Ô NOSTALGIE DES LIEUX – RAINER MARIA RILKE


Ô NOSTALGIE DES LIEUX

RAINER MARIA RILKE

Revenir sur mes pas, refaire doucement
– et cette fois, seul – tel voyage,
rester à la fontaine davantage,
toucher cet arbre, caresser ce banc …

Monter à la chapelle solitaire
que tout le monde dit sans intérêt ;
pousser la grille de ce cimetière,
se taire avec lui qui tant se tait.

Car n’est-ce pas le temps où il importe
de prendre un contact subtil et pieux ?
Tel était fort, c’est que la terre est forte ;
et tel se plaint : c’est qu’on la connaît peu.

Rainer Maria Rilke

4 réflexions sur “Ô NOSTALGIE DES LIEUX – RAINER MARIA RILKE

  1. Chaque jour je lis un ou des vers de Rilke… aujourd’hui c’était: « Je suis la petite fourmi égarée qui s’affole, mais toi tu vois la fourmilière et tu m’assures qu’elle est intacte, que je finirai bien par en retrouver le chemin et m’y rendre utile »
    Au-delà des mots, le poète a un accès direct à l’âme de celui qui le lit… 🦋

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  2. Certainement réconfortant moralement parlant , Rilke maintient la valeur à sa place, c’est donc une référence en ce temps qui en manque.
    Merci à toi

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