La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Je sais l’image qui symbolise le mieux ce qu’est la vie ; c’est celle de la mer
Elle montre son immensité par le petit bout de la lorgnette
Que tu nages, surfe ou passe sur n’importe bateau, ce que tu en vois n’est que la plus infime partie
C’est profond au possible la mer
Au point qu’il se passe tout par en-dessous
Le monde de son silence ne connaît pas d’équivalent
Et la mer question de faire face c’est en tout supérieur
Aujourd’hui j’ai passé la nuit dessus, bercé par des pensées venant se frotter sur son fond. Quelle bonne nuit dans le sourire et l’entretien avec mon Capitaine
On parle à nouveau de jauge
De quoi rire
Imagine ce qui va balader ce soir. En matière de divine naissance le Covid va ventiler ses faire-part en pleine incontinence
Ainsi se présentent les choses à partir du moment où elles passent par la direction humaine, faut satisfaire (à l’aide de moyens contraires) le but poursuivi surtout s’il a rien à voir
Oui la vie c’est la mer, ça ne monte pas en avant l’essentiel. Le vague fait son shaker en remuant plus de puéril que d’essentiel. Ben j’ai navigué en plein milieu à partir de mon rivage et en restant dans ses côtes sauvages à mesurer comme l’attachement reste le plus solide bateau
Je suis né l’oeil ouvert sur l’amour, je mourrai en ayant pénétré dans ses pièces les plus reculées et marche après marche. Parce que ça monte toujours plus abrupt.
Je ne crois pas en Dieu L’infiniment Puissant Parce que je crois en l’homme À son vol en suspens.Je crois au grand soleil Qui réchauffe la terre À l’hymne de l’éveil Au ventre de ma mère À la vie sacrement De sueur et de sang Aux larmes de l’amour À l’arbre du secours.Je ne crois pas en Dieu L’infiniment Puissant Parce que je crois en l’homme À son vol en suspens.Et je crois au grand vent Qui souffle nos mémoires Au saint du temps présent À l’issue provisoire Aux germes du printemps Aux courbes de l’été Au regard transparent de l’être tant aimé.Je ne crois pas en Dieu L’infiniment Puissant Parce que je crois en l’homme À son vol en suspens.Et je crois aux mystères De nos âmes en sursis Aux fragments de la chair De nos corps insoumis Aux chemins de la croix Qu’il nous faut supporter En l’absence de la foi Qu’il nous faut retrouver.Je ne crois pas en Dieu L’infiniment Puissant Parce que je crois en l’homme À son vol en suspens.
A la barre de seuil, mettant la coque à la gîte, il se penche pour voir sous la porte, dans l’enchevêtrement des racines, le moyen d’en sortir
Tapie au dernier étage la bonne impression est là qui suce son pouce, tranquille comme Baptiste
Des convois venus de Chine trimballent des hommes en rouge avec un barbe blanche
Avisant un trône pour la photo, il sort le moutard des genoux de sa mère et lui sourit en sautant dessus à cheval
Dans la yourte sous la peau d’ourse le feu gagne
La dernière fois qu’il a fait la fête c’était quand ?
Il fouille dans un vieux catalogue de la Redoute, merde, le stock est épuisé, alors il court se faire un cheval de bois pour remonter au début de l’histoire en se rappelant le coup de Troie
Au fond du jardin pousse un cri
Il ne se retourne pas et entre sans frapper (il a été élevé courtois)
à cette époque revenir sur le passé ça peut contenir le risque d’être accusé
Ce musicien que l’eau n’a pas noyé est toujours sur le trottoir
Contre l’inclinaison qui s’installe le buvard s’applique à la mare pour faire garrot. L’arbre dégoutte bien que l’enseigne « Bains-Douches » ne s’y trouve pas accrochée. Sans parler du canard quel oiseau à part le marin n’aurait pas de mal pour s’approvisionner. Mais rien n’y fait. La rivière elle-même cherche à se mettre à l’abri dans les maisons. Quel foutoir !
D’autant que du côté de la libre circulation c’est coincé . Le plan blanc est aux frontières au point de menacer les pharmaciens de rupture. Foie gras qui grimace à l’amuse-gueule on garde son ticket pour se faire rembourser le sapin. Mais pas de crainte le Président observe l’élection comme empêchement majeur au confinement (en cela couvert par l’accord des autres postulants)
Au point que con comme je suis, je me dis que la cata qui va suivre en Janvier pourrait faire manifester tous ceux qui ne pensent qu’aux festivités
La neige surabonde
Nos îles d’été hivernal brûlent de toutes sortes, voilà moyen de lutter contre l’augmentation des fluides de chauffe
Que je me demande si la Normandie, la Bretagne et la Côte-Atlantique, faute de restaurants ouverts, pourront suffirent de gîtes et en plus ya plus de boîtes de nuit pour loger en réquisition
D’abord un grand châle lilas Sorti du fond de mon grenier Pour tes épaules gelées Et puis un grand collier de glands Récoltés en des chemins Après la fin de leur saison Après la fin de nos chemins
Et puis un grand peigne de bois À l’heure où le vent te revient Tes mèches sont désemparées Une seule bague à ta main Pour laquelle j’aurais plongé Au fond du puits d’un vieux couvent Et tu me donneras ta main
Un vieux cheval compréhensif D’une étable de Moncontour Et devant moi tu es grimpée Un sentier oublié des hommes Un chemin au long des vergers Une reinette un peu fripée Pour croquer au long des chemins
Une barque sur un canal Un enfant le long du halage Dans une blouse démodée Et puis les herbes de l’étang Et puis les reflets de l’étang À l’heure où remonte le froid Et où nous allons nous baigner
Nous irons par le froid D’une saison passée Où tout renaîtra Vêtus de vieux habits De vieux moments d’un autrefois Comme le feu renaît des braises Comme la fleur perce-gel
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