La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Pardonnez-moi d’avoir parlé de moi encore hier j’étais si malheureux Il y avait c’est vrai le vin les sourires les yeux
Mon bras coupé me faisait mal Mon cœur plié dans le journal Saignait beaucoup Et on voyait mon espoir par le trou Un tunnel conduisait à travers la chair vive A une femme debout sur la rive
Pardonnez-moi pour l’espérance folle Qui fait déborder par moments ce trop-plein de paroles Pardonnez-moi d’être l’enfant Qu’on a perdu dans le square, le temps Est à la pluie, loin il y a les nuages Comme un ourlet très douloureux dans le cœur sage
Ah vieille carte qu’on lit mal! Les avenirs débordent de la malle La jeune fille enfermée court en plein jour vers un bal Au devant du convoi quelqu’un lève un fanal Arrêtez-moi dans ma course vers l’innocence Reprochez-moi d’être embourbé dans l’espérance
C’est par l’or pur que je vaincrai On est sans nouvelles du steamer du printemps Et la noyée du jour de l’an? Il fait froid il fait mauvais temps La femme que j’attends toujours me tance Et j’ai ma douleur qui me lance
Niala devant « LA LIAISON CONTINUE » qui est dans la Salle des Mariages de l’Hotel-de-Ville de Cognac, tout un symbole
Du Dire au Donné à Voir de Fait
La ville de Cognac en tant que lieu de création est pour moi de tout ce que j’ai pu dire, la source de l’acte qui s’est le plus donné à voir.
Tout a commencé en 1979 à partir de ma rencontre avec Francis Hardy, son Maire, décédé le 9 Mars 2021 à 97 ans.
Ce que nous avons construit ensemble, Salamandre, Récollets, Salon des Vendanges, Atelier du Duodénaire, pour ne parler que de certaines réalisations, m’attache à cet homme généreux, loyal et si compétent.
Demain je me mêlerai aux cognaçaises et cognaçais qui viendront lui rendre hommage en témoignage de remerciement pour la grandeur de son oeuvre en qualité de Maire, Député, et Conseiller-Général.
Une époque riche en tout.
Aujourd’hui la vie fait tout pour survivre.
L’exposition que je devais faire en Avril aux Récollets, vient d’être annulée par le Service Culturel, j’ai proposé de la renvoyer Juillet-Août (dernière et première semaine des mois concernés) de cette année.
Quelle Musique
j’ai l’âme qui me cherche les doigts, pour tenir l’espoir !
Je suis un grand seigneur au domaine du rêve le beau cercle vicieux qui devient un cerceau pour l’enfant dépouillé au cartable d’azur le bagnard endormi qui charme les oiseaux l’anachorète nu aiguisant des idées pour coudre le manteau de la femme damnée le critère parfait de l’indéterminé comme la plume au vent égratignant l’été le coucher du soleil sur les seins de Ninive le corsage échancré de la psychanalyse la côte du Gabon par un torride été la chandelle de cire près du litre de lait le serment arraché aux lèvres de la fièvre je suis un grand seigneur au domaine du rêve
Je suis un grand seigneur de l’osmose totale l’incombustible don de la source enchantée la fibre du bambou qui découvre le ciel la robe de silex abreuvé de patience le cil purifié d’une pauvre Marie le calligramme d’or de l’aveugle trahi l’échansin du futur pour la gourde du temps je suis le grand seigneur de l’ivresse d’antan
Je suis le grand seigneur d’une légende nue un gémeau allaité par la reine d’amour le truand de l’adieu sans esprit de retour
la clepsydre épuisée de mesurer
le temps la coupe de cristal et de hiérarchie par mon souci sur
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