Vécu au travers de mes doigts


Vécu au travers de mes doigts

C’est à peine si le brouillard s’est décroché des branches de cette journée

une humidité glaciale a pénétré au fil des heures

sans que ce que je vois ne cesse d’être attirant comme un aimant

Toutes couleurs dehors, la table étale tant d’odeurs que je me sens en herbe haute, un été comme au bord de ce quelque chose qui bat dans mes pores en tout automne

Rien ne se vante d’être là pour ne pas troubler l’atmosphère évanescente

que l’aspect charnel laisse planer dans la pâte indifféremment mêlée à l’aquarelle

c’est une onction suggestive

qui tient les plans sans favoriser un détail par rapport à d’autres

Unité de la nature pour qui chaque chose dépend de l’autre

ainsi quand au bas de ton dos je trouve tes fesses, tout ton ventre durcit le bout de tes seins

Floral parcours

où dans les cavernes des aisselles les traits de tisons ont laissé les buffles courir avec les chevaux sauvages

Sur un large fauteuil, le chat caché sous tes vêtements ronronne anonymement.

Niala-Loisobleu – 10 Novembre 2022

A CÔTE ALLER DEDANS


A CÔTE ALLER DEDANS

Ce matin la toile encore vierge est assise sur le chevalet

paysage d’arbres en vol sur une rivière

qui a pris la mer sans tromper le pair

c’est délirant

Toujours des fleurs

du soleil en pleine-lune

Je ne sais rien, j’imagine

tout ce qui est beau

comme ça existe émoi avec

Niala-Loisobleu – 10 Novembre 2022

A CONTER DU SEL


A CONTER DU SEL

Symbiose

le brouillard me tend la perche

je sors mon sexe pour répondre à mon genre sans tricher

et surtout pas faire hurler les saintes-nitouches

Rien de provocant ne m’anime

si j’invite la Femme à paraître dans le même appareil

c’est en qualité de plante de la nature

et non comme un article de grande consommation

C’est beau un sexe quand on lui dit l’empruntant comme le plus beau voyage

Niala-Loisobleu – 10 Novembre 2022