La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
En mi jardín ha crecido una flor No sé su nombre, No conozco su olor Pero con ella paso los días Las confesiones de mi dolor.Oiseau perdu Dans mes rêves inconnus, Oiseau sauvage Donne-moi ton courage.Pássaros vão levar minha dor Doce o perdão de quem amou.En mi jardín ha crecido una flor No sé su nombre, No conozco su olor Pero con ella paso los días Las confesiones de mi dolor.Oiseau perdu Dans mes rêves inconnus, Oiseau sauvage Donne-moi ton courage.
Rien ne ressemble plus à l’inspiration Que l’ivresse d’une matinée de printemps, Que le désir d’une femme. Ne plus être soi, être chacun. Poser ses pieds sur terre avec agilité. Savourer l’air qu’on respire.
Je chante ce soir non ce que nous devons combattre Mais ce que nous devons défendre.
Les plaisirs de la vie. Le vin qu’on boit avec des camarades. L’amour. Le feu en hiver. La rivière fraîche en été. La viande et le pain de chaque repas. Le refrain que l’on chante en marchant sur la route. Le lit où l’on dort.
Le sommeil, sans réveils en sursaut, sans angoisse du lendemain.
Le loisir.
La liberté de changer de ciel.
Le sentiment de la dignité et beaucoup d’autres choses
Dont on ose refuser la possession aux hommes.
J’aime et je chante le printemps fleuri.
J’aime et je chante l’été avec ses fruits.
J’aime et je chante la joie de vivre.
J’aime et je chante le printemps.
J’aime et je chante l’été, saison dans laquelle je suis né.
Robert Desnos
Dans l’atelier la lumière ne rencontre pas de point d’ombre. Bras nus le chevalet frissonne d’être sans toile et l’heure ne se trouve pas arrêtée dans son parcours solaire. Le chat blanc traîne le long de la baie vitrée, fluet et insignifiant. La motte de brune, ocre, elle, bien gonflée de soleil, tapisse la peau de La Chaume , je marche en haute-laine, les pieds lavés par la rosée. Le tilleul regarde la parade des prunus qui explose en blanc et rose de vigueur présente. Il m’a semblé voir un frisson dans la température, comme si un regret d’hiver voulait obtenir. Mais le manche du pinceau réagit. Il reste sous le sabot du cheval assez de faire pour que la corne muse. J’écrirai sur le carreau du marais la fleur du sel puis reviendrai par le pore au moment où l’aisselle exhale la pensée qui lui tient compagnie. Pendu et plongeant le sein arrondit l’ô en pêchant
L’obscurité de certains propos passe au c’est rhum de vérité pour condamner le doute , je sais où j’habite
et là où je suis assis je n’ai pas une fesse dans le vide
Les indices de couleur sont clairs, le sombre mat de peau est bien ocre-terre à foncer l’herbe à la racine jusqu’aux genoux quand passé la première vague le niveau monte allègrement au-dessus de la ceinture
Si ce n’était le doux roucoulement les tourterelles se fondraient au paysage là où son vallonnement enfle en rendant le tactile de reconnaissance obligatoire en raison du mimétisme
Le peint frais accroché à la grille
je laisse en corps le jour dormir jusqu’à ce que l’odeur de mie chauffe.
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