QUE DE LA JOIE AUTOUR


NIALA – OEUVRE EN COURS

QUE DE LA JOIE AUTOUR

Face à face aux réminiscences

qui tentent en glissant leur visage de mauvaise foi

de rompre un départ augurant bien

la joie demeure

droite et verticale

en montée du chevalet

cet animal de saut d’obstacles résidant dans l’atelier

Nous, l’Être, dans sa nature intrinsèque, ses oiseaux, sa mer et son ô séant, un profil de forêt, un couloir entre deux vallons, quelle poitrine, le charnu d’un estuaire mieux vers qu’un gazon anglais, rien à dire de bavard, un cri sans alarmes, le bac à sable dans la cour des miracles, le loueur de chaises et les miettes pour les pigeons, cette marchande de fleurs à quai, sur la Seine, du Molière embarqué, dans l’arène ces frissons indescriptibles qui surgissent et font que c’est la joie dans tout cette humilité fuyant les vitrines de la frime

Le tableau bouge tout seul sans que j’y touche autrement qu’avec le coeur

projection privée

qui ne passera pas en sale

Les sens en paraboles traversent la voie sur le ballast des toiles comme le canal écluse de son ascenseur.

Niala-Loisobleu – 18 Octobre 2022

DU REGISSEMENT AU MIEL


DU REGISSEMENT AU MIEL

Des jachères ces ovaires en reconnaissance ordonnent leurs armoires, aérant les tiroirs de comparaisons d’un esthétisme de pensées anatomiques au long des essences rencontrées

Là où l’à-pic retient le taire de ses pisées tirées des labours

A l’endroit où tordu de front aux luttes, l’olivier porte le plus de traces de souffrances

Ici dans la crique gardant la vie sous les pierres au retrait d’estran

Rien d’écrit sur le sable

Au faite où le charpentier fourbu trouve la joie dans l’accrochage du bouquet avant l’arrivée du couvreur

Dans ces herbes-hautes qui trianglent le carrefour décisif de la piste

Et puis dans la tendreté de l’églantine le cache-cache de l’oiseau au moindre bruit

Un nuage parasol

Un pin-maritime retenant le fil de l’odyssée de son aiguille

Trop de choses en corps pour ne retenir que l’exhaustif et modestement faire l’essentiel tour de soi

Voilà du bonheur qui s’était perdu en chemin

Et sans vanité se déshabille pour faire place à l’enfant nu qui vide son sureau pour flûter

Son parler animal seulement compris en dehors de ce monde grotesque, indécent, cruel et prétentieux

Les fleurs toutes

Une seule Femme

Forcément Mère

Je suis debout à cause de ça, porté haut, que si je savais pas pourquoi j’aurai resté bloqué en arrière comme un homme qui pense en avoir une plus longue.

Niala-Loisobleu – 9 MAI 2021