« AU COIN DE RUE » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE SOUS/VERRE 50X70


« AU COIN DE RUE »

NIALA 2022

ACRYLIQUE SOUS/VERRE 50X70

Voilà le carrefour des verticalités

riverain des voies du silence

Au pied de la chambre de bonne, eau-courante au fond du couloir, par l’escalier de service siou-plait

sur le trottoir contre la descente pluviale poussera jusqu’au bout une dernière anémone

chanteuse à texte de rue, lavandière, ravaudeuse de naturel, walkyrie écuyère du rein, conteuse de cuisine, surréaliste file de joie d’un beau cabinet de curiosité, que l’ibère n’a pas gelé lors de la colonisation

A la vérité chacun son sursaut pour franchir la pantalonnade du quidam

vivre sans cacher la réalité de sa gourmandise

Tout comme Frida je préfère la trompette du mariachi à celle de Jéricho

Quatre-saisons à l’arrêt, la charrette mêle dans son étal la figue au rouge carnassier de la langue, des menthes, pour la promotion de l’abricot au sein du caniveau

L’enfant, cul au bord et pieds dans la rue pousse les moulins jusqu’à la Mancha avec son cheval amoureux de sa licorne

Où des maisons-blanches marquent de leurs bornes l’orée du bois

En plein soleil sous les marronniers (pour l’ombre) le fameux bac à sable des entrailles que la mer tangue au bas d’une falaise aux seins lourds

Si le peintre et son oiseau habitent là , c’est parce que les catéchèses d’une société nouvelle étant passés par là, rien de bon tient encore debout

Allez loup ya !

Niala-Loisobleu 25 Janvier 2022

3 réflexions sur “« AU COIN DE RUE » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE SOUS/VERRE 50X70

  1. Je suis fasciné par ce tableau, je pense que cést un de mes préferés, les couleurs, la composition magnifique, j’adore. Ca ne me laissera pas t’aimer, je reviendrai plus tard. Merci
    Bonne nuit Alain.
    Elvira

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  2. Tant de ce qui du désir des jambes arpente les rues dans ce tableau montre le ressenti d’un d’un en corps debout . Seule de tous les arts la peinture parle toutes les langues. J’ai le ressenti de ce que tu en entends sans besoin de traduction, Elvira. C’est qui se passe dans le contact de l’exposant avec des visiteurs. Une vision interne que l’oeil décrit ensuite par la voix. Le moment venu où l’oeuvre trouve sa poursuite dans la sphère de l’écho. Elle introduit un effet de transmission déroulante, musique alors qui passe les murs en construisant.
    Merci pour ce que tu exprimes aussi profondément Elvira.
    Alain

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