La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Renée Claude est morte l’an dernier. Son album d’hommage à l’œuvre de Léo Ferré, On a marché sur l’amour : Renée Claude chante Léo Ferré, paru au Québec en 1994, est une splendeur d’un bout à l’autre.
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Renée Claude (1939-2020) • Y a une étoile. Léo Ferré, paroles & musique. Renée Claude, chant ; Philippe Noireault, piano. Enregistrement : Montréal (Québec), Studio Karisma Audio Post Video & Film, mai-juin 1994. Extrait de l’album On a marché sur l’amour : Renée Claude chante Léo Ferré. Canada, Transit, ℗ 1994.
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Y a une étoile est une chanson de jeunesse de Léo Ferré. Il l’a lui-même enregistrée avec d’autres du même tonneau, en Italie où il résidait, pour son ultime album de studio : Les vieux copains (1990). Il avait alors plus de soixante-dix ans.
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Léo Ferré (1916-1993) • Y a une étoile. Léo Ferré, paroles & musique. Léo Ferré, chant, piano ; Orchestre symphonique de la RAI-Milan [Orchestra sinfonica di Milano della RAI] ; Léo Ferré, orchestrations, arrangements & direction musicale. Enregistrement : Milan (Italie), Studio Regson, en octobre 1988, puis du 11 au 13 juillet 1990. Extrait de l’album Les vieux copains / Léo Ferré. France, EPM, ℗ 1990.
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Salut, ma vieille copine la terre ! T’es fatiguée ? Ben nous aussi ! C’est pas des raisons pour faire des manières, Tant qu’y a le soleil qui fait crédit. Salut, ma vieille copine la terre !
Y a une étoile au-dessus de Paris Qui m’a fait de l’œil la nuit dernière, Ma vieille copine la terre ! Et pendant ce temps-là, tu dormais Enroulée dans les bras de ma mélancolie, Pendant que je déambulais Comme un oiseau blessé dans la nuit si jolie.
Salut, ma vieille copine la terre ! Dans tes jardins y a des soucis Qui font de beaux printemps à la misère Et de jolies fleurs pour les fusils. Salut, ma vieille copine la terre !
Y a une étoile au-dessus de Paris Qui m’a fait de l’œil la nuit dernière, Ma vieille copine la terre ! Et toi pendant ce temps, tu peinais À charrier sur ton dos des continents de misère, Pendant que le soleil se dorait Dans sa maison toute bleue pour se refaire une lumière.
Salut, ma vieille copine la terre ! Y a des diamants qui font leur nid En se fichant pas mal de tes frontières, Qu’il fasse jour, qu’il fasse nuit. Salut, ma vieille copine la terre !
Y a une étoile au-dessus de Paris Qui m’a fait de l’œil la nuit dernière, Ma vieille copine la terre ! Si tu voulais bien en faucher deux ou trois, Ça pourrait faire une drôle de lumière Et mettre au front de la société Des diamants qu’on pourrait tailler à notre manière.
Bonjour ma vieille copine la terre ! Je te salue avec mes mains, Avec ma voix, Avec tout ce que je n’ai pas. Léo Ferré (1916-1993). Y a une étoile
Quand au menu un temps gris s’est chargé à votre insu
sans attendre
planter un arbre dans son désert
et dresser tout ce qui hisse en cocagne
Du fond de leur attente surgiront mésanges, rouges-queues, rossignols, échassiers, cigognes et oies sauvages + canards en file à la remorque sur cette part de vie à ne rien perdre
La gueuse aime le mélo, à la battue sortons les femmes pour un déjeuner sur l’herbe
Et quand le dessert fera les enfants comme un bio ignore, les petits cris feront le grand-écart pour faire place à Ferré en EXTRA, histoire de ne pas se laisser emporter ses capacités à faire soi-même ce qu’on vous refuse sous prétexte de…
Tout au bord du trottoir, l’image dépasse le miroir, l’esprit de corps ne retouche pas le rimmel
la plante verte que tu es quand elle tressaille est en taille avec la mienne par le transfert naturel de sève
Un oiseau boit dans le repli de la feuille sur laquelle tu as écris au moment même où du vent de passage l’indifférence se plaint de sécheresse
Nous parlions juste avec nos mains passantes sans rien d’autre que taire la vue chez la voisine quand le chien est rentré trempé de soleil
ça t’a fait ouvrir les tiroirs pour relire les lettres dans ta lingerie, là où ta plus forte fragrance résiste aux lessives
Une dame-jeanne passant par le chais s’est remplie de paille pour bouchonner un galop menant aux Haras Nationaux
La première couche de derme était franchie, j’ai poussé à la découverte de la racine des poils, j’étais au coeur de l’orgasme , la vie avait sauté les barrières.
Les chevaux lâchés renversent la scène de l’acte de confusion, la question en recevant sa réponse écarte le flou de l’existence, le dieux foutent la paix en se voyant ôter le marteau de la porte
Les cuillères en bois pour le roux ont trouvé dans le beurre leur tango en pari. On sait jusqu’où on peut entrer sans ramener Poutine dans l’ambigüe de la case frontalière
A la manière dont ça rissole, le champignon décalotté suit la piste comme un vétéran de la Conquête de l’Ouest. Cette époque où le rêve américain pouvait contenir un sens eu égard au tôt t’aime
Les oniriques recettes cannibales en se foutant des étoiles du Michelin mènent au nirvana ce qui est loin du suicidaire combat de chefs
Ö Maxim’s appelle-toi un fiacre et réintègre Ibiza cahin-caha , l’hippie pipi ça date,, l’ânée folle ressuscite en Variant sa position par Omigron, changement de ligne, grâce à l’inscription au programme du kama-sutra, l’offrande en direct du Gange. Quand l’indien bande, aux temples la pierre en témoigne
Je préfère l’en-sang, c’est plus sûr que l’hilarant des bleubites non-initiés par la foi d’une morue pleine de coeur
Les tant changent, je reste accroché à mon ballon dirigeable, dressé à flairer les turbulences
Quelque chose me dit qu’à partir des recettes de Tante-Jeanne on peut s’éviter l’intox des addictions qui tournent au développement MST plus qu’à l’orgasme de l’intromission de départ
Mes jarres restent le meilleur des gardiennes, quand tu partiras leur peau ne sera pas vide.
Zwiebelblumen in Töpfen unter Zierkirsche (Tulipa ‘Apricot Beauty’, Muscari, Hyacinthus)
NOUVELLES VAGABONDES
Glissant sous les obstacles les pensées restent chaudes du choix intime
dans le geste comme dans la parole
Le moindre mouvement des branches délivre à la fourche de l’estuaire l’effet direct et secondaire
En traversant le jardin l’oiseau a tout dit de lui dans la grande jarre puis s’est posé au fond du ravin pour boire avant de monter cueillir des fruits
Du bouton de la fleur, un parfum d’une voix de femme a commandé un taxi.
C’est au débouché de l’oreille que l’oiseau tira le rideau des feuilles pour ne pas perdre la vue du ciel
La grande caravane du tour de passe-passe précédant l’échappée, venait de passer à grand bruit. Les klaxons , crécelles, trompettes et tambours jonchaient le sol d’une pluie de prospectus invitant à croire aux vertus d’un site de rencontre
A part la Principauté d’Andorre où le produit détaxé peut rester non frauduleux, les lieux qui vantent l’orgasme au-dessus de ce que tu as pu connaître évitent de donner la vitesse réelle des vents qu’ils braquent dès qu’ils dégainent
Le retour au Moyen-Âge que l’évolution préjudiciable causerait à la lucidité en passe de faiblesse fait heureusement tilt et met ses feux de détresse en état de veille pour freiner la vitesse engagée
La lanterne s’allume en avant-garde
La barrière descend comme une herse au fond du jardin, isolant comme un geste de masque l’isoloir des découvertes du cabinet de curiosités
L’oiseau ramène le pouls à cadence de croisière
L’orque senti est gardé comme l’éventualité qu’il faut tenir à distance des bateaux de papier
Les fleurs peuvent alors ressentir bon sans que ça change la pourriture terrestre. L’essence ciel à soi sera sauve. C’est la bonne action faite, sans aller mentir avec un beau chapeau à la grand-messe d’onze heures
A part le brouillard qui règne sur le monde et tout autour de la maison, tout s’éclaircit de plus en plus. Les acariens de l’échange sont partis des mots-quête. Certes il faut faire avec les ignorances numériques pour parvenir au meilleur du repas. Un verre de bord d’ô aide à gagner le canapé du digestif avec un chocolat sans avoir recours à l’intelligence artificielle
Les dernières mises au point avec annulation des Récollets ont permis aux jambes de trouver une excellente nuit de repos qui leur a permis de revoir l’accrochage du côté de La Chaume
Comme vous pouvez le voir sur l’illustration, je m’ai maintenant à gauche du clavier…mon meilleur côté
Bien que le Président ramasse tout ce qui peut lui apporter profit pour se faire réélire, il n’y aura de changement qu’en pire, ce qui fait que de mon côté je travaille davantage pour trouver le bonheur propre à me permettre de vivre en aimant et en partage
Et si je suis très confiant des dispositions prises c’est qu’il s’agit vraiment de retrouver la santé
L’idée de faire une expo pique-nique dans le jardin, l’atelier et La Chaume au printemps, à cet égard est vraiment porteuse
Le pouvoir créatif apporté par la joie que le coeur trouve en partage génère du bleu sans besoin de petites pilules
Comme enfant la purge des vers qu’on nous faisait prendre au printemps lave mieux qu’une promesse menteuse qui empire au lieux de guérir. L’intestin sans transit c’est l’occlusion, disait Marthe, mon ange-gardien.
Niala-Loisobleu – 29 Janvier 2022
Jacques Bertin – Ma vie, mon œuvre lyrics
Je n’ai pas su partir au loin Convoquant les ports et les îles Brisant les lignes du destin Comme un joueur d’osselets malin Bousculant la donne et les villes Je n’ai pas été l’homme-oiseau Régnant sur la côte dalmate Ni Protecteur des pays Baltes Avec son sceptre de roseau Il étend son bras jusqu’à Malte Au Vidame des ponts, à Pise Avant de le tuer comme un chien Il a racheté sept putains Qui viennent manger dans sa main Et l’aiment et qui le lui disent Ses pirogues sont sur l’Ogooué Chargées de son camphre et son miel Le roi du Soudan amadoué Lui paye des plantes d’arbre à sel Avec deux cents chevaux de selle Il conquiert les Pays du Livre Avec quatre cents cavaliers – Mon manteau pourpre les rend ivres : Livre ton âme et ta monnaie Remercie Dieu qui te délivre ! J’ai menti plus qu’on ne peut dire J’ ai vendu des années durant De faux ciboires en fer blanc Disant la messe en allemand Pour de faux moines durs à cuire Piroguiers descendant l’Ogooué Qui donc gémit dans ces barils? – Des âmes d’enfants étouffés Des pierres bleues du dieu Avril Des larmes gemmes pour les îles J’ai sauvé les couvents de Bâle Cernés par les Teutons haineux Ils voulaient la peau des moniales Ces démons se battaient mieux qu’eux – La supérieure fut triviale J’ai parcouru l’ancienne Épire Fuyant l’Europe et ma moitié Suivi d’un mamelück d’empire Et deux femmes qui me battaient – Battez-moi, mon ancienne est pire… D’un ministre l’épouse en fuite Blanche et gra**e et toujours très nue Serait-ce cela qui m’excite : Des ministres la vertu ? Iconoclastie tu m’habites ! orage au ciel chargé Je te soudoie et on se monte Certaines fois le vent se lève Pour la migration des regards « Maîtresse, rentrons, il est tard » – J’aime ce léger désespoir Qui donne son parfum aux rêves Certaines fois je crois en l ‘Homme Tu me convaincs et tu m’absous Par le rire et l’amour. En somme La foi y est cachée dessous Je crois au monde ou c’est tout comme Et tu es toute ma frontière On y pa**e en fraude un baiser Un de plus et la vie entière J’affrête pour appareiller Ma pirogue sur l ‘oreiller
Je sonne chez vous, les mains vides Je ne donne rien que mon chant Je n’en sais pas les premiers mots ni la musique Mais entendez Cette respiration qui est la mienne Roulée en boule et sur elle retient son chant Je ne donne que l’amitié dans le bol cassé de la tête Comme ce chien dans le regard des hommes qui vivait
Heureux celui qui me reçoit dans sa maison Et de sa main il caresse sa femme Et les draps sont pliés dans l’armoire à la place des draps Et l’heure à la place de l’heure Mais le rire de ton enfant il ressemble à la craie Et toute chose a l’élan mort des pierres Je ne donne rien que mon chant mort et qui s’étonne des morts
Jacques Bertin – Tocando la campana
Estoy tocando tu timbre con las manos vacías No doy nada más que mi canción No sé las primeras palabras ni la música. pero escucha Este aliento que es mío Enrollado en un ovillo y sobre él sostiene su canto Solo doy amistad en el cuenco roto de la cabeza Como ese perro a los ojos de los hombres que vivieron
Dichoso el que me recibe en su casa Y con la mano acaricia a su mujer Y las sábanas están dobladas en el armario en lugar de las sábanas Y tiempo en lugar de tiempo Pero la risa de tu hijo parece tiza Y todo tiene el ímpetu muerto de las piedras No doy más que mi canto muerto que se asombra de los muertos
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