La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Et ce délire déjà déchiré du mouchoir et du sperme, et l’odeur des affûts : la main, dans le bras creux, cherche l’hiver, le fou rire. On grandit malgré soi dans l’oreille des vigies.
Ce que l’on dit de bleu fait mourir les filles. Aimons jarres et parfums. Marchons nus dans les rues. Les maisons qu’on abat, faisons-en des navires.
Langue en langue.
Le doigt sur la bouche.
Affame. Femme.
Blé bleu du chaos verni,
je t’incendie.
Dix clous sans tête
et je meurs à l’envers.
Incertain venin des nages.
Belle enclume de Babel
dont je cache les marteaux.
Je m’insurge et vomis :
fleurs et bourreaux bourrus
m’enferment ici.
N’étemue qu’un vizir nu,
qui balbutie, qui lapide.
Le corps: maison de salive où des jambes multiples laissent trace, empreinte, où des mains de cent doigts effleurent le verre mince de l’œil ou du poignet. Que meure la hâte des battements du cœur ! Que le bon liquide circule et soit suave! Tout le vêtement des veines, cachons-le sous la peau.
Nous voici désossés, lancinants, languissants et meurtris. Et nos bris de verre nous assaillent. Et nous crispons poings et flottilles. Le nerf aigu de l’herbe avive en nous paresse et pâmoison. Cachons les épaules dans les grands miroirs. Blé d’embolie dans le mille. Ou serpent voyageur des abîmes. Ainsi, ce ne serait que l’intérieur d’une coquille d’œuf : y loge un poing fermé. Mille pattes le roulent en moi, qui n’ai pas de ventre. Et j’use de mon droit de canaille, je souffle dans tous vos orifices et je vous enduis de mes liquides amers. Réjouie, la dentellière se perd dans sa dentelle. Je m’égosille dans la sueur; nos vitres vitrifiées, quel marteau les brisera? Quel poupin me nargue? Quel pantin me foudroie? Quel jasmin me séduit? Quel aveugle entêté me bande les yeux? Quel bandit de bonheur m’étrangle? Qui m’arrache langue et doigts? Le nain Vertige.
le soleil se signale pour accompagner le défunt . Peut-être pour se faire bonne conscience, il a pas suivi la règle pour en faire plus à sa tête qu’au respect de ce qui va de l’avant
Mais les choses partent de plus qu’on les soulève toujours trop tard loin, on en parle quand ça sert plus à rien
Alors honneur au soleil
Le monument qui le glorifie : cette Femme habillée d’histoire est beau comme Olivia se déplaçant dans ma pensée dans les rues de Moscou. Autour d’elle la musique élève le Bolchoï dans l’élan d’un entrechat plus félin qu’une conquête politique sortie à la traque de nouveaux territoires
Ton sourire, Olivia a ce rose de l’anémone qui boit l’atmosphère pour en jouir comme de la caresse la plus sensuelle qui peut tendre les seins comme un arc pour se transpercer l’entrechat précisément.
Je ne marche pas, je peins mais pas immobile. Propulsé d’un coup vers la Maison Bleue de Frida. Déplacement en barque à Mexico, Des mariachis tombés des cascades de fleurs vers la porte des arènes où l’Espagne a gravé sa culture pour qu’on comprenne la richesse de sa langue révolutionnaire. Autre chose que la jésuitique coloniale cul bénie
Elvira est en cuisine, l’épice de son art va d’un poêlon de terre aux oignons qui pendent de l’haleine du plafond. La dernière écriture de sa main, remue encore l’herbe de la chambre à coucher retenue par les amants
Ainsi je garderai de ce qui va sortir la partie à mettre dans la suite. Tout n’est pas à jeter dans le ben des hésitations du quotidien
J’aime pas les voeux. Mais ça ne m’empêche de souhaiter le bien de l’humanité
Riez l’intelligence artificielle vous épie. Je vous embrasse toutes et tous.
D’un carreau trempé d’un autre soleil que la vanne se garde en marais
Une lune égarée par l’ambition se prend dans le tapis sa culotte de cheval, honni qui mal y panse
Par le fronton de l’orangeraie le dernier quartier du fruit en refusant la tête des morts comme seins bols ne sèvrera pas la vie
La souplesse du nichon attelée en double au rebondi de la chute de reins elle remplissait les greniers ma charrette. Il n’y a pas de vain de garde pour la cave, comme de truffe au gland d’une cagouille
Plus vive qu’un embrun au sortir du goémon charnu de l’anse de la Pointe Espagnole au coeur de la côte sauvage cette nervure de la feuille non arrachée du fruit prend le large
L’oiseau dégaine et hisse sa couleur au gibet du chevalet dans l’avalé des Reines.
L’odeur de pichpin prend mon impression au moment où la première entre dans la pièce. Elle a dans l’oeil cette évasion qu’ont la crète des vagues lorsque rien ne les arrête. Et puis cette fleur qui les chapeaute comme un jardin qui ne respecte pas les allées rectilignes me dit quelque chose. Elle lui lui colle comme une complicité pas cachée, mais pas forcément saisie dans le dessin. Avant que je sorte faire courir le chien, les dynkies-toys tournaient autour de la maison de poupée. Il y a forcément dans tout ce manège un truc qui doit expliquer le regard qu’elles s’évitent d’avoir pas forcement par hasard
Voilà trois fois que le vent déplace la fumée du train sans lui faire quitter le quai, il est évident que ça n’est pas aujourd’hui que le soleil reviendra pour que nous allions sur l’impériale caresser les nuages. Cette dernière semaine de l’année a du mal à digérer. Trop de remords sans doute
Voilà qu’elle murmure à son oreille
Le chat s’étire sur le palier du premier
Sur le coup de cinq heures quel conseil vont-ils nous donner ?
J’aimerai trouver la haute-laine à tisser l’odyssée. Lâche le cheval à la sortie des curies il pourrait faire en sorte de piquer des deux.
La bûche dans la cheminée pour consumer la farce et voilà la dinde à sa place
au bout d’un décembre recroquevillé en pied-de-lit
ambiance chambre de passe sa lanterne est en berne
J’arrache à l’houe l’épine du fakir en habit rouge et sa braise imitée pour te gratter de ce qui souffre d’abus
manière de t’amenuiser les restrictions prochaines
Le manteau tu te souviens je n’ai pas oublié ses fleurs, à poil dedans le printemps ne pouvait faire rougir que les menteurs, la mer elle s’en ballotait la pompe à chaleur, je le place au centre contre tes murs où je m’expose nature comme les galets de Dieppe dans leur peau
Pleine fleur l’oeil ourlera un autre soleil de solides poutres dans son torchis pour se faire la chaume en couverture au levé du chien
Cette musique des marées sous le kiosque du cri des oiseaux d’un départ à la manivelle
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