JE SUIS FILS DU CANIVEAU
J’ai grandi comme un fruit sauvage déposé par le vent, graine épluchée d’une trémière par la liberté d’un oiseau et larguée dans la fissure d’un trottoir en béton. De l’eau claire du caniveau, j’ai gardé l’accent des marchandes de quatre-saisons. Le teint d’un jardin maraîchin, les fragrances grimpantes de la couleur, le vert acide d’une cressonnière aiguisant la voix du rémouleur. La rue me donna très tôt l’allure contraire du portefaix qui plie sous l’accablement d’une vie de regrets. J’ai gardé cette transparence de l’espoir du carreau des salines. Vitrier d’un chemin écarté du négatif. Pourtant la spécificité d’un bonheur simple ne se trouve nulle part aux étals de cette rue du Commerce soit-disant humaine.
La peur qu’un état de guerre met dans le quotidien est faite de multiples frustrations psychiques et de privations physiques. Ce qui peut expliquer qu’entre deux trottoirs j’ai choisi de marcher sur celui qui n’est pas à l’ombre.
Rue du Bac, la Seine, le Pont-Royal, Le Louvre, bon jour voici les Tuileries. Mon innocence d’enfants a perçu le rougeoiement du feu cuisant la terre, tuiles et tomettes dans toute la symbolique du voyage initiatique.
Le Bleu est entré dans mon âme pour ne plus jamais ressortir de moi.
L’Amour que la souffrance met au monde doit posséder des chromosomes en supplément. Qui donnent une perception différente du genre humain. De la lucidité-innocente au point de voir que tous les vices humains sont incapables de le réduire à néant.
Tout ce temps que j’ai passé à ne recevoir rien d’autre que le besoin de donner, ça rend le paysage de la vie identique, à mon sens, à ce qui a du présider à son idée première. C’est impossible que dans son élaboration on ait pu décider de ce qui en fait le quotidien de la réalité cauchemardesque. Je ne crois pas en dieu. Sans doute que mon sens du sacré vient de là. Ma foi étant entièrement libre.
Niala-Loisobleu – 21 Décembre 2016

On devrait jamais d’abord apprendre autre chose que soi-même, après, les études auraient un sens différent…
Merci Michèle.
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Il est magnifique ton texte, peint avec les mots bleus…
¸¸.•*¨*• ☆¸¸.•*¨*• ☆
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Dire que l’expression « ne voir que du bleu » a un sens trompeur, c’est simplement se faire à l’idee que quand on baise à ma maniere on est deux à se trouver d’un commun accord.. Je bleu hisse twoo, Célestine.
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Il suffit du moindre effort pour trouver l’horreur dans ce putain de monde. Pas besoin sortir de chez soi, les médias te servent le vomi à domicile. On tue, on se roule dans la fange, on s’chie dessus, on se trompe comme du bon peint, on s’exploite, on pédophilie, excisez- moi du peuh…et tout ça sous le casque bleu des droits de l’homme et de l’équité des genres.
Merde, qu’est-ce que j’ai à l’aimer peindre ?
Ouais c’est vrai que je me la fais BLEU-TAIRE-COMMUNE-ORANGE, poison et caramel…
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Le marché de Noël augmente son abus à lasse ô de la croyance…l’artifice sapin sans rien connaître à la carte des nuances…
Merci Jamel.
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Combien d’heures jouées à s’envoyer les bouchons d’un copain à l’autre, quand moninards, on s’asseyait sur l’bord du trottoir, jambes en ponts dans la rue de Verneuil, quand l’eau qu’on aurait pu boire coulait dans le caniveau ?
Mon Paname à la voile !
Merci
On met les voiles.
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Senteurs des quais que depuis longtemps ma vie péniche…
Merci adviceofbeauty.
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J’aurais du faire vitrier…j’aime pas l’mur de latent tic…
Merci Isoptech.
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