DES MOTS-PEINTS


LES MOTS-PEINTS

De mon cheval résonne la fibre vocale du silence

ce dit que l’araire extrait

c’est cette semence que mon ventre ne garde pas en jachère

pour emplir le grenier à sel de sa fleur

Tango mon genou monte à ton estuaire

je n’ai pas de colère Atahualpa

ma rue montre le nécessaire du fleuve

chante ne te retiens pas.

Niala-Loisobleu – 18 Septembre 2021

Le tengo rabia al silencio

Atahualpa YupanquiJ

Je suis en colère contre le silence pour tout ce que j’ai perdu
Le tengo rabia al silencio por lo mucho que perdí

Je suis en colère contre le silence pour tout ce que j’ai perdu
Le tengo rabia al silencio por lo mucho que perdí

Celui qui veut vivre heureux ne se tait pas
Que no se quede callado quien quiera vivir feliz

Celui qui veut vivre heureux ne se tait pas
Que no se quede callado quien quiera vivir felizUn jour je montais à cheval et dans la jungle je suis allé
Un día monté a caballo y en la selva me metí

Un jour je montais à cheval et dans la jungle je suis allé
Un día monté a caballo y en la selva me metí

Et j’ai senti un grand silence grandir en moi
Y sentí que un gran silencio crecía dentro de mí

Et j’ai senti un grand silence grandir en moi
Y sentí que un gran silencio crecía dentro de míIl y a du silence dans ma guitare quand je chante le yaraví
Hay silencio en mi guitarra cuando canto el yaraví

Il y a du silence dans ma guitare quand je chante le yaraví
Hay silencio en mi guitarra cuando canto el yaraví

Et le meilleur de ma chanson reste en moi
Y lo mejor de mi canto se queda dentro de mí

Et le meilleur de ma chanson reste en moi
Y lo mejor de mi canto se queda dentro de míQuand l’amour m’a fait signe, tout m’a allumé
Cuando el amor me hizo señas, todo entero me encendí

Quand l’amour m’a fait signe, tout m’a allumé
Cuando el amor me hizo señas, todo entero me encendí

Et à force d’être tranquille, tranquille j’étais consumé
Y a fuerza de ser callado, callado me consumí

Et à force d’être tranquille, tranquille j’étais consumé
Y a fuerza de ser callado, callado me consumíJe suis en colère contre le silence pour tout ce que j’ai perdu
Le tengo rabia al silencio por lo mucho que perdí

Celui qui veut vivre heureux ne se tait pas
Que no se quede callado quien quiera vivir feliz

Source : Musixmatch

Paroliers : Hector Roberto Chavero

Cancion Para Pablo Neruda – Atahulpa Yupanqui


Cancion Para Pablo Neruda – Atahulpa Yupanqui

Pablo les nôtres qui sont dans ton Chili,
Pablo nuestro que estás en tu Chile,

Vent dans le vent.
Viento en el viento.

Ancienne voix d’escargot cosmique.
Cósmica voz de caracol antiguo.

Nous vous disons,
Nosotros te decimos,

Merci pour la tendresse que vous nous avez apportée.
Gracias por la ternura que nos diste.

Pour les hirondelles qui volent avec tes vers.
Por las golondrinas que vuelan con tus versos.

De bateau en bateau.
De barca a barca.

De branche en branche.
De rama a rama.

De silence en silence.
De silencio a silencio.

L’amour des hommes répète vos poèmes.
El amor de los hombres repite tus poemas.

Dans chaque donjon d’Amérique
En cada calabozo de América

Un garçon se souvient de vos poèmes.
Un muchacho recuerda tus poemas.

Pablo le nôtre que tu es dans ton Chili.
Pablo nuestro que estás en tu Chile.

Le paysage entier garde votre rêve de géant.
Todo el paisaje custodia tu sueño de gigante.

Humidité des plantes et des roches
La humedad de la planta y la roca

Là dans le sud.
Allá en el sur.

Le sable émietté, Vicuña à l’intérieur,
La arena desmenuzada, Vicuña adentro,

Dans le désert.
En el desierto.

Et là-haut, le salpêtre, les mouettes et la mer.
Y allá arriba, el salitre, las gaviotas y el mar.

Pablo le nôtre que tu es dans ton Chili.
Pablo nuestro que estás en tu Chile.

Merci pour la tendresse que vous nous avez apportée.
Gracias, par la ternura que nos diste.

Du Profane au Camino del indio – Atahulpa Yupanqui & Niala


Du Profane au Camino del indio – Atahulpa Yupanqui & Niala

Se cacher habillé ou s’apparaître nu ?

Déformer ou se reconnaître ?

Le profane initiera le choix d’être ou de ne pas

La montagne est fête de sa glissade ou de son escalade…

Niala-Loisobleu – 21 Juin 2021

CAMINO DEL INDIO

Sentier de Colla
Sendero colla

Semer des pierres
Sembrao de piedras

Caminito del Indio
Caminito del indio

Qui rejoint la vallée avec les étoiles
Que junta el valle con las estrellasPetit chemin qui marchait
Caminito que anduvo

Du sud au nord
De sur a norte

Mon ancienne race
Mi raza vieja

Avant dans la montagne
Antes que en la montaña

La pachamama était obscurcie
La pachamama se ensombrecieraChanter sur la colline
Cantando en el cerro

Pleurer dans la rivière
Llorando en el río

Il s’agrandit dans la nuit
Se agranda en la noche

Le chagrin de l’Indien
La pena del indioLe soleil et la lune
El sol y la luna

Et cette chanson à moi
Y este canto mío

Ils ont embrassé tes pierres
Besaron tus piedras

façon indienne
Camino del indioDans la nuit de la montagne
En la noche serrana

La quena pleure sa profonde nostalgie
Llora la quena su honda nostalgia

Et la petite route sait
Y el caminito sabe

Qui est le chola
Quién es la chola

Que l’indien appelle
Que el indio llamaMonte sur la colline
Se levanta en el cerro

La voix douloureuse du baguala
La voz doliente de la baguala

Et la route regrette
Y el camino lamenta

Être à blâmer
Ser el culpable

De la distance
De la distanciaChanter sur la colline
Cantando en el cerro

Pleurer dans la rivière
Llorando en el río

Il s’agrandit dans la nuit
Se agranda en la noche

Le chagrin de l’Indien
La pena del indioLe soleil et la lune
El sol y la luna

Et cette chanson à moi
Y este canto mío

Ils ont embrassé tes pierres
Besaron tus piedras

façon indienne
Camino del indio

Atahualpa Yupanqui

El cielo esta dentro de mí – Atahualpa Yupanqui


El cielo esta dentro de mí – Atahualpa Yupanqui

En lo alto de la sierra
Me detuve a descansar
Pero sentí que me iba
Sin moverme del lugar
Los ojos se me perdieron
En aquella inmensidad
Y me olvidé de mi mismo
Tanto mirar y mirar.

De p***to me ha preguntado
La voz de la soledad
Si andaba buscando el cielo
Y yo respondí quizás
El cielo está dentro de uno
Y está el infierno también
El alma escribe sus libros
Pero ninguno los lee

A veces uno camino
Entre la sombra y la luz
En la cara la sonrisa
Y en el corazón la cruz
Búscalo al cielo en ti mismo
Que allí lo vas a encontrar
Pero no es fácil hallarlo
Pues hay mucho que luchar

Por caminos solitarios
Yo me puse a caminar
Por fuera nada buscaba
Pero por dentro quizás

Le paradis est à l’intérieur de moi
Au sommet des montagnes
Je me suis arrêté pour me reposer
Mais j’avais l’impression de partir
Sans bouger de l’endroit
Mes yeux se sont perdus
Dans cette immensité
Et je me suis oublié
Tant de recherche et de recherche.

Il m’a demandé
La voix de la solitude
Si je cherchais le ciel
Et j’ai répondu peut-être

Le paradis est en toi
Et il y a aussi l’enfer
L’âme écrit ses livres
Mais personne ne les lit

Parfois une promenade
Entre l’ombre et la lumière
Sur le visage le sourire
Et dans le coeur la croix
Cherchez-le au paradis en vous
Que tu le trouveras là-bas
Mais ce n’est pas facile de trouver
Eh bien, il y a beaucoup à combattre

Sur des routes solitaires
J’ai commencé à marcher
Dehors je ne cherchais rien
Mais à l’intérieur peut-être

EL ANDAR (LA MARCHE) – ATAHULPA YUPANQUI


EL ANDAR (LA MARCHE) – ATAHULPA YUPANQUI

A veces no comprendo mi rodar por el mundo,este medir la tierra y el camino y el mar;esto que siendo simple se ha tornado profundo,voz que ordena a mi paso más allá, más allá. Hasta donde conozco soy un ser sin marinos,gente sin pasos largos ni fronteras vencidas,manos que aprisionaron un sueño campesinode melgas y picanas y relinchos y bridas. ¿Por qué admiro castaños y encinas y hondos maresy aquel idioma extraño y el violín que agonizasi una bárbara lengua de pampa y trebolaresme dio a beber guitarras que se hicieron ceniza? ¿De dónde llega entonces la aventura del viajesi nada ha estado lejos, quizá una cordillera?Y esta dulce mentira de mudar los paisajesque son siempre los mismos, inviernos, primaveras. A veces no comprendo por qué camino tantosi no he de hallar la sombra que el corazón ansía;quizá un profundo acorde, profundo como un llantohe de escuchar un día, he de escuchar un día

La marche

Parfois je ne comprends pas mon tour autour du monde, celui de mesurer la terre et la route et la mer; ce qui, étant simple, est devenu profond, une voix qui commande mon pas au-delà, au-delà. Autant que je sache, je suis un être sans matins, des gens sans longs passages ni frontières vaincues, des mains qui ont serré un rêve paysan d’herbes et d’aiguillons, hennissements et brides. Pourquoi j’admire les chênes verts et mers profondes et cette langue étrange et le violon qui agonise si une langue barbare de pampa et champs de trèfle m’a donné à boire guitares qui partirent en flammes ? D’où vient alors l’aventure du voyage si rien n’était pas loin, peut-être une montagne ? Et ce doux mensonge de muer les paysage qui sont toujours les mêmes, hivers, printemps. Parfois je ne comprends pas pourquoi je marche autant si je ne trouve pas l’ombre que mon cœur désire, peut-être un accord profond, profond comme un sanglot, j’écouterai un beau jour, j’écouterai un beau jour.

Los Ejes De Mi Carreta – Atahualpa Yupanqui


Victor Brauner Surrealist painter

Los Ejes De Mi Carreta – Atahualpa Yupanqui

Parce que je ne graisse pas les arbres
Porque no engraso los ejes

Ils m’appellent abandon
Me llaman abandona’o

Si je les aime sonner
Si a mi me gusta que suenen

Pourquoi est-ce que je veux les graisser?
¿Pa qué los quiero engrasaos ?E trop ennuyeux
E demasiado aburrido

Suivez et suivez le sentier
Seguir y seguir la huella

Trop longtemps la route
Demasiado largo el camino

Avec rien pour me divertir
Sin nada que me entretengaJe n’ai pas besoin de silence
No necesito silencio

Je n’ai rien a penser
Yo no tengo en qué pensar

J’avais, mais il y a longtemps
Tenía, pero hace tiempo

Maintenant je ne pense plus
Ahora ya no pienso masLes essieux de mon chariot
Los ejes de mi carreta

Je ne les graisserai jamais
Nunca los voy a engrasar

Paroliers : Atahualpa Yupanqui / Romildo Risso

Milonga del Solitario – Atahualpa Yupanqui


Milonga del Solitario – Atahualpa Yupanqui

Milonga del solitari

Sans se vanter de chanter

Sin presumir de cantar

Parce que je ne me montre pas
Porque no soy presumindo

De mon silence je suis sorti pour préluder ma douleur
De mi silencio he salido pa preludiar mi dolor

Ma chanson n’est pas le son d’une pente de montagne
Mi canto no es el rumor de una vertiente serrana

Il n’a pas de soleil du matin, ni ne reflète les étoiles
No tiene sol de mañana, tampoco refleja estrellas

Mais ça va par la bonne empreinte à l’âme paysanne
Pero se va por la huella derecho al alma paisanaJe n’ai pas de gorgoritos ni n’en ai jamais eu besoin
Yo no tengo gorgoritos ni nunca los precisé

Toute ma vie chante comme si je tenais un cri
Toda la vida cante como acogotando un grito

Pour te voir, j’ai besoin d’une cour libre et d’attention
Pa versear yo necesito cancha libre y atencion

Je cours avec une seule montagne dans mes sentiments
Corro de un solo tiron montao en mis sentimientos

Ce que je manque de souffle l’emporte sur mon cœur
Lo que me falta de aliento me sobre de corazónJe viens te dire au revoir
Vengo a decirles mi adios

Mon sain inquiet m’attend
Mi saino inquieto me espera

Nous sortirons du terrain pour nous perdre tous les deux
Nos iremos campo afuera para perdernos los dos

Mon redomon a compris que mon chagrin résonne
Mi redomon comprendio que mi pena es resongona

Et sans sentir les femmes pleurer, il reste bien éveillé
Y sin sentir las lloronas se mantiene bien despierto

Il sait bien que même pas mort il ne me fera descendre de la carona
El sabe bien que ni muerto me baja de la caronaToute la nuit en chantant
Toda la noche cantando

Avec une âme ébranlée
Con el alma estremecida

Que la chanson est la plaie ouverte d’un sentiment sacré
Que el canto es la abierta herida de un sentimiento sagrado

Anaida j’ai à mes côtés car je ne cherche pas de pieda
Anaida tengo a mi lado porque no busco pieda

Je méprise la charité pour la honte qu’elle contient
Desprecio la caridad por la verguenza que encierra

Je suis comme le dieu des montagnes
Soy como el dios de las sierras

Je vis et meurs seul
Vivo y muero en soledad

Source : Musixmatch

Paroliers : Atahualpa Yupangui

La Humilde  – Atahualpa Yupanqui


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La Humilde  –  Atahualpa Yupanqui

Je suis chacarera
Soy chacarera
Viande de Salamanque
Carne de la Salamanca
Sang de caroube
Sangre de algarrobos
Ils fermentent dans mon coeur.
Fermentan en mi corazón.
Fièvre de sable
Fiebre de arenas
Allumé dans les tunnels
Encendida en los tunales
Senderito i’cabras
Senderito i’cabras
Dormir sous une arme à feu.
Durmiéndose bajo un mistol.
Je suis de Santiago
Soy santiagueña
Comme sucré et salé
Como el Dulce y el Salado
Né à la montagne
Nacida en los montes
Grandir comme le quebrachal.
Creciendo como el quebrachal.
Je suis humble
Yo soy humilde
Juste comme cette chacarera
Igual que esta chacareraYuyito del campo
Yuyito del campo
Fleuri au salitral.
Florecido en el salitral.
Je suis chacarera
Soy chacarera
Une nouvelle empreinte dans les bains
Huella fresca en los bañados
Sifflet dans les jumiales
Silbo en los jumiales
Et je danse sur le sable.
Y bailo sobre el arenal.
Lune qui pleure
Llanto de luna
Sur le cri de la vie
Sobre el grito vidalero
Coup de battage
Repicar de bombo
Et gratté à la guitare.
Y rasguidos en el guitarrear.
Je suis le souvenir
Soy el recuerdo
Et la sensation de mes agüelos
Y el sentir de mis agüelos
Transporteurs de couple
Arrieros de coplas
Né dans le carnaval.
Nacidas en el carnaval.

Les frères ( paroles d’Atahualpa Yupanqui)


Les frères ( paroles d’Atahualpa Yupanqui)

Les frères

J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter,
Dans la vallée, la montagne,
Sur la plaine et sur les mers.

Chacun avec ses peines,
Avec ses rêves chacun,
Avec l’espoir devant,
Avec derrière les souvenirs.

J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter.

Des mains chaleureuses,
De leur amitié,
Avec une prière pour prier,
Et une complainte pour pleurer.

Avec un horizon ouvert,
Qui toujours est plus loin,
Et cette force pour le chercher
Avec obstination et volonté.

Quand il semble au plus près
C’est alors qu’il s’éloigne le plus.
J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter.

Et ainsi nous allons toujours
Marqués de solitude,
Nous nous perdons par le monde,
Nous nous retrouvons toujours.

Et ainsi nous nous reconnaissons
Le même regard lointain,
Et les refrains que nous mordons,
Semences d’immensité.

Et ainsi nous allons toujours,
Marqués de solitude,
Et en nous nous portons nos morts
Pour que personne ne reste en arrière.

J’ai tant de frères,
Que je ne peux les compter,
Et une fiancée très belle
Qui s’appelle liberté.

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