DE VEZ EN CUANDO LA VIDA – JOAN MANUEL SERRAT


DE VEZ EN CUANDO LA VIDA

JOAN MANUEL SERRAT

De temps en temps la vie
De ves en cuando la vida

Nous embrasse sur la bouche
Nos besa en la boca

Et en couleur ça se déroule comme un atlas
Y a colores se despliega como un atlas

Il nous promène dans les rues en vol
Nos pasea por las calles en volandas

Et les sens entre de bonnes mains
Y los sentidos en buenas manos

Il est fait de notre mesure
Se hace de nuestra medida

Faites notre pas
Toma nuestro paso

Et sortir un lapin du vieux chapeau
Y saca un conejo de la vieja chistera

Et on est heureux comme un enfant
Y uno es feliz como un niño

Quand il quitte l’école
Cuando sale de la escuela

De temps en temps la vie
De ves en cuando la vida

Prenez un café avec moi
Toma conmigo café

Et c’est si joli que ça fait plaisir de le voir
Y esta tan bonita que da gusto verla

Il lâche ses cheveux et m’invite
Se suelta el pelo y me invita

Pour sortir avec elle sur scène
A salir con ella a escena

De temps en temps la vie
De ves en cuando la vida

Il nous est donné en cuir
Se nos brinda en cuero

Et nous donne un rêve si insaisissable
Y nos regala un sueño tan escurridizo

Qu’il faut marcher sur la pointe des pieds
Que hay que andarlo de puntillas

Pour ne pas rompre le charme
Por no romper el hechizo

De temps en temps la vie
De ves en cuando la vida

Affiner au pinceau
Afina con el pincel

Notre peau se hérisse et les mots manquent
Se nos eriza la piel, y faltan palabras

Pour nommer ce qu’ils offrent
Para nombrar lo que ofrecen

A ceux qui savent s’en servir
A los que saben usarla

De temps en temps la vie
De ves en cuando la vida

Il nous fait une blague
Nos gasta una broma

Et nous nous réveillons sans savoir ce qui se passe
Y nos despertamos sin saber que pasa

Sucer une dinde assise
Chupando un pavo sentado

A propos d’une citrouille
Sobre una calabaza

Source : LyricFind

Paroliers : Juan Manuel Serrat

Pueblo Blanco – Joan Manuel Serrat


Pueblo Blanco

Joan Manuel Serrat

Suspendu à un ravin
Colgado de un barranco

Dors mes blancs
Duerme mi pueblo blanco

Sous un ciel qui, de force
Bajo un cielo que, a fuerza

De ne jamais voir la mer
De no ver nunca el mar

J’ai oublié de pleurer
Se olvidó de llorar

A travers ses rues de poussière et de pierre
Por sus callejas de polvo y piedra

Pour ne pas passer, la guerre non plus
Por no pasar, ni pasó la guerra

Seul l’oubli
Sólo el olvido

Marchez lentement en bordure de la vallée
Camina lento bordeando la cañada

Où une fleur ne pousse pas
Donde no crece una flor

Un berger non plus ne transhume
Ni trashuma un pastorLe sacristain a vu
El sacristán ha visto

Vieillir le prêtre
Hacerse viejo al cura

Le prêtre a vu la fin
El cura ha visto al cabo

Et le caporal au sacristain
Y el cabo al sacristán

Et mon peuple après
Y mi pueblo después

J’ai vu tous les trois mourir
Vio morir a los tres

Et je me demande pourquoi les gens vont naître
Y me pregunto por qué nacerá gente

Si naître ou mourir est indifférent
Si nacer o morir es indiferente

De la récolte au semis
De la siega a la siembra

Tu vis dans la taverne
Se vive en la taberna

Les camarades murmurent
Las comadres murmuran

Son histoire sur le seuil
Su historia en el umbral

De leurs maisons de chaux
De sus casas de cal

Et les filles font des bobines
Y las muchachas hacen bolillos

Cherchant, caché derrière les rideaux
Buscando, ocultas tras los visillos

A ce jeune homme
A ese hombre joven

Que, nuit après nuit, ils ont forgé dans son esprit
Que, noche a noche, forjaron en su mente

Fort d’être son seigneur
Fuerte para ser su señor

Tendre pour l’amour
Tierno para el amorIls rêvent de lui
Ellas sueñan con él

Et lui d’aller très loin
Y él con irse muy lejos

De son peuple et des anciens
De su pueblo y los viejos

Ils rêvent de mourir en paix
Sueñan morirse en paz

Et mourir pour mourir
Y morir por morir

Ils veulent mourir au soleil
Quieren morirse al sol

Bouche ouverte à la chaleur, comme des lézards
La boca abierta al calor, como lagartos

À moitié caché derrière un chapeau de sparte
Medio ocultos tras un sombrero de esparto

Fuyez les gens doux
Escapad gente tierna

Que cette terre est malade
Que esta tierra está enferma

Et n’attends pas demain
Y no esperes mañana

Ce qu’il ne t’a pas donné hier
Lo que no te dio ayer

Qu’il n’y a rien à faire
Que no hay nada que hacer

Prends ta mule, ta femelle et ton troupeau
Toma tu mula, tu hembra y tu arreo

Suivez le chemin du peuple hébreu
Sigue el camino del pueblo hebreo

Et cherche une autre lune
Y busca otra luna

Peut-être que demain la fortune sourira
Tal vez mañana sonría la fortuna

Et si tu dois pleurer
Y si te toca llorar

C’est mieux face à la mer
Es mejor frente al mar

Si je pouvais rejoindre
Si yo pudiera unirme

À un vol de pigeons
A un vuelo de palomas

Et traverser des collines
Y atravesando lomas

Laisse ma ville derrière
Dejar mi pueblo atrás

Je jure par ce que j’étais
Os juro por lo que fui

Que je laisserais ici
Que me iría de aquí

Mais les morts sont en captivité
Pero los muertos están en cautiverio

Et ils ne nous laissent pas quitter le cimetière
Y no nos dejan salir del cementerio

Source : LyricFind

Parolier : Juan Manuel Serrat Teresa

Lliegar a viejo – Joan Manuel Serrat


Llegar a viejo – Joan Manuel Serrat

S’ils enlevaient la peur
Si se llevasen el miedo

Et laissez-nous danser
Y nos dejasen lo bailado

Pour affronter le présent
Para enfrentar el presente

S’il arrivait formé
Si se llegase entrenado

Et avec assez d’esprit
Y con ánimos suficientes

Et après avoir tout donné
Y después de darlo todo

Dans la correspondance équitable
En justa correspondencia

Tout a été payé
Todo estuviese pagado

Et la carte de retraité
Y el carné de jubilado

Ouvre toutes les portes
Abriese todas las puertas

Peut-être vieillir
Quizá, llegar a viejo

ce serait plus supportable
Sería más llevadero

Plus confortable
Más confortable

Plus durable
Más duradero

Si hier n’était pas oublié si vite
Si el ayer no se olvidase tan aprisa

S’ils faisaient plus attention où ils marchent
Si tuviesen más cuidado en dónde pisan

Si tu vivais entre amis
Si se viviese entre amigos

Qu’au moins de temps en temps
Que, al menos, de vez en cuando

Passer une balle
Pasasen una pelota

Si fatigue et défaite
Si el cansancio y la derrota

Ils ne savaient pas si amer
No supiesen tan amargo

S’ils mettaient des lumières
Si fuesen poniendo luces

En chemin, comme
En el camino, a medida

Que le cœur se recroqueville
Que el corazón se acobarda

Et les anges gardiens
Y los ángeles de la guarda

Donner des signes de vie
Diesen señales de vida

Peut-être vieillir
Quizá, llegar a viejo

ce serait plus raisonnable
Sería más razonable

Plus paisible
Más apacible

Plus praticable
Más transitableOh, si l’ancienneté était un diplôme
Ay, si la veteranía fuese un grado

Si cette boisson n’était pas devenue orpheline
Si no se llegase huérfano a ese trago

Si j’avais plus d’avantages
Si tuviese más ventajas

Et moins de désagrément
Y menos inconvenientes

Si l’âme était passionnée
Si el alma se apasionase

Le corps était dans un tumulte
El cuerpo se alborotase

Et les jambes répondraient
Y las piernas respondiesenEt du coin du paradis
Y del pedazo de cielo

Réservé, pour quand
Reservado, para cuando

Il est temps de livrer le matériel
Toca entregar el equipo

Distribuer les avances
Repartiesen anticipos

Aux plus nécessiteux
A los más necesitadosPeut-être vieillir
Quizá, llegar a viejo

Ce serait tout progrès
Sería todo un progreso

Une bonne finition
Un buen remate

Une fin avec un baiser
Un final con beso

Au lieu de les coincer dans l’histoire
En lugar de arrinconarlos en la historia

Transformés en fantômes avec mémoire
Convertidos en fantasmas con memoria

S’il ne faisait pas si sombre
Si no estuviese tan oscuro

Au coin de la rue
A la vuelta de la esquina

Ou simplement, si tout
O simplemente, si todos

Comprenons que tout
Entendiésemos que todos

Nous avons un vieil homme sur nous
Llevamos un viejo encima

 :J.m. Serrat

BLOC-NOTES


 

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BLOC-NOTES

Le froid a reculé de lui-m’aime aux bouts de tes seins durcis. Leur douceur sans doute plus remontante qu’une promesse à long terme. Il ne restait plus de place pour glisser un pli entre nous, faut dire que nous n’étions plus couverts que de nos peaux animales. Du coup Jupiter avec sa lettre en restera pour nos frais. L’arbre d’à côté ayant tiré ses frères à lui pour faire un rideau, côté voyeurs le paravent était de nature à les laisser sur leur fin. C’est à ce moment là que tu me parlas d’une odeur de noisette, la lune était-elle rousse ou bien ai-je cru voir le petit écureuil sortir de ton jardin ? Ce qui est certain c’est que ce parfum de mendiante je l’ai au fond des fosses nasales, à en planer. Je revois sans cesse le Mékong couler cette chanson que tu fredonnes en gardant les yeux vers le haut. A la question posée en permanence sur le savoir vivre sans que ça se rapporte à la place du couteau à poisson. la petite-écuyère en pointe sur mon dos parade d’une voix ferme. Vivre c’est un mystère où le seul tableau qui se prétend concret n’existe que dans les images pieuses d’un mi-sel de guère andes. Le Pérou demande du poumon, les aztèques ont cultivé le soleil jusque dans son jardin. T’as la vérité de l’oiseau dans la canopée, une liberté d’écrire que je peins où devance d’un commun envol. Autour ça décolle pas souvent, à croire que la glèbe est parfois la lettre de lise qui convient à l’homme. Cette misère ne doit pas faire l’hymne de la vie pour autant. Notre chemin est d’aller debout en avant en corps plus nus pour délester.

Niala-Loisobleu – 20/01/19

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