 – PRIX: 2000,00 €


NIALA

« POUR LA COMPLETUDE »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 92X73

PRIX: 2000,00 €

De la palette la fenêtre vient de s’ouvrir

un homme vert en sort et traverse l’univers d’un luminaire à l’autre

Le Peintre voit son oeuvre aboutir

des fruits viennent aux branches qui se tendent

l’oiseau xylophone de la pointe des seins à la fleur des lèvres

foetus

l’habitat monte de la main levée

Femme te voilà,

des tréteaux les saltimbanques ont répandu tes fragrances

Niala-Loisobleu.

15 Août 2022

LE FEU – MARC OGERET/ LOUIS ARAGON


NIALA – LA St-JEAN

LE FEU – MARC OGERET/LOUIS ARAGON

Mon Dieu, mon Dieu, cela ne s’éteint pas
Toute ma forêt, je suis là qui brûle
J’avais pris ce feu pour le crépuscule
Je croyais mon cœur à son dernier pas.
J’attendais toujours le jour d’être cendre
Je lisais vieillir où brise l’osier
Je guettais l’instant d’après le brasier
J’écoutais le chant des cendres, descendre.

J’étais du couteau, de l’âge égorgé
Je portais mes doigts où vivre me saigne
Mesurant ainsi la fin de mon règne
Le peu qu’il me reste et le rien que j’ai.

Mais puisqu’il faut bien que douleur s’achève
Parfois j’y prenais mon contentement
Pariant sur l’ombre et sur le moment
Où la porte ouvrant, déchire le rêve.

Mais j’ai beau vouloir en avoir fini
Chercher dans ce corps l’alarme et l’alerte
L’absence et la nuit, l’abîme et la perte
J’en porte dans moi le profond déni.
Il s’y lève un vent qui tient du prodige
L’approche de toi qui me fait printemps
Je n’ai jamais eu de ma vie autant
Même entre tes bras, aujourd’hui vertige.
Le souffrir d’aimer flamme perpétue
En moi l’incendie étend ses ravages
A rien n’a servi, ni le temps, ni l’âge
Mon âme, mon âme, où m’entraînes-tu ?
Où m’entraînes-tu ?

Louis Aragon

L’alphabet de la mort – René Guy Cadou


Niala – La Mémoire des Muses 7 – Acrylique s/toile 80×80

L’alphabet de la mort – René Guy Cadou

René Guy Cadou – (1920-1951)

Bruits du coeur (1941)

O mort parle plus bas on pourrait nous entendre
Approche-toi encore et parle avec les doigts
Le geste que tu fais dénoue les liens de cendres
Et ces larmes qui font la force de ma voix

Je te reconnais bien. C’est ton même langage
Les mains que tu croisais sur le front de mon père
Pour toi j’ai délaissé les riches équipages
Et les grands chemins bleus sur le versant des mers.

Nous allons enlacés dans les brumes d’automne
Au fond des rues éteintes où tourne le poignard
Et jusqu’aux étangs noirs où ne viendra personne
O mort pressons le pas le ciel est en retard

C’est à tous les amis que j’offre ma poitrine
A tous ceux qui font l’air et la bonne chaleur
Après ça laissez-moi rouler sous les collines
L’ombre des animaux ne m’a jamais fait peur.

Flamme qui me retiens je souffle ta lumière
Et ces joues colorées qui rallument ma faim
Je glisse lentement. c’est assez douces pierres
Soulevez mes poumons que je respire enfin

Telle tu m’apparais que mon amour figure
Un arbre descendu dans le chaud de l’été
Comme une tentation adorable qui dure
Le temps d’une seconde et d’une éternité

René Guy Cadou


« L’ECRIT DU PEINTRE » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 73X60 – ENCADRE CAISSE-AMERICAINE LAQUE BLANC – PRIX : 1200,00 €


NIALA

« L’ECRIT DU PEINTRE »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

ENCADRE CAISSE-AMERICAINE

LAQUE BLANC

PRIX : 1200,00 €

J’attrape ce qui reste de conscience par la bretelle

comme si c’était mon l’écrit dernier.et songe..

Niala-Loisobleu

28 Juillet 2022

JE SONGE A CETTE AUTRE ETERNITE – ALICE MACHADO

Je regarde la mer, comme un appel, un cri hors du temps, hallucinant, embrasant ta totalité de l’horizon

Elle est agitée ce soir, écumeuse, bleu noir, gris mauve, jusqu’à cascade d’ émeraude, déchirée par la passion qui s écrasé désespérée sur le sable noyé d écume. Impossible de le pénétrer, même la ville devient incertaine, à peine visible, quelques lueurs de voiliers attachés au port. Une île, je crois, en plein cœur des Cyclades, où même les dieux semblent avoir été oubliés.

Je songe à cette autre éternité, à l’ écriture sur les vagues, pouvant transporter le poids de la pensée sur leur corps aquatique. Ce sont dans ces espaces d’ absence que l encre peut s engouffrer. On peut écrire sur tout sur la vie,le désert et ses tempêtes sur le corps mort du monde et surtout sur le corps mort de l’ amour, blanc et désespéré, dans l’urgence du temps, là où les mots sont interdits . Alors je suis revenue cette nuit bleue rougeâtre doré, encerclée , emmurée dans mon silence tel un fantôme errant une déesse sans nom, qui cherche une porte de secours à sa folie.

J’ attends là , l’ indéchiffrable l’ indécomposable… les mouvements de la mer ? Les forces du vent ? L’illusion de l amour ? L angoisse le spleen baudelairien ? Les brises de mai se font de plus en plus fortes frappant la mer qui est pâle , blanche, chaotique sous les forces des vents contraires, criant à la folie dans le désir inassouvi de notre déraison .

Et je marche dans un bleu électrique déjà perdue dans moolight de Beethoven jusqu’à l’ annonce de l’ Aube effarée , haletante, le long du sable agonisant sur la nudité de la plage blessée…

.ALICE MACHADO

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L’Atlantide que la sécheresse sort de taire 4


NIALA Il est 18h05, le 27 Juillet 2022, Le tableau sera signé de la main-gauche..

L’Atlantide que la sécheresse sort de taire 4

Peintre pêcheur en voûte étoilée

je me dis que remettre le temple au coeur du village

resterait laïc dans ma confession

Rien que comme ça

mettre du sel dans l’amer, trop de sucre diabolise

Et laisser les oiseaux faire l’amour sans se cacher du monde

Au cheval laisser Vincent lui montrer la Camargue

Toi ton iris en Lautrec, genre goulue-désossé

Sans attendre de miracle de la Cour

continuer la Cathédrale

avec assez d’ascèse dans le regard sur la nature

pour que le chien ne doive pas faire le beau et l’enfant ignore la règle pour tirer son trait.

Niala-Loisobleu.

27 Juillet 2022

L’Atlantide que la sécheresse sort de taire 3


Niala – Etat en cours ce 27 Juillet 2022

L’Atlantide que la sécheresse sort de taire 3

Fraîcheur persistante

au moment où la main est passée sous les draps

un frisson a même dit bonjour

Le jardin se déboutonne en éclosions florales successives

Des temples de l’Atlantide surgissent des mots glissés dans l’oreille

sur la dalle s’égosillent les derniers migrants

au grand écart

le chien est venu boire

le Peintre autan le dire

se lève à la voile d’un temps cathare

L’oiseau a choisi la bordure naturiste de la Côte Sauvage où les boeufs passent à la nage

De face une tête de graine imaginaire

se plante comme symbole de l’alliance du corps et de l’esprit.

Niala-Loisobleu.

27 Juillet 2022

Si je venais vers toi fidèle – Marc Ogeret


ODILON REDON

Si je venais vers toi fidèle – Marc Ogeret

Si je venais vers toi sans yeux,
Sans te retrouver blonde ou brune,
Voudrais-tu de ma nuit sans lune ?
Voudrais-tu bien de ce fardeau,
Des mains aveugles sur ta peau,
Si je venais vers toi sans yeux,
Comme d’autres sont revenus de la guerre,
M’aimerais-tu ?
M’aimerais-tu, mon immortelle,
Si je venais vers toi fidèle, 
Mais sans regard…
M’aimerais-tu ?

Si je venais vers toi sans mains,
Sans pouvoir effleurer encore,
Les monts, les vallées de ton corps,
Voudrais-tu de mes bras en deuil,
De ces branches sans fleurs, sans feuilles
Si je venais vers toi sans mains,
Comme d’autres sont revenus de la guerre,
M’aimerais-tu ?
M’aimerais-tu, mon immortelle,
Si je venais vers toi fidèle,
Mais sans toucher…
M’aimerais-tu ?

Si je venais vers toi sans pieds,
Traînant mes deux genoux à terre,
Comme les mendiants de naguère,
Voudrais-tu de mes promenades,
Sans courses, sans jeux, sans baignades,
Si je venais vers toi sans pieds,
Comme d’autres sont revenus de la guerre,
M’aimerais-tu ?
M’aimerais-tu, mon immortelle,
Si je venais vers toi fidèle,
Mais sans marcher…
M’aimerais-tu ?

Si je reviens vers toi sans cœur,
A force de l’avoir fait taire,
Là où je suis, c’est la misère,
Voudras-tu de mes jours sans rires,
De mon passé sans souvenirs,
Si je reviens vers toi sans cœur,
Comme d’autres sont revenus de leur guerre,
M’en voudras-tu ?
M’en voudras-tu, mon immortelle,
Si je reviens vers toi fidèle,
Mais sans âme…
M’aimeras-tu ?

Marc Ogeret

L’Atlantide que la sécheresse sort de taire2


L’Atlantide

que la sécheresse sort de taire 2

Dans l’instant suivant

la mêlée des corps sans racisme des couleurs

en peinture philosophale

a poursuivi l’oeuvre

Ce qui en ressort

ira

dans le sens d’accouplement des genres

les mariant tous

Ce monde étriqué d’esprit on le sait manque d’âme

ce n’est pas une raison pour le laisser s’étioler dans la décharge humaine

jusqu’à plus moyen de retour

L’Art est un cri qui dénonce depuis le premier jour

les millénaires l’ont reproduit

Cézanne a libéré la peinture de la monarchie

Van Gogh a scellé le non vendu en tant qu’autrement plus riche

Modigliani a grandi l’enfant mort-né en le sacrant mature

Camille Claudel a tendri la pierre

Matisse a méditerrané le désert

et les guitares ont dépendu les ballades

sans que la liste soit limitative…

Niala-Loisobleu.

26 Juiller 2022

L’INFINI – SALAH STETIE


NIALA

L’INFINI – SALAH STETIE

 

« Il n’y a d’infini que par l’activation du fini. C’est le fini la pierre d’angle et c’est lui, et lui seul, qui supporte le poids très lourd de nos grandes, de nos vastes mythologies. Fatigué d’être contraint par nos pierres, soudain il fuse et s’envole d’un trait comme l’oiseau des ruines. L’activation du fini est notre fait et notre faix quotidiens, nous qui sommes des bûcherons du réel, des forgerons de métaux pauvres. Avec des bras en bois et des bustes de fer, on ne peut espérer s’évader vers les nuages. Nos yeux seuls voyagent pour nous. Ils vont, éclairés par le soleil ou illuminés par la nuit quand leurs paupières à la fin sont de velours, là où jamais, jamais, nous n’irons. Ils ont des affinités avec l’oiseau, des connivences avec le ciel, ils ont des réseaux qui s’abouchent avec l’infini. Mais ils veulent bien, nos yeux, par compassion d’amour, ne pas nous quitter, et continuer, eux princes, à nous servir: à regarder à notre place, à pleurer, s’il le faut, à notre place. Mais ils savent aussi que c’est, entre eux et nous, un pacte de vérité définitif par qui nous nous perdrons ensemble ou par qui, ensemble, nous nous sauverons. C’est pourquoi c’est avec tranquillité que nos yeux contemplent l’horizon, ce cercle vacillant autour de notre condition, cercle dont la seule issue est par le centre, point fort du réel où vient s’enraciner l’infini.

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Mais pour que soit rendu possible dans notre cœur d’intuition le surgissement diaphane de l’infini, il y faut la traversée à l’aveuglette de cette chambre encombrée de mille objets qu’est la vie où, à chaque instant, on se heurte à l’angle d’un meuble, où de mauvais bleus s’impriment sur nos corps et sur nos membres mis en prison. La relativité du monde, bien avant qu’Einstein ne l’eût faite formule, est notre expérience existentielle de tous les instants depuis toujours. Nous logeons à l’enseigne de ce qui nous étouffe, de ce qui nous fait follement suffoquer. L’univers ne serait-il donc qu’un grand bazar créé pour nous meurtrir ? En tout cas, c’est ici que tout se passe, sous le toit de l’univers et dans ce coin qui nous a été attribué par la mystérieuse loterie qui régit, dans l’éclair, notre destin. C’est à partir de la commode, meuble idiot, qu’il nous appartient d’imaginer, peut-être même de fonder, le créant, notre lieu d’infini – comme le fit Mallarmé. Les poètes sont, de fait, ceux qui mêlent de l’infini à leurs envies de finitude car ils ont besoin, ces béliers, d’être un peu rassurés, et l’enclos qui les ceint et les enferme est précisément dispositif qui les rassure. Qui les rassure à peine. La mort est là, dehors, qui court autour de l’enceinte, renarde et louve. Les cornes du bélier n’y peuvent rien: le jour venu, arrachées avec la tête, les yeux à demi dévorés sur le sol où le sang fut bu, ces cornes meublent de rien le temps de la mort. De rien, mais pourtant d’un ornement. Ainsi : écrire.

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De l’infini, nous n’avons que le témoignage à ras de terre d’un peu d’herbe dont nous ne saurons oublier qu’elle est, entre chacun de nous et le néant, l’inexpliquée médiatrice. La terre est velue là où il le faut comme l’est la femme qui, elle, donne le jour à l’infini, avec la complicité de ses mille serrures mystérieuses, ouvrant, face aux béances de la terre, sur un autre vide.

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Fenêtre ouverte est la femme ; fenêtre fermée est la terre.

Mais, de l’une à l’autre, il y a ce chemin d’herbe où nous, les hommes, ceux sur qui en vient à pleuvoir quelquefois l’étoile de la poésie, celle affrontée sans cesse et confrontée à Sirius, « astre de la sécheresse » selon les antiques Arabes (et je les évoque ici comme amateurs de ciels étoilés et de femmes étoilantes : (le Coran n’a-t-il pas été imaginé « en étoilement » selon ce qu’il en dit de lui-même ?), oui, de l’une à l’autre, racine de lit, racine de tombe, femme et terre, il y a ce chemin que nous aimons prendre et qui est creusé dans le souffle. Par ce souffle, chacun est uni à tout ce qui respire et peine, le vent, l’arbre, le corps, la mer, le ciel avec ses plus rayonnants nuages, eux aussi poussés par un souffle et les voici qui tournent au gris, au gris bleu luisant et au noir, à plus de noir encore, et les voici qui s’accumulent terriblement, qui se bousculent terriblement, jouant à l’on ne sait quel énorme jeu de pousses-toi de là que je m’y mette, à l’on ne sait quel tohu-bohu préhistorique, comme des bêtes enragées d’avoir soudain vu Dieu dans le cadre de sa fenêtre ouverte, et qui, prises de la grosse panique des âges, fuient dramatiquement, poussées au cul par la toute-puissante respiration. Ce n’est pas une scène de la savane africaine que je décris là mais bien ce qui se passe ordinairement dans nos cieux en des après-midi de chaleur quand, dans l’éclair, parvient à se densifier l’infini ou ce qui nous semble tel. Car de l’infini, l’un des visages tournés vers nous n’est pas de sérénité, mais je le vois plutôt comme une agitation éperdue d’une torche horrible.

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Il y a en chacun de nous l’énigme d’une nappe phréatique où chacun puise, souvent sans le savoir. Sous la voussure du ciel redevenu bleu, bleu séraphiquement, il y a la petite coupole blanche du saint endormi dans la tendresse étrange de la mort entre les quatre murs, blancs eux aussi, de son ultime voyage, bateau de pierre ou de pisé ayant, pour le jour des hommes, jeté l’ancre chez eux et parmi eux.

Et c’est pour moi retourner à la case départ où j’estimais pouvoir dire que c’est le fini qui, à notre échelle, commandait tout le reste et même l’Échelle de Jacob. Ce serait assez satisfaisant pour l’esprit de terminer ce texte, ce très court texte sur l’infini, par ce beau mot d’échelle. Les Échelles du Levant, dont je viens. Échelle de Jacob, qu’il m’a plu de citer.

Et René Char: “A l’âge d’homme, j’ai vu s’élever et grandir, sur le mur mitoyen de la vie et de la mort, une échelle de plus en plus nue, investie d’un pouvoir d’évulsion unique, le rêve.“. Mais l’infini est cela qui, plus nu que le plus nu, déconcerte et défait tous les barreaux de nos échelles. »

.SALAH STETIE

L’Enfant se tient là, dans sa graine, prêt à tout pour la défendre contre son prédateur : l’enseignant

Niala-Loisobleu – 25 Juillet 2022

HOUX DOUZE ROSES


MARC CHAGALL

HOUX DOUZE ROSES – PAUL ELUARD



La hache la façon de tenir un verre brisé
La négation d’une fausse note les clous les fards
Le sens commun les algues les ravins l’éloge tout ou rien
La pourriture astrale et le reflet de son délire
La lune de rosée et beaucoup d’animaux gaillards
Dans cette ville disparue dans cette ville camarade
L’orage vagabond ses prunelles éclatée son feu virtuel
Le brassage des graines des germes et des cendres
Coin des Acacias masqué d’odeurs le sable fait la moue.Lune la feuille fleur le sein et les paupières lourdes
Les longs baisers de la balafrée aux cheveux pâles
Qui m’accompagne toujours qui n’est jamais seule
Qui m’oppose le flots des non quand les oui ne pleuvent pas
Elle a pour elle sa faiblesse machinale
Les gémissements incessants de l’amour
L’introuvable gorgée d’eau vive
La décevante gorgée d’eau neuve
Elle a pour elle les premières et les dernières fumées
Légères les fourrures mortes de chaleur
Le sang des crimes qui défait les statues négatives
Elle est pâle et blessée et taciturne
Elle est d’une grande simplicité artificielle
Velours insondable vitrine éblouie
Poudre impalpable au seuil des brises du matin
Toutes les images obscures
Perdues dans l’étendue de sa chevelure diurne

.Paul Éluard,
(La Vie immédiate, 1932)