LES BAVARDAGES D’UN PEU CAUSEUX 21


LES BAVARDAGES D’UN PEU CAUSEUX 21

Au bout de la Route 21, va commencer la 22

le soleil se signale pour accompagner le défunt . Peut-être pour se faire bonne conscience, il a pas suivi la règle pour en faire plus à sa tête qu’au respect de ce qui va de l’avant

Mais les choses partent de plus qu’on les soulève toujours trop tard loin, on en parle quand ça sert plus à rien

Alors honneur au soleil

Le monument qui le glorifie : cette Femme habillée d’histoire est beau comme Olivia se déplaçant dans ma pensée dans les rues de Moscou. Autour d’elle la musique élève le Bolchoï dans l’élan d’un entrechat plus félin qu’une conquête politique sortie à la traque de nouveaux territoires

Ton sourire, Olivia a ce rose de l’anémone qui boit l’atmosphère pour en jouir comme de la caresse la plus sensuelle qui peut tendre les seins comme un arc pour se transpercer l’entrechat précisément.

Je ne marche pas, je peins mais pas immobile. Propulsé d’un coup vers la Maison Bleue de Frida. Déplacement en barque à Mexico, Des mariachis tombés des cascades de fleurs vers la porte des arènes où l’Espagne a gravé sa culture pour qu’on comprenne la richesse de sa langue révolutionnaire. Autre chose que la jésuitique coloniale cul bénie

Elvira est en cuisine, l’épice de son art va d’un poêlon de terre aux oignons qui pendent de l’haleine du plafond. La dernière écriture de sa main, remue encore l’herbe de la chambre à coucher retenue par les amants

Ainsi je garderai de ce qui va sortir la partie à mettre dans la suite. Tout n’est pas à jeter dans le ben des hésitations du quotidien

J’aime pas les voeux. Mais ça ne m’empêche de souhaiter le bien de l’humanité

Riez l’intelligence artificielle vous épie. Je vous embrasse toutes et tous.

Niala-Loisobleu – 31 Décembre 2021

L’EMBARCADERE


L’EMBARCADERE

Etalées sur le lit du dernier jour, les chemises se séparent entre neuves et élimées

La cantine opère le tri qui laissera hors de la cabine le panel des creux d’un vide à faire peur de tant d’injustice

L’estomac qui se tord des brûlures du mauvais sort il vaut mieux le laisser à quai, Le mal que ça fait prend le départ pour la guérison. Ya que le vrai qui puisse marcher sans boîter. Et droit sans louvoyer à tous propos

Aussi les fleurs de mon jardin je les mets dans chaque pièce de ma maison sans en couper une seule

Si tu t’y frottes j’en gouterais l’odeur à travers ta peau

La carte franche de mon chenal est claire pour passer la jetée du port en s’engageant dans l’estuaire

Chante la mer

Les voeux ça n’a rien de commun avec les actes

Je te donne la toile avec la couleur sans le cadre qui emballe, la Bonne Année est dedans !

Niala-Loisobleu – 31 Décembre 2021

L’AJOUT TENDU


L’AJOUT TENDU

Echappée du buisson de ma tête la barbe des passages difficiles

la couleur de leur poitrail s’oppose au mur en catacombes sous terrain

glaciation pour une réserve d’ô au Mont-Bleu traduite en pigeonnier

Par la rue de la Gaieté ira naître la prochaine vague au lit de Port-Royal

le bassin du Luxembourg lave les affronts à sang degré là où Chagall s’exposait

pendant que le cerceau de la robe chevaline court devant un boulevard St-Michel

C’est le plus petit des moineaux qui garde à présent l’Atelier dans le grenier des miettes, la famille lui garde cette histoire impossible à croire sans cette lucide folie

Plus qu’une page derrière et le Génie fera des ronds de fumée en sortant une dernière fois de sa cruche avant de montrer son cul en passant

C’est beau cette innocence qui s’en balance.

Niala-Loisobleu – 30 Décembre 2021

LE PEINTRE SANS TOILE ET LA BÛCHE QUI PARLAIT PAR JACQUES AADLOV – DEVERS


LE PEINTRE SANS TOILE ET LA BÛCHE QUI PARLAIT PAR JACQUES AADLOV – DEVERS

Vous souvenez-vous de ces hivers lointains ?
Où la neige transversale s’agrippant à nos pieds
D’une blancheur abyssale mouvant le chemin
A ne plus en finir… d’une tempête qui glaçait
Le souffle accroché à l’étoile, au loin…

Vous souvenez-vous de ces hivers lointains ?
Le manteau couvrant de ses ailes les chaussures
Le sac à dos enneigé, le repas pour demain
Le gâteau au mais à la bonne confiture
La colline comme un monstre, la nuit, le chemin…

Vous souvenez-vous de ces hivers lointains ?
Je ne sais pas… ils avaient comme un air de jeunesse
Et la neige…elle neigeait d’une blancheur, ô, déesse
Caressant nos vissages, des ses doigts d’airain
Bonshommes de neige, boules de neige ses promesses

Courageux on marchait…dans la nuit tutélaire
Ces étoiles en poussière de sur la porte gelée
Qu’ouvrait souriante, bien inquiète, la grand-mère
Qu’il est grand, ce bonhomme, disait le grand père
Un Bonhomme de Neige, que la tempête fait marcher !

Viens vite, par ici, je vais te raconter cette histoire
Me disait-il mystérieux, d’un sourire discret
Chut, c’est magique, la grande mère ne doit pas savoir…
Mets tes mains sur le feu, écoute… qui va croire ?!
– Il y a une bûche qui parle ( !)…dans la cheminée

Une bûche qui parle ?! Ca n’existe pas grand-père, où ?
Les bûches c’est que du bois… on nous a dit à l’école…
– Dans ces étoiles filantes…qui tombent de partout
Ecoute…me disait-il, écoute sa parole…
Et la bûche parlait ! Cet instant, que pour nous…

Vous souvenez-vous, au moins, du goût du foulard… ?
Autour du visage, pour pouvoir respirer
A travers les griffes étouffantes du blizzard
De l’odeur de la neige, essayant bien bizarre,
Grinçant sous nos pas, à sa façon, nous parler…

Ô, il y avait tant de paroles… des mystères,
Qui soudain du lointain… revenait à la vie
On n’allait plus à l’école… c’était un Sacré Hiver
Les grands-parents nous gardaient encor sur Terre
Ces choses fantastiques, que maintenant on oublie…

C’était hier… un hiver, d’une blancheur idéale
Qu’on pourrait, peut-être… même le réinventer ?
Le chercher quelque part, derrière les étoiles
Cette neige, nos grands parents, cette bûche banale
Et ces sublimes silences, qu’alors nous parlaient…

C’était hier… un hiver qu’un Grand Peintre sans toile
De derrière le Monde, voulait encore dessiner…

Jacques Aadlov-Devers

DU BOUT DE LA LANGUE


DU BOUT DE LA LANGUE

Goût fouaillé du bout du né le sel garde son cône

D’un carreau trempé d’un autre soleil que la vanne se garde en marais

Une lune égarée par l’ambition se prend dans le tapis sa culotte de cheval, honni qui mal y panse

Par le fronton de l’orangeraie le dernier quartier du fruit en refusant la tête des morts comme seins bols ne sèvrera pas la vie

La souplesse du nichon attelée en double au rebondi de la chute de reins elle remplissait les greniers ma charrette. Il n’y a pas de vain de garde pour la cave, comme de truffe au gland d’une cagouille

Plus vive qu’un embrun au sortir du goémon charnu de l’anse de la Pointe Espagnole au coeur de la côte sauvage cette nervure de la feuille non arrachée du fruit prend le large

L’oiseau dégaine et hisse sa couleur au gibet du chevalet dans l’avalé des Reines.

Niala-Loisobleu – 28 Décembre 2021

LES BAVARDAGES D’UN PAS CAUSEUX 17


LES BAVARDAGES D’UN PAS CAUSEUX 17

L’eau sale qui roule en prostituée confirmée prête à tout pour se vendre a dit son choix hier au soir

Me voici la proie des Meidosems, Henri Michaux plus que jamais d’actualité, faisant place avec les tremblements électriques et ces enfants du néant

Quel portrait

Mon choix se fait

La meule qui m’affûte depuis toujours a été prise d’extinction de voix soudaine à l’annonce gouvernementale de faire comme si Omicron n’existait pas pour pouvoir s’enivrer de chants élyséens visés

Dernière gloire aveugle prédominante

Alors puisque de peur de perdre, l’inconscience décide, un regard rivé sur le fond de la lucidité j’arrête pour éviter de m’égarer et persiste au maintien de l’ouverture de l’estuaire pour le transit sédimentaire dernier

Exposer, oui mais quoi ?

Quand la roulette-russe fait les beaux soirs d’un violon incontrôlable choisir la petite-mort comme mouvement du corps est un con testablement la vraie sauvegarde. L’enfant que je vais te glisser dans la tripe utérine à partir de sperme non euphorique ne sera rien d’un Meidosem

En une vie ô combien riche , non rien à faire ma peinture ne cherche pas le clou à tous prix, elle n’accepte que l’échange de domicile de cri pour cimaise.

Niala-Loisobleu – 28 Décembre 2021

Mosaïque d’Héraclée Lyncestis de l’Ancienne Macédoine

« MERCI POUR LES JOURS HEUREUX » – JACQUES BERTIN


« Merci pour les jours heureux »

Jacques Bertin

Merci pour les jours heureux
Merci pour la joie sans ombre
Merci pour la joue des cieux
Pour la jeunesse des mains

Pour l’âge qui s’ouvre en deux
Comme une allée dans les nombres
Merci pour les jours heureux
Merci pour la joie des mains

Pour la genèse du bleu
La robe dénouée de l’aube
Jetée d’un ange des cieux
Dans un mouvement des reins

Merci pour les jours heureux
Et la gorge des colombes
Ce beau fruit ouvert en deux
L’âge qui saigne son vin

Les mots jetés dans le feu
Les mots comme une crinière
L’âge à bouche que tu veux
Le mors que tu mords si bien

L’âge jeté dans le feu
L’âge comme une crinière
La bouche d’or des aveux
Et la proue large des mains

Les mots pêchés dans tes yeux
Mes mains plongées dans l’eau claire
Et balafrant le ciel bleu
Un messager, col ouvert

Merci pour les jours heureux
Le rire des cantinières
L’éclaireur piquant des deux
Rayant le front de l’hiver

Merci pour les jours heureux
La rivière volontaire
L’arrivée dans les cheveux
Et le rire à livre ouvert

Merci pour les jours heureux
Pour la proue des canonnières
Pour la rafle des enjeux
Et la mine à ciel ouvert

L’espoir, les montagnes bleues
La bataille des frontières
L’homme dressé sous le feu
Qui se bat à découvert

Merci pour les jours heureux
Ta voix, comme une bannière
L’ombre sur la joue des cieux
La caresse de ma main

Merci pour le mal qui vient
Merci pour le soir qui tombe
Mes mots sombrés dans ta main
Mon espoir perdu en mer

Merci pour le mal qui vient
La fête morte dans l’aube
L’or échappé de mes mains
La blessure sous la mer

Merci pour les jours heureux
Merci, pitié pour le mal
Merci pour les jours heureux
Mon mal

AU PORTANT TA PLEINE IMAGE


AU PORTANT TA PLEINE IMAGE

La bûche dans la cheminée pour consumer la farce et voilà la dinde à sa place

au bout d’un décembre recroquevillé en pied-de-lit

ambiance chambre de passe sa lanterne est en berne

J’arrache à l’houe l’épine du fakir en habit rouge et sa braise imitée pour te gratter de ce qui souffre d’abus

manière de t’amenuiser les restrictions prochaines

Le manteau tu te souviens je n’ai pas oublié ses fleurs, à poil dedans le printemps ne pouvait faire rougir que les menteurs, la mer elle s’en ballotait la pompe à chaleur, je le place au centre contre tes murs où je m’expose nature comme les galets de Dieppe dans leur peau

Pleine fleur l’oeil ourlera un autre soleil de solides poutres dans son torchis pour se faire la chaume en couverture au levé du chien

Cette musique des marées sous le kiosque du cri des oiseaux d’un départ à la manivelle

Rien que du beau !

Niala-Loisobleu – 26 Décembre 2021

REPRISE DE TROU AUX CHAUDS SETS


REPRISE DE TROU AUX CHAUDS SETS

Noël laissons-lui sa Vierge ignorante

nous avons le secret pouvoir du miracle par vouloir

comme à l’Epoque quand des Baléares la grotte faisait crèche

voici que je te r’offre les Strates Bleue 2 Ma

Là contre ta main

pour plus de détail en corps

Voilà l’enfant que le soleil enchante

Je vous en brasse !

Niala-Loisobleu

25 Décembre 2021

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STRATES BLEUES 2

Devant deux je le jure

plus qu’un jour étroit

aimer large

nous sommes en Décembre

ce soleil

trapu comme une armoire normande

tire la marguerite à lui

Si quelque vache à la corne venimeuse

elle est étrangère à la volonté de l’entrain de plaisir qui me penche à sa portière

Une petite robe noire sans appeau blanc

ses petits seins ronds comme un chapeau rouge

si t’aime pas ma couleur

prend le premier métro dès que ça remarchera

la grève est salubre…

Niala-Loisobleu

25 Décembre 2019

LE SAPIN MOSAÏQUE


LE SAPIN MOSAÏQUE

En secouant le tapis de sable je vais faire sortir comme un mouvement de palmes du ventre animé du désert

Dans la palmeraie tes seins au toi des casbahs me font l’effet du chameau qui meurt pas de soif

Les grandes tentes nomades sur la croupe des dunes la voilà la route de la soie sans mirages

Les toiles du sapin plus vivantes qu’une naissance de Noël sans manière de vouloir paraître, juste l’attachement à ce qui dure

Quand la datte aura passée rien n’empêchera la figue de célébrer au gré de sa volonté justifiée

Joyeuses nos ailes à tout le monde, dit l’alouette au faîte.

Niala-Loisobleu – 25 Décembre 2021