Du ber j’ai répondu à la Bergère
Un matin de lendemain sans journaux, j’ouvris sa chemise pour reclasser les idées laissées sans suite, puis sortis par la porte de service. Le jour qui était en train de se poser des questions, ne paraissait qu’à moitié. Une partie au-dessus de l’horizon, floue et opaque, l’autre invisible, probablement en-dessous encore à ranger des trucs dans la cave.
Je demeurai coi,
-Pardon ?
– Ben oui, quoi ?
J’ai dit coi…
sans trop savoir pourquoi, mais à quoi bon. Ce qui est certain c’est qu’il mûrissait un projet dans ma tête.
Le ciel qu’était plus lourd qu’une bise légère de ma p’tite-fille aux yeux bleus sur ma barbe, se chargeait d’un plomb à courir chez le charpentier pour tout étayer avant la fin de la Genèse.
Mais z’est t-il encore temps, se hurla t-il par une voix planquée derrière
Sûr, et vas-y pousses !
Alors d’un coup de reins, je me précipitai au port.
Avisant une barque, je la rama dard dard, afin de l’aiguillonner au RER francilien, que le développement des banlieues étendait désormais à tout l’hexagone. Avec ma pelle et mon p’tit seau, j’écopa l’averse d’intérêt général qu’un maton qui faisait de la photo porc no, m’intima de reverser dans l’esquif échoué au milieu de la mère morte de chagrin. Des roms de passage par ici, sortirent leurs violons en déployant les accords d’Eon , l’édit des nantis et des sans-papiers, pour la parité, une sombre histoire de taupe. Un long cortège conduit par Charles, conduisit la Mama à sa nouvelle demeure, ramassant au passage tout ce qui se traînait rien que vaille.
Ouf…si ça, ça s’appelle pas hâler au turbin…
Pendant ce mauvais temps, le ciel s’étant chargé davantage en nature, le ferry, la barre dévissée, tournait en rond dans la tourmente. Une vierge s’en vînt à passer, noire comme un préposé au vain de messes, au grand dam des flamands roses et des wallons beiges que le père Noé, poussait à embarquer pour sortir de cette impasse.
Combien d’épisodes durent subir les passagers de la croisière joyeuse, en compagnie des affligeantes productions de la télé, impossible à dire, mais qu’importe le voyeur de l’audit-mate vérifie les comptes.
Le vent qui avait rugi et secoué l’embarcation tombait feuille à feuille. La mer se remontait comme un bidet produit par hic et ah. Compliqué, à cause des vices, mais suivre la notice avec son GPS pour trouver le bon trou. Et je vis que viendrait le moment où les gros nuages quitteront les lieux d’un rebond décisif. Que ce soit clair. On peut peu pour empêcher les crimes contre l’humanité. Mais que ça réduise d’un chouïa sa capacité naturelle à faire front, non c’est impossible !!!
Niala-Loisobleu – 4 Décembre 2016

« Le jour qui était en train de se poser des questions, ne paraissait qu’à moitié. Une partie au-dessus de l’horizon, floue et opaque, l’autre invisible, probablement en-dessous encore à ranger des trucs dans la cave. »
Délicieux incipit ! bref j’adore.
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Voici la preuve par du neuf que de l’usé ne demeure que ce qui ne peut-être que vivant…moi ce que j’adore est précisément là et aïe y’heurt Célestine !
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merci Didier et aussi vous toutes et tous qui avez aimé…aujourd’hui j’étais dans une vie magnifiquement intense, celle de gens qui font du grand malheur tout ce qu’ils peuvent pour en enrayer le maximum….en l’occurrence celui d’enfants lourdement handicapés que l’amour tient autrement en vie….
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Merci Shira Shaman .
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Merci frenchywanderlust .
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Pétrir sa pensée pour pouvoir lui dire avec la peau….
Merci Manache Poetry.
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Par l’expression d’une poitrine vive se montrer être est plus que par rôle en l’air !
Merci Shira.
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