BARRO TAL VEZ – MERCEDES SOSA/LUIS ALBERTO SPINETTA


BARRO TAL VEZ

MERCEDES SOSA/LUIS ALBERTO SPINETTA

Si je ne chante pas ce que je ressens
Si no canto lo que siento

je vais mourir à l’intérieur
Me voy a morir por dentro

Je dois crier aux vents jusqu’à ce que j’éclate
He de gritarle a los vientos hasta reventar

Même s’il ne reste que le temps à ma place
Aunque sólo quede tiempo en mi lugar

Si je veux, je touche mon âme
Si quiero me toco el alma

Eh bien, ma viande n’est rien
Pues mi carne ya no es nada

Je dois fusionner mon repos avec l’éveil
He de fusionar mi resto con el despertar

Même si ma bouche pourrit pour être silencieuse
Aunque se pudra mi boca por callarje le veux déjà
Ya lo estoy queriendo

Je deviens déjà une chanson
Ya me estoy volviendo canción

De la boue peut-être
Barro tal vez

Et c’est mon écorce
Y es que esta es mi corteza

Où la hache frappera
Donde el hacha golpeará

Où la rivière s’asséchera jusqu’au silence
Donde el río secará para callar

Et c’est mon écorce
Y es que esta es mi corteza

Où la hache frappera
Donde el hacha golpeará

Où la rivière s’asséchera jusqu’au silence
Donde el río secará para callar

Les moments me précipitent
Ya me apuran los momentos

Mon temple est déjà une complainte
Ya mi sien es un lamento

Mon cerveau crache la fin de l’histoire
Mi cerebro escupe ya el final del historial

Du commencement qui peut-être reprendra
Del comienzo que tal vez reemprenderá

Si je veux, je touche mon âme
Si quiero me toco el alma

Eh bien, ma viande n’est rien
Pues mi carne ya no es nada

Je dois fusionner mon repos avec l’éveil
He de fusionar mi resto con el despertar

Même si ma bouche pourrit pour être silencieuse
Aunque se pudra mi boca por callar

je le veux déjà
Ya lo estoy queriendo

Je deviens déjà une chanson
Ya me estoy volviendo canción

De la boue peut-être
Barro tal vez

Et c’est ma croûte
Y es esta es mi corteza

Où la hache frappera
Donde el hacha golpeará

Où la rivière s’asséchera jusqu’au silence
Donde el río secará para callar

Et c’est mon écorce
Y es que esta es mi corteza

Où la hache frappera
Donde el hacha golpeará

Où la rivière s’asséchera jusqu’au silence
Donde el río secará para callar

Source : Musixmatch

Paroliers : Luis Alberto Spinetta / Luis Spinetta / Jorge Giuliano

Paroles de Barro tal vez © Warner Chappell Music Argentina

LES BAVARDAGES D’UN PAS CAUSEUX 9


LES BAVARDAGES D’UN PAS CAUSEUX 9

Là, sur le soleil fondé, la Maison repart au Myanmar, embarquer sur l’Irrawaddy

Besoin de transparence voilà qu’il se fait noir

Des petits arrangements avec les esprits en niche de bois sous un arbre avec la marionnette d’un cheval blanc peuplé de couleurs vives. Véritable palais orné de mosaïques de verre: telles sont les demeures de puissances craintes et respectées de tous temps par les Birmans: les nats.

Chaque nat à son fief, son domaine qu’il hante

Les nats communiquent par l’intermédiaire de leurs épouses: les médiums

J’interroge Pagan

Sur l’or de mon soleil-couchant

Oiseau traversant la Plaine des Temples

En leur demandant de tenir la ficelle d’un jardin flottant

Lac Inlé au plateau

Comme au tant des mots d’un amour au bout des ongles

Je ferme les yeux pour voir le rêve poétique demander l’entrée sur les parvis

Sur les pilotis passent les bonzes dans leur orange, les chats dansent

L’encens tient par la main des yeux clos qui se saisissent de villages de peinture ouverts…

Niala-Loisobleu – 18 Décembre 2021

ANATOMIE DU LANGAGE (REPRISE)


ANATOMIE DU LANGAGE

(REPRISE)

Des coups de sève battant
l’enclume des feuilles à remplir

aphone de bon sens

qui
importe quoi qui tienne

au-delà de personne ?

Les résonances ne font pas de rappel
elles gravent à l’aigu
la grande élision dans l’apostrophe

Maraud dis-moi, sous la saignée de l’écorce
coeur au couteau des veines
l’intégrale du verbe primordial

Au dehors du temps
pieds en cap de vents porteurs baignés d’étreintes d’embruns
rigole-affluent
sillon tranché par un soc volcanique
attelé à la ruée des bras d’espérance
défaits de leurs mortes branches
qu’un quotidien ordinaire prothèse au vivant

Qui hors l’amour
pourrait s’entendre sans besoin de dire ?

Niala-Loisobleu – 15 Décembre 2017

L’ECARTEUR D’UN PEU DE PAUME


L’ECARTEUR

D’UN PEU DE PAUME

Passages de dérives

Flottent en épaves

Iceberg tête hors de l’eau

Un rayon sur l’ombre du passé

Passe sa paume en continu et rouvre ce souffle qui court

En silence au bord de tous les parcours

Sa silhouette

Bien calée au fond des jambes

Ses vertèbres en bordure de pensée

s

Niala-Loisobleu -18 Décembre 2021

ARDENTES PATIENCES – SOPHIE BRASSART


ARDENTES PATIENCES

SOPHIE BRASSART

Je deviens homme, femme, enfant

L’air forme les courbes
Ou l’insolence de mes cheveux défaits

Cependant j’approche ce qui m’entoure, j’approche
du brasier
Dehors

Une porte chétive se ferme

au chant mourant de l’écume

**

Qu’y a-t-il dans le mot
Connaître

Il arrive aux vergers de croiser
des hommes
frôlant d’infinis sens

Aux ronces de pénétrer
le regard clair du chien

**

Souvent j’ai les doigts jaunis d’ignorance

Ils tombent un à un
Pas un jour sans transparence

**

Diffractées
les portes des boutiques
les urines chaudes de la rage

Un reflet coule des graffitis
en osmose
par la tension de l’arbre

Et l’arbre renchérit
quelque chose de nous

Plus proche – dans l’immensité

Sophie Brassart