ISTHME A ELLE


ODIKON REDON

ISTHME A ELLE

Un trois-mâts se glisse entre deux estrans tenus de haut en bas par tous les côtés

« Je suis toujours la Grande Isis ! Personne n’a encore levé mon voile ! » s’écrie Odilon en déboutonnant son corsage. Libérant les cris des oiseaux-marins en un tour-de-main

Une chaleur de volcan en fusion

met la mer en ébullition

Ce qui reste de la végétation ouvre sa trousse pour trouver un taille-crayon qui aurait la mine fraîche, et le goût d’écrire déraisonnablement le voeu de noces avec la vie, sans compter les nuits, qu’il y ait du vent ou non, et n’importe quelle panne de courant

Par la mer l’accès revient alors à la calanque

coupant du bruit d’enfer des scooters en isolant des serviettes de plage, porte-ouverte sur la grotte sans mettre Isis en doute

un vers d’olive dans le jaune du pastis à la table des guitares.

Niala-Loisobleu – 17 Mai 2022

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