Ö FLUVIAL
Pose où tu bouges
cheveux en roulé-boulé au creux de ta nuque
De ton aisselle je peigne le lobe d’un sein
ma langue pour ruban
J’entends battre l’écorce à la porte
j’ouvre l’orée des couloirs
aux fontaines et laisse les chevaux boire
Comme je t’entends, te vois, et te sens tout contre moi
de ce silence publié
mis à l’eau des perles
tes bras en collier autour du coeur
Mais bien sûr qu’à minuit rien ne mourra
de ce que nous avons voulu naître
J’entends nos bals rebondir
aux parquets des pistes
d’un ballon à l’autre de la route des crêtes
Rien à craindre
les boules des sapins ne sont autres que blanches
à
l’Arbre de Vie
Il neige au-delà des frasques, une virginale hyménée
dans l’encoignure d’un café noir
qui tient nos corps en cuillères, bien éveillés l’un dans l’autre
Pavées de ma jeunesse
les rues de Paris valsent
grand-écart d’un pas de deux
qui ne marche pas aux pas perdus des attentes
Nâitre qu’aquatique espoir
Est-ce qu’au pied de l’âtre
ce ne sont pas nos enfants-nés qui chantent de toutes les couleurs
du seul vert bu à tes yeux l’Amour demeuré ?
Niala-Loisobleu
18 Décembre 2016

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Je ne crois pas qu’on puisse aborder son Absolu autrement que par la transcendance, pas n’importe laquelle, je n’en connais qu’une: la poésie Manache.
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Ce qui vibre porte des tomes de livres et c’est aussi léger que l’air.
Merci Michèle.
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« bien sûr qu’à minuit rien ne mourra… » ; ni a aucune autre heure : les horloges mentent et seules nos trouilles de n’être nous font exagérer leur minable pouvoir
joyeux 18 décembre, Loiseau
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Plus rouées que l’arène des garces où ça pétasse à tout va, les heures sonnent le glas-glas-glas pétoche. Heureusement que la ride d’ô de notre riviere est le grand V du sillage des canards.
Bon Jour à Toi aussi carnetsparesseux💥
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Toi, être d’alluvions, estuaire fruitier, calanque du mystère, rien de vague en ce que tu mouilles en ailes delta, miraculeux papillon Céleste.
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Quand au fleuve on a l’ô comme fil, on est au bon courant Elisa.
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