RESOLUTION



RESOLUTION

Précédant le passage de la fin Décembre, dans l’achèvement de 2021, les ouvriers du destin dans mon équipage menaient l’ouvrage à son lancement

Comme toujours avant, dans les mouvements que l’Art révèle, on voit arriver un grand vol d’oies sauvages à la pointe du jour

Rien ne bouleverse en apparence les repères ordinaires

C’est au-dedans que tout s’opère, parce que le moment est venu. On est prêt pour le voyage. La vie va tourner la page lue pour en écrire une nouvelle

Le tableau signé n’a jamais fini de dire

La peinture sèche pas la signature

Cette nuit comme un père qui sait que l’accouchement est en cours et qui suit des yeux la mise au monde de l’enfant, son visage futur lui apparaît et prend forme au rythme des contractions de sa femme. Deux souffrances s’accompagnent dans leur spécificité propre. L’enfant symbolique de cette naissance arrive résolut

Les yeux grands ouverts baignent le visage de lumière

La part personnelle augmente

Il y a dans le vide collectif, un plein personnel qui renvoie dans la montagne croire au mystère du soleil.

Et j’ai vu le point s’ouvrir à l’Est du cap.

Niala-Loisobleu – 27 Janvier 2022

« AU COIN DE RUE » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE SOUS/VERRE 50X70


« AU COIN DE RUE »

NIALA 2022

ACRYLIQUE SOUS/VERRE 50X70

Voilà le carrefour des verticalités

riverain des voies du silence

Au pied de la chambre de bonne, eau-courante au fond du couloir, par l’escalier de service siou-plait

sur le trottoir contre la descente pluviale poussera jusqu’au bout une dernière anémone

chanteuse à texte de rue, lavandière, ravaudeuse de naturel, walkyrie écuyère du rein, conteuse de cuisine, surréaliste file de joie d’un beau cabinet de curiosité, que l’ibère n’a pas gelé lors de la colonisation

A la vérité chacun son sursaut pour franchir la pantalonnade du quidam

vivre sans cacher la réalité de sa gourmandise

Tout comme Frida je préfère la trompette du mariachi à celle de Jéricho

Quatre-saisons à l’arrêt, la charrette mêle dans son étal la figue au rouge carnassier de la langue, des menthes, pour la promotion de l’abricot au sein du caniveau

L’enfant, cul au bord et pieds dans la rue pousse les moulins jusqu’à la Mancha avec son cheval amoureux de sa licorne

Où des maisons-blanches marquent de leurs bornes l’orée du bois

En plein soleil sous les marronniers (pour l’ombre) le fameux bac à sable des entrailles que la mer tangue au bas d’une falaise aux seins lourds

Si le peintre et son oiseau habitent là , c’est parce que les catéchèses d’une société nouvelle étant passés par là, rien de bon tient encore debout

Allez loup ya !

Niala-Loisobleu 25 Janvier 2022

Jacques Bertin – La Maison au Bord de la Route


Jacques Bertin – La Maison Au Bord De La Route


C’est une chanson pour l’enfance
Pour chanter longtemps
Avec des mots comme espérance
Et soir couchant
La maison au bord de la route
Sous les cerisiers
Fume pour écarter le doute
Comme un chien couché {x2}

Les voisins qui sont vieux et sages
Gâtent les enfants
La dame parle des Rois mages
Et lui des uhlans
On ne le croit pas, mais on rêve
En mai les jardins
Sont pleins de rumeurs et de sève
Et d’amour en juin {x2}

J’ai vécu dans une autre vie
Où dans un passé
Dans cette maison cette vie
Et ce temps rêvé
L’hôtesse est blonde aux yeux pervenche
Couleur des rideaux
Quand il fait bon la maison penche
L’épaule dans l’eau {x2}

Tout près est une basilique
Entre deux moulins
On y monte dans les colchiques
Et les chants marins
Couverts de bouquets quand on rentre
Chacun fiancé
On chante pour suivre la pente
Et la destinée {x2}

La maison est comme une bête
Cachée dans un coin
Douce et chaude comme la tête
Au creux de la main
L’hôtesse a passé la barrière
Portée par l’amant
Et la scène emplit de joie fière
Les yeux des enfants {x2}

C’est une chanson pour l’enfance
Pour chanter longtemps
Avec des mots comme espérance
Et soir couchant

Jacques Bertin

Combien de temps il reste chante encore Reggiani depuis l’étoile qui l’héberge

On ne peut jamais savoir surtout quand on aime le vie à dépasser la mort ainsi et surtout que toutes les menteries qu’elle vous a réservées. Dans le ciel l’oiseau qui passe et reste peut continuer à croire. Il est dans son rêve sans que les vers ne le massacre pas

Voilà la petite maison qui s’approche

Le chemin qui y mène reste sans tourner le dos à l’amour.

Niala-Loisobleu – 24 Janvier 2022

« NIALA RECOLLETS 2022 » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 65X54


Tableau qui servira pour l’affiche de l’exposition

« NIALA RECOLLETS 2022 »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 65X54

Oyez, oyez, il est né mon dernier enfant

tout est dedans !

Tel mon jardin, où pousse la Femme Anémone, où laboure le cheval, où l’oiseau grimpe, où l’abeille garde, où le Bleu c’est le chien qui surveille le maussade pour le mordre, où la mer ne veut que l’enfant en bateau de papier, où les mots-peints s’allient à la poésie, où les petites-maisons blanches abritent l’humanisme

Récollets la pierre levée…

Niala-Loisobleu – 20 Janvier 2022

AUX CREUX DE LA CUILLERE


AUX CREUX DE LA CUILLERE

Impatient de réchauffer, l’atelier pousse le froid de la nuit dans le couloir du jour qui pointe

Dans l’ocre brun des chairs de la flamme reste en corps aux tisons des pinceaux

L’oiseau perce la glace

tire sa vision folle à lui, entre les poils les lèvres roses du peint sourient

d’une pincée de Provence, VIncent saupoudre le chemin de faire vers le thème de l’inspiration mise en train

On entend des cigales rissoler dans l’huile d’olive

Le pourpre de l’iris éclate au milieu du mouvement matinal que l’anémone poursuit.

Niala-Loisobleu – 20 Janvier 2022

LES BAVARDAGES D’UN PEU CAUSEUX 26


LES BAVARDAGES D’UN PEU CAUSEUX 26

J’ai une chaise qui m’assoie en Elle. Comme ça mais pas n’importe où. Drainant avec elle des fenêtres sur l’infini. Pas n’importe lesquelles. Celles que le Grand Fauve a si largement ouvertes qu’elles déglinguent le sombre du présent des années après

Matisse, cette force de la nature à lui tout seul

Ils sont là tous les deux avec un commun en parabole qui pulvérise d’A à Z la prétention actuelle

Plus que presque 1 mois et les Récollets lèveront leur drapeau, pour moi sans doute la 38ème fois dernière

Sacré bout de chemin, mon Cousin

Dire ce que ça m’habite le ventre, dans le coin où l’émotion loge c’est pas possible. Mais le taire c’est pareillement impossible. C’est tellement physique d’accrocher à ce stade…

Je peins celui-là qui sera l’affiche de cette Expo 2022. Depuis plusieurs jours et pas fini

Je ne traîne pas mais à voir comme ça macère, je dois reconnaître que c’est nouveau en bavardage interne

Les tripes dans la main gauche, les tripes dans le regard en arrière, les tripes dans le transport sensuel, parce que l’érection part de la palette jusqu’à gicler sur la toile, les tripes qui regardent le bout du couloir où planent des corbeaux qui prendraient bien leur part. MAIS seulement arrêter les Récollets par conformité d’âge ça n’a rien d’un adieu pour l’atelier. Le Capitaine peut pas partir sans le bateau

Alors avec l’anémone et tout son bleu symbole ô hisse et ô

L’émotion finit par prendre le dessus avec bonheur sur les plus grands malheurs que la vie largue sans se priver.

Niala-Loisobleu – 19 Janvier 2022

SENSITIVE EMISSION


SENSITIVE EMISSION

Du jour en début d’éveil sortent des manifestations qui se sont trempées dans le catalogue des Allégories. Façon propre à l’épiderme de sentir la rosée venue au pied de sa mise en marche

Le premier moulin tourne l’évent du premier galop

Sur le banc deux amoureux tête-bêche se donnent à boire sous la quille du bateau qui passe

Debout sur le trapèze prête à jeter les mots rebattus, la poétesse remonte depuis l’enfance pour donner au peintre matière à retenir le mouvement du pétale que la tige soulève du chant sec

Quelque chose est à se défaire de la pesanteur

la voile se détache du corps-mort au passage des oies-sauvages

Apparaissent les formes de ta nudité

tu découpes l’horizon

Bouche pleine de ta langue je pose tes odeurs intimes sur la palette.

Niala-Loisobleu – 18 Janvier 2022

« LE BAC A SABLE » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 45X38


Photo Niala

« LE BAC A SABLE »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 45X38

Levé à ce bout d’âge atteint, l’enfant sort du sommeil d’un saut , la pelle laissant le râteau faire le tri des mauvaises pierres et du bon caillou

Par delà ces ruines qui n’ont pas ébranlées Carnac pas plus que les bisons et la main de Lascaux n’ont pus faire l’affaire du pillage des naufrageurs, l’innocence enfantine choisit de loger au bac à sable

Là ce qui s’écrie et se construit dans le sable se fonde sans balayage à la première vague

Ce qui a fait le genre à l’intérieur des culottes petit-bateau ne disparaît pas à la poussée du premier poil, tout reste assis sur la planche courbe

Oxygéné par la pureté de l’air qui équilibre la balance

Au point de tirer le soleil neuf du tiroir quand l’étable se couvre des miettes de coulures de cierges

Fleurs introuvables sur internet

Ignorance Valentin, déni du guru c’est au sein qu’ils s’élèvent

Ils savent lire et écrire sans besoin de cette scolarité du détournement.

Niala-Loisobleu .

15 Janvier 2022

PASSAGE DU COL


PASSAGE DU COL

Redressant le bas du dos le peintre se met d’équerre avec le soleil et pousse le chariot en direction de la rue d’Angoulême la main ferme sur le fil à plomb

L’époque change si vite d’humeur qu’l faut pas tarder à répondre quand l’estuaire ouvre l’écluse

Et puis mis en humeur joyeuse par une pensée bleue par une maison de Mexico qui ne triche pas avec la lutte pour l’espoir, j’ai peint l’envie de faire l’amour qui en navette funicule mon sacré coeur

Le petit oiseau sur ma main chante à vague montante

Niala-Loisobleu – 13 Janvier 2022

LES BAVARDAGES D’UN PEU CAUSEUX 25


LES BAVARDAGES D’UN PEU CAUSEUX 25

Faute de faire ne m’est pas coutume, mes matins ont toujours eus pour règle sitôt le café bu d’ouvrir la boîte à outils

Ces derniers jours de crise bien que m’ayant monté le sucre m’ont semblé un tantinet amers, au point que ce matin en ouvrant la boîte de couleurs me suis dit qu’au train dans lequel on nous a fait monter ce pourrait bien être celui de la gare où on descend sans choisir

J’aime pas les bouteilles à moitié-vides comme les seins plats, ça m’outre-noir au point qu’il faut que je m’en soulage sans traîner

Quand la demande d’entrer au Couvent m’est parvenue, foi de Bébert, j’ai pas vu un mécréant comme moi dire bingo aussi rapidement

Et si fallait quitter le navire parce que ce serait l’heure, j’aurai resté poli en disant « Salut les Copains » sans perdre l’odeur du coin d’herbe qui m’a toujours été le plus vers.

COUVENT DES RECOLLETS

Salle du Prieuré – 21 Février au 5 Mars 2022

Niala- Loisobleu – 12 Janvier 2022