
LA RENTRÉE PAR JACQUES RÉDA
L’air d’automne est si clair qu’au-dessus de la ville
On entend craquer les forêts d’Alsace et de
Lithuanie
Et passer des renards dont l’œil a la tendre sauvagerie
De ce ciel dénudé qui tremble au milieu de la rue.
Un barrage a cédé très haut dans les gorges du levant,
Libérant le bleu sans rumeur qui déborde les cheminées
Et, par la porte ouverte au cœur étouffant de septembre.
Voici le vent couleur d’averse du matin qui rentre
Avec son odeur de terrier, de bois mouillé, de gelée blanche,
Et sa stature d’autrefois dressée comme une promesse. •Je tends les bras dans ce retour de milliers d’ailes
Vers ce qui fut promis par la cloche aiguë du collège sous
le brouillard.
Vers les anges dépossédés qui guidèrent mes pas parmi
les bogues de l’allée,
Et la gloire d’octobre à genoux dans les feuilles mortes.
Jacques Réda
Ah mais oui ça ressemble bien à ça….
Bonjour Mon….
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La craie cherche les doigts
Un touché pour un rendu a l’appel de la cloche du couloir
L’œil de mes bûchettes comptine sur la vitrine du marchand de bottes, Ma…
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