CHOSES NOUVELLES – BERTRAND BELIN


CHOSES NOUVELLES

BERTRAND BELIN

Cherchant un banc bien gaulé
Trouvant un banc mal gaulé
Debout près d’un banc mal gaulé
Assis sur ce banc mal gaulé
Je chéris ton cœur
Je chéris ton cœur
Adoré

Dans un coin d’architecture manqué
Un méandre de la cité
Allons bon
Cachant à ma raison
Que du temps a passé
Je chéris ton cœur
Adoré
La nuit je parle
Je parle seul
Je te parle tout seul
Pour te dire des choses nouvelles
Je chéris ton cœur
Adoré
Contournant un vaste chantier
De pluie, de planches, d’acier
Suspendu
Songeant au sommeil mathématique des grues
Je chéris ton cœur
Adoré

La nuit je parle
Je parle seul
Je te parle tout seul
Pour te dire des choses nouvelles
Je chéris ton cœur
Oh adoré

Je chéris ton cœur
Adoré
Oh oh
Adoré

Source : LyricFind

Paroliers : Bertrand BELIN

DE LA PLAGE DE NOTRE MAISON


DE LA PLAGE DE NOTRE MAISON

Le parasol est resté dans la pinède à compter les aiguilles

Nous sommes descendus de la chambre pour prendre l’eau de la marée montante

toi aussi nue que les loups de mer ramenés par le pêcheur de la rue de Bienfaisance

Opposé aux ciels incapables de se déboucher j’avais peint plus clair une partie de la nuit, j’ai gardé le tableau commencé sans le finir, pour son éclairage. Ressentant un virage dans la manière plus proche où les tons rendent l’atmosphère à l’esprit nécessaire. L’ombre qui s’esquive au bas va droit dans ses limbes rejoindre les enfants perdus dans l’enfer, des fils se croisent et tirent la natte sur l’irrégularité des sols

Depuis le goulet de l’estuaire par où le cheval est sorti des coques balancent le cri des mâtures en escadrille avec les oiseaux-marins

Les chaux de façades tapies au débord des toitures basses accaparent les trémières en ascension. Il se pourrait que la résine du peint gemme vu le roulis qui déborde ma ligne de flottaison d’une envie de dénouer mon nombril pour me laisser attraper le cerf-volant en sa réalité orgasmique

Je sais déjà que j’intitulerai le tableau de ce nom d’article, sans y apporter que très peu de changement avant de le signer.

Niala.

6 Novembre 2022

Marée montante


Marée montante

Du ria qui abreuve arrive doucement du sel entre les pierres

Le bateau allongé a frémi

Ta poitrine se montre dans la glace en prenant toute la place

J’irai peindre comme on pêche à pieds.

Niala-Loisobleu – 6 Novembre 2022