ET AU MOMENT VENU


ET AU MOMENT VENU

Assez de soleil sur langue il lui dit ce qui n’apparaît que dans la salive du sang

Vastitude du fond où le silence ne peut mentir

A l’éclat de ses aréoles il reconnut la présence de la cressonnière et la nature originale de l’amour qui y demeure vert

La menthe et le citron firent fuir l’ouragan

Sous les caféiers pieds nus, le mojito mêle les grains rouges pacifiques aux guitares de la Baie des Cochons

Niala-Loisobleu – 28 Août 2021

ME REPRENDRE A JUSTE TITRE POUR SIGNER A MA FENÊTRE


ME REPRENDRE A JUSTE TITRE

POUR SIGNER A MA FENÊTRE

De cette saison qui s’achève sans avoir montré d’elle que d’hétéroclites images sans rapport autre qu’un penchant pour la mort, je me place face à la porte de l’automne. L’esprit tout enfoncé au symbole. Conscient d’un nécessaire changement de renaissance, non pour refaire le monde, mais en sauver la nature pour moi-même et revenir aux fondamentaux

Des Marguerite en brasse

et du vain répandu

Becker avance sa clairvoyance et délivre

LA DÉLIVRANCE ATTENDUE

La fenêtre est tendre comme un couteau

Le miroir est profond d’épaules noires

on voit des pieds nus sous le rideau

et la route est très loin dans le mur

la tête coupée

est sur le lit

Je me rappelle ou je rêve

que ton front est comme ces belles journées

où il n’y a pas un signe de mort

où la lumière se rassemble sur les sources

le pont monte de l’herbe

et fait une grande blessure au-dessus de l’eau

le dormeur est toujours couvert

de ses paupières collées

comme des fruits privés d’air

les ombres sortent et laissent longtemps

leurs tempes contre les murs.

Lucien Becker

Ainsi du dessin naîtra la peinture, chair fraîche de la couleur de soie qui racine l’arbre, du cheval qui va au labour sans regarder d’abord l’âge et de l’oiseau qui du vent aspire la poussée sans chercher de renfort

L’enfant du mordant de Marthe et de l’Art de Louis

qui joint les seins pleins aux creux des mains et poile pour empêcher l’appeau de s’exhiber

Des maisons sur le pore la mère pour horizon

sans masque
le fruit mis aux claies pour le goût d’apprendre à éradiquer l’intolérance dans tous ses exercices.

Niala- Loisobleu – 28 Août 2021

DE LA P0USSEE DES PIERRES


DE LA POUSSÉE DES PIERRES

Les pierres polissent et ébarbent à ras les bavures du moule

Déchirant le drap sur ce qui meuble sans faute de goût l’environnement vital, l’énergie amoureuse met la table pour son Banquet

Les mains tournent, modèlent, façonnent, burinent et coutélent jusqu’à donner voix à la moelle

Sortie des lacets d’accession au col la route plonge droite au but

Cette Femme, mon mas de laine,n’est pas à lapider

Son visage dévoile une pureté qui rejette la burka sur l’outrageuse action

En l’élevant à son rang initial

Niala-Loisobleu – 28 Août 2021