SUIS-JE APTE A ME FAIRE ?


SUIS-JE APTE A ME FAIRE ?

 

Des fois, il se peut qu’on entre au coeur de son couloir et c’est possible qu’à l’abord d’une courbe on entende ce qui va conduire à voir… avant d’y être parvenu…

Voilà qui justifie d’entrée l’avertissement lancé au lecteur cartésien, de bien vouloir sortir . Afin que ceux pour qui, la métaphore bouche d’emblée, aillent paître…il y a plus de restos à bestiaux que d’endroits d’herbe  poétique pour nourrir sa vie.

Je me fous de l’imperméabilité lambda au surnaturel. Mon intime conviction s’est construite au travers d’un vécu renouvelé en permanence. Ne pas avoir la moindre vision des indispensables révélations de la poésie, met sans appel, un terme à la réalisation de l’égo prétendument souhaité.

Par tranches épaisses sa vraie vie se complait dans  l’indigeste auquel elle s’est soumise. Compromis désastreux faisant la part belle au si j’aurais su…Jusqu’au haut-le-coeur qui un matin déboule sans plus vouloir s’ignorer.

Entouré de murs, on devient l’insecte pris dans son propre abat-jour. De s’être mis en lumière, voilà qu’on se cogne à tout ce qui fait l’ombre de soi.

Plus possible de reculer, tout est grillé, mais où est-elle donc la sortie pour franchir le barrage et accéder à la lumière qui crie allez viens ?

La porte en trompe-l’oeil c’est celle qu’il faut repérer en premier….le risque de se foutre dans un nouveau vide est tendu…Un seul moyen de trouver le passage, regarder ce que l’on va devoir faire souffrir sans penser au plaisir qui se dessine pour soi sur l’autre bord.

On n’a à tuer que le Soi qui n’a pas de raison d’ être. Culpabiliser en fonction des autres est se retenir dans le larvé de sa lâcheté primitive.

Niala-Loisobleu – 5 Décembre 2016

 

Ancien hôpital de Saintes

 

Lola


Lola

Aujourd’hui

j’ai été à l’école

pas la conne qui apprend à devenir ignare de la vie

non, celle de l’amour brut

j’ai rencontré une femme, un homme leurs enfants

et puis Lola

4 ans 1/2

plus belle qu’on rêve de l’envie d’avoir un jour un enfant

………………………………………seulement………voilà

Lola elle parle l’animal, elle a un ange mental plus bas qu’un nourrisson

en raison d’un très lourd handicap cérébral…..

elle sait rien de tout ce que connaissent les autres

m’aime pas sa vraie maman…..parce que sa maman internée est un légume à qui on a rien fait pour pas qu’elle fasse des enfants. Mais un légume ça se fait bouffer par un animal dangereux appelé homme, qui se vide les couilles sans scrupules…puis s’en va, pas vu pas pris…et la suite….c’est une Lola jetéee en vie…

Je déteste tellement le mélo, l’exploitation qu’on fait de toute cette bassesse, sans jamais prendre le problème à la racine, comme tout ce qui peut s’appeler problème, que je ne pouvais me retrouver dans une oeuvre de charité….il ne pouvait y avoir qu’un acte de contact

Lola je l’ai connu dans le foyer de mes amis et quand j’ai vu cet ange émettre des bruits sauvages me tendre ses deux petits bras après un moment de peur lisible, s’écraser contre mon baiser, je vous jure que jamais je n’avais embrasser autant l’amour…

Et pour clore ce bonheur inracontable, Patrice, mon fils entrait physiquement dedans.

Salope de vie, je te mors au cul, pour t’arracher ce que tu caches d’amour sans cinéma  dans  tes lamentables soap-opéra-et tes journalières apparitions médiatiques à pleurer…

Niala-Loisobleu – 4 Décembre 2016

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Du ber j’ai répondu à la Bergère


Du ber j’ai répondu à la Bergère

Un matin de lendemain sans journaux, j’ouvris sa chemise pour reclasser les idées laissées sans suite, puis sortis par la porte de service. Le jour qui était en train de se poser des questions, ne paraissait qu’à moitié. Une partie au-dessus de l’horizon, floue et opaque, l’autre invisible, probablement en-dessous encore à ranger des trucs dans la cave.

Je demeurai coi,

-Pardon ?

– Ben oui, quoi ?

J’ai dit coi…

sans trop savoir pourquoi, mais à quoi bon. Ce qui est certain c’est qu’il mûrissait un projet dans ma tête.

Le ciel qu’était plus lourd qu’une bise légère de ma p’tite-fille aux yeux bleus sur ma barbe, se chargeait d’un plomb à courir chez le charpentier pour tout étayer avant la fin de la Genèse.

Mais z’est t-il encore temps, se hurla t-il par une voix planquée derrière

Sûr, et vas-y pousses !

Alors d’un coup de reins, je me précipitai au port.

Avisant une barque, je la rama dard dard, afin de l’aiguillonner au RER francilien, que le développement des banlieues étendait désormais à tout l’hexagone. Avec ma pelle et mon p’tit seau, j’écopa l’averse d’intérêt général qu’un maton qui faisait de la photo porc no, m’intima de reverser dans l’esquif échoué au milieu de la mère morte de chagrin. Des roms de passage par ici, sortirent leurs violons en déployant les accords d’Eon , l’édit des nantis et des sans-papiers, pour la parité, une sombre histoire de taupe. Un long cortège conduit par Charles, conduisit la Mama à sa nouvelle demeure, ramassant au passage tout ce qui se traînait rien que vaille.

Ouf…si ça, ça s’appelle pas hâler au turbin…

Pendant ce mauvais temps, le ciel s’étant chargé davantage en nature, le ferry, la barre dévissée, tournait en rond dans la tourmente. Une vierge s’en vînt à passer, noire comme un préposé au vain de messes, au grand dam des flamands roses et des wallons beiges que le père Noé, poussait à embarquer pour sortir de cette impasse.

Combien d’épisodes durent subir les passagers de la croisière joyeuse, en compagnie des affligeantes productions de la télé, impossible à dire, mais qu’importe le voyeur de l’audit-mate vérifie les comptes.

Le vent qui avait rugi et secoué l’embarcation tombait feuille à feuille. La mer se remontait comme un bidet produit par hic et ah. Compliqué, à cause des vices, mais suivre la notice avec son GPS pour trouver le bon trou. Et je vis que viendrait le moment où les gros nuages quitteront les lieux d’un rebond décisif. Que ce soit clair. On peut peu pour empêcher les crimes contre l’humanité. Mais que ça réduise d’un chouïa sa capacité naturelle à faire front, non c’est impossible !!!

Niala-Loisobleu – 4 Décembre 2016

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A PROPOS – JONCTIONS D’ATELIER 3


A PROPOS – JONCTIONS D’ATELIER 3

BLUES DE MIE NUIT

Que ceux qui croient que le blues est l’expression du cafard, s’écrasent. D’abord le blues est Art. L’expression d’un peuple esclave se libérant en chantant.

« Au menu du jour, je mangerais un home-sandwich, assis en terrasse du bord de mer. Quelques oiseaux marins en pavois sur un air d’accordéon émotionnant une plaine de fesses pour que ça saute à la corde du grand-huit. Puis dans la rumeur écrasée j’irais marcher sur la pelouse interdite du paradis perdu au devant de l’écrivain-public déballant ses dernières volontés avec son orgue de barbarie (la couleur du temps) à l’adresse des illuminations de nos ailes…
Merci beatricelise. « 

Vie triée ! Vie triée !

Mi-nuit déjà, c’est vrai que quand y fait noir au mât teint on voit pas Claire même avec les volets ouverts.

De la couleur le blues en a des arcs-en-ciel, mais sous le derme ouvert à coups de cœur.

Comme dit Moïse quand y s’traverse not’désert : « Miserere ».

D’avoir le visqueux du couloir qui patine en lise sans lettre et moindre petit mot de nouvelles, les suints du mur en labyrinthe, on dira ce qu’on en voudra, mais ça mine au tort.

« Tiens bonjour Céleste, ce jour auras-tu fin, pareil que quand sur la table tu mets le soleil cuit dans tes roux sillons -quelque chose de tiens naît si road revenu- air de tige-de-botte léché de vent d’autan d’arômes pistant la garenne au son des envolées de jupons en garrigue à la seins libre. Ô que mettre l’oreille à ta rosée ça donne à l’arc une bonne raison de bander l’écoute. Loft pour loft, ma Belle, tiens bon la baume ! »

La bandoulière de tes jambes autour du cou, me dis-je en peignant Muse, c’est ce que mes épaules préfèrent pour tenir la guitare un soir pareil à un tant tôt qu’on s’regretterait pas d’avoir con eu. De l’amour, de l’amour, bordel, plus de ris d’ô en tringle de jeûne. Viens m’refaire beaux yeux pleine bouche à deux dos, ta chevillette a cherrera en m’aime temps que ça me libérera l’espar dans l’herbe. Les colchiques nous empoisonneront plus, Mieux  elles nous rendront à la vie, heureux d’être des chiens !

Niala-Loisobleu – 3 Décembre 2016

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PEINTURE A L’Ô


PEINTURE A L’Ô

Erailleur de fibres le rabot de ma passion fait la planche aux bordées de l’esquif,

l’eau ne monte que par Ta proximale humidité, à la ligne, l’herminette taille,

les crayons de mes desseins qu’estompent une ombre d’herbe, d’odeurs des lins bleus.

Des crissements calcaires sortis des coquillages du bord de claires, vont à l’avance de mes pas, entre sel et iode, un bruit d’Elle se pose au tympan de l’étape romane.

La gourde balance au dos du sac, quand le bâton cadence la marche.

Les calques ont superposé les images d’un diaporama de circonstances, cortège de pensées décousues, ne tenant que par le fil d’une volonté pugnace.

Je peins des frontières ouvertes à la démarcation du destin, c’est l’utopie qui construit l’oeuvre, les peintures noires sont dévorées par Saturne à la Fête de la Sardine, les cheveux de ta nuque coiffent les lèvres ouvertes de mes champs.

Là-bas, au Prado, Goya s’écorche toujours à sa Majta desnuda

alors que le toro n’ést pas en corps entré dans la Reine

A mon poignet battent les fléaux de nos moissons, quelques chevaux resteront sauvages pour que les charrettes ne quittent pas l’aire de repos, d’autres que Nous se mettront martel au licou.

Tu es la vie, la lutte, l’injustice nous environne, ce n’est que par le coeur que je te serai digne, j’ignore quelle cavité de toi je méconnais, tu es l’intérieur choisi par mon germe,

le côté où le soleil lève son coït.

Seins pétris sans lassitude, voici que tu m’ouvres à tes senteurs…

Niala-Loisobleu – 3 Décembre 2016

Copie de L'ATELIER DU PEINTRE - 2011 - NIALA -

 

A PROPOS – JONCTIONS D’ATELIER 2


A PROPOS – JONCTIONS D’ATELIER 2

Et tandis que le froid s’éclate au show quotidien, un authentique soleil de tant sec fait que les admirateurs de leur nom brillent…

L’inconscience grimpe vertigineusement. Maître Renard s’étant retiré, la poulaille et ses 3èmes couteaux se retient pu et monte au créneau. Comme quoi quand on veut faire pire c’est possible…jusqu’à où ?

Ben, à mon sens tout comme dans une certaine fable où ça grenouille à se gonfler comme un beuh…au moins si des doutes demeurent sur « l’incompétence n’empêche pas la prétention  mais l’encourage », ça devrait aider à les lever.

Enfin, mieux que billevesées, j’ai a te dire en mode Muse que tu m’as gratté l’entre iambe à un point tel, qu’empruntant ton couloir, j’m’ai retrouvé à l’aube du bout. Oui, ça sue phoque. Mais tant qu’à être au ban, mieux vaut se bronzer à deux sur un de sable, en estuaire de son delta.

Nil n’échappe à tes glissements felouques quand tu tisses à grand voile mon Coeur.

Ainsi peins-je les creux vis, arrimant de bleu oiseau le grand A…

Niala-Loisobleu – 2 Décembre 2016

 

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Le Couloir (2)


Avatar de ideelleLe monde est dans tes yeux ...

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Le couloir.
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Au bout du couloir: une porte…

Pas de clef, juste une lueur

De loin en loin, qui seule apporte

Espoir, perspective et clameurs.
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Et, dans ce couloir: faire un pas

Résonne d’un écho glacial

Se répercutant en trépas,

Dénonçant,comme un choc facial.
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Puis, dans ce couloir: je recule.

Mais son attraction est plus forte,

Même si étant minuscule,

Elle m’inspire et me conforte.
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Au bout du couloir est la vie,

Pas de verrou, rien qu’un rai

Qui voit en mes pas, mes envies,

S’ouvrant sur ce que je serai.
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❤️ Dominic Jacquet ❤️
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JE T’ENTENDU


JE T’ENTENDU

A perte de vue

rattrapé des deux oreilles

aujourd’hui

NOUS

nous sommes

dit

ouies

Solennelle découverte

la saveur de tes pores

leurs estrans

les crins de leur nacre

leur fruit de mère

fosse d’orchestre

Chut

Je t’Aime

Niala-Loisobleu – 2 Décembre 2016

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A PROPOS D’ATELIER 1


A PROPOS – JONCTIONS D’ATELIER 1

Où que l’horizon va-et-vient, pas sûr de vouloir se montrer, on est son propre grand canal où on sasse et fait le point, en triant nos incertitudes dont l’amour n’est pas.

Au moins, si je devais partir dans un trou noir,  que j’emporte de quoi m’éclairer.

Dis-moi si je me trompe en disant que dans le balancement des sains y a rien de mécanique, pareil qu’aux hanches l’entraînement des meules c’est tout basé sur l’aube. Passé par chez Freud dans ma jeunesse, j’ai gardé cet enseignement pour l’équilibre des passages où le noir te siffle aux oreilles, qu’est-ce qu’elle a ma gueule…Bief, si tu vois c’que j’veux dire, tu dois lire dans ma pensée.

Mon p’tit-vélo me déplace en ville comme aux champs, quelque soit l’inclinaison de la verticale.Il y a des remous au quotidien, tant d’employés s’attachent à peaufiner les jours de merde, que le mal dans toute son horreur, défie sans cesse le scoop…

Ah une bonne nouvelle !

Je te sens de l’autre couleur du jour avenir ma Muse. C’est du pareil au m’aime pour moi. Tu transpires la lumière de l’ombre du mur. Du sépia à modeler voilà que perlent le carmin et le grenat dans le positif d’un fond bleu.

Le frisson de l’A Majuscule dans l’aile émoi.

C’est au marasme du quotidien le suppo qui booste vers le transit !

Niala-Loisobleu – 1et Décembre 2016

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Parle-moi, dis-moi en corps la voie…des enfants qui sèment


Parle-moi, dis-moi en corps la voie…des enfants qui sèment

Un comment taire,

à deux vouloir dire…

Cité là et que tu m’entends

sens comme je t’habite

en l’ô qu’à taire

sous ton Toi brûlant

assis, accroupi, couché en l’air

debout en bout

De mois en moi

ma régnée qui tisse partout

Je suis là, au bord du lac, yeux clos pour mieux m’inhiber de la beauté du lotus, peu importe la posture, c’est une gymnastique à erre aux biques que ce gain trouble, je t’ai choisi d’entrer pieds nus dans l’onde de tes rins qui me traverse l’échine en tous points, la vois-tu, lier ses mèches à ta lampe, en tremblotant la lumière s ‘élève en parfums dansants, oui, immobile la voilà qui reflète ses dents dans l’émail d’un regard, elle demeure immobile, pénétrée pénétrante, dans cet instant à ne point perdre, je saisis d’une touche la couleur unique qu’elle m’a transmise, ma Muse je dirai sans bas aux ambages la joie humble de l’évasion que l’amour est seul capable de donner. Et au frisson de l’onde qui envoie des cercles liants, je noie ma tête, heureux comme un imbécile, qui vient à la fontaine remplir ses seaux d’anges

Fou comme un matin allumé du seoir…

J’ai gardé les images de ma plume vespérale pour la tremper, matinal, dans les vapeurs de l’aube. Il fait froid d’un noir masquant jusqu’à la tête du lit, la blancheur du drap dont le jardin est couvert. Le silence a pris l’apparence d’une épaisseur.Ma tête et ses trous, hibernent à l’amorti de ta poitrine.Ta tête s’est coiffée de la ouate que le bouleau avait accroché à ses branches. Te voilà poudrée comme une marquise. Tiens… je suis à ton abri de dimanche.

Des maisons ouvrent leurs murs le long des côtes. Mille sabords pointent l’affût des canons au Bar de la Marine. Brouage est resté à quai, la marée est accrochée aux Amériques. Si ce n’était le vent qui gonfle les soufflets des orgues de Barbarie, de toutes ces traversées, ne resteraient que des cartes postales délavées. Un héron cendré secoue les braises, Moëze conserve mon intimité dans le sel du marais d’Oléron. Laisse glisser le vieux loup dans ton Pertuis ma Chérie.

Depuis que les oranges se sont vues remplacer par des cons soles, je ne joue plus au ruban de Noël que l’on coupe au paquet des sabots de la cheminée.Avec mes fils, les Rois Mages ont foutu un sortilège dans la fève. Il y a des contes à rendre.

Il pleut pleuvoir tant qu’on vœux sur Brest, rappelle-toi Barbara, t’inquiètes mon bon Jacques, je n’ai rien oublié. On dit que la mémoire est sélective, si c’est vrai, ceci explique cela. T’es toujours en tête de liste dans le carnet d’adresse de mon coeur. Il en est tellement passé de visiteurs, qu’entre les biffures, demeurer c’est siéger au Temple de l’Amour. En cette matière, tu fus mon meilleur instituteur….parle-moi, dis -moi en corps la voie…des enfants qui sèment

Niala-Loisobleu – 1er Décembre 2016

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