La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Au passage le genou s’arrête pour écouter sonner la cloche de la bouée du chenal. Ramenant du fond de sa mémoire le nombre d’oiseaux qui faisaient halte là avant d’atteindre l’île. Les pêcheurs partis les premiers revenant à la criée déposer leur butin. En fin de semaine ils croisaient des petits-baigneurs sur un premier bain matinal de décrassage. Sur le lieu de vieilles batailles navales des épaves parfois lâchaient des bulles quand un poulpe ouvraient la malle au trésor. Je me rappelle un carré d’artichauts à côté de plants d’oignons où j’avais installé mon camp d’été à la pointe du Château. C’était l’amour fou qui fait partir loin avec rien pour ne pas être retenu. En plus elle était pucelle…..imagine…
Jamais mangé autant de berniques, et le camping sauvage était naturellement toléré. Oui j’ai été Robinson en Bretagne au temps où la sardine était encore mise en boîte par des ouvrières en coiffe. Le Dimanche elles ne manquaient pas un pardon pour tenir leur corps en bonne santé. Sitôt le curé rentré, la lande devenait le plus grand bobinard de confesse. La nature sans sermon donnait le meilleur rendement.
En passant par le vieux-pont qui mène au port j’ai rencontré mon Capitaine. Il est comme une fenêtre pour moi.
On s’est d’abord assis sur un tas de filets pour vérifier la trémaille. Le gosse avait pas changé. Au point que je me suis dit que la mort l’avait pas vieilli. J’ai pensé qu’elle use plus les vivants qui la vivent que les morts entrés dedans.
Je lui ai raconté les fuites de l’existence depuis qu’il est parti en lui disant Petit-Frère, je m’en tire parce que je continue de naviguer avec toi. La vie est une pêche plus miraculeuse qu’avant, mais faut entretenir ses lignes car le matériel d’aujoud’hui vaut plus rien.
Le virage débusque à partir du pied le derrière du genou en étape avant l’enchantement
comme la pente à se laisser glisser conduit au 7ème ciel
Enfoui dans ta fleur tutélaire mon subconscient allait trottinant, le voilà qui ouvre l’oeil
avec un mot pour chaque pierre sortant de l’herbe son air d’autan
cet ocre queue-de-vache venu de la mère en témoignage d’appellation
La tourterelle en écart des lèvres s’envole du trou de la haie qui me fait penser au claquement jubilatoire du travail bien fait
ce qui me rappelle la note que j’avais mis sur Julie fut un tant
Soudain tout ce qui demeure inchangé se met à éclore du vide à rendre le chien fou.. Il renifle les toiles jusqu’à la trame du bleu, appâté par la cerise des tomates
Des vélos me sortant des jambes me grimpent le pinceau en danseuse. J’ai le rire innocent d’enfant dans la palette.
Au bout du banc, dans le bac à sable un rire d’enfant à pelle et ratisse de sauts successifs ses châteaux d’une main qui caresse sans briser
Quelques marronniers sur le papier, peints d’un marron d’Inde coiffé d’épines passent en fendant leur coquille pour lâcher la dent de laid
Pendant qu’un bruit de sabots accompagne la concertiste à sa loge pour plancher
Du bassin ouvert à la mer pour le week-end le gardien tire du sel du bras qui lui reste d’un temps de guerre quasi inévitable quand l’été approche
tous barbecues et planchas mis en batteries sur les rides du front de mère
Une opinion égarée parle bouche-close pour ne pas interrompre la consigne de vote et le mime des ramblas dans son statuaire numéro de Gaudi yole embarqué pour Cythère
Aux branches mortes du calvaire les oranges prient pour qu’on cesse de vanter les marchands de bonheur comme une nécessité et que toute croyance puisse redonner un sens.
NEUF MOI DE GROSSESSE POUR PERDRE LES ZOOS AH OUI
Des accordéons mis en bandoulières aux seins gonflés comme des ballons quittent le projet de gagner Mars en se disant que sur terre on a assez de guerre sans avoir besoin d’aller habiter chez son dieu
Les cages qui ne pendent pas aux arbres laissent les branches disponibles
ce qui ouvre la porte aux fleurs et aux feuilles sur lesquelles écrire à la plume
ça donne un sens au vol
Un remorqueur a soulevé une vague allant vers chaque rive, les canards ont ondulés sans que les sondages interviennent
En passant sous le pont j’ai vu sur la voûte se dessiner des couleurs bavardes de soleil, il pleuvait mais ça n’a pas duré, les prévisions étaient fausses
En rentrant le vélo par la fenêtre j’ai pu tirer le rideau sur le reste du parcours, dans le coin où les outils s’appuient le cheval chantonnait comme ce qui tire du do de quoi passer la courbature
Sur l’avant-dernière goutte de l’embrun, au point d’atteindre la sphère visée
la vague bande l’arbalète pour décocher la case en attente
Un son mécanique entendu possède les crocs du grappin pour l’abordage
jeté, bord à bord
La peau sort de l’attirail des jarretelles , grand pas de plus pour sentir la viscère sous ses bretelles
Au bout de sa course d’un arbre de la forêt à l’île flottante l’oiseau pose son oeuf à couver
Sachant qu’en ce que ce monde détourne, maquille, désespère, en restant attaché dans son vide de défenestré lâchement potentiel, il reste sous la peau de la chair vivante que le désirable pousse au large des promesses qui ne seront jamais tenues, on dépasse l’osé pour vivre sans que la peur décide
Tes osiers souples tressent ces vanneries pour ce qui s’écrit en se trempant dans la pulpe.
Et monte du bas de la plante tout le long de la jambe en s’arrêtant à l’arrière du genou
avant de choisir la face d’escalade
Mais en corps ce n’est pas renier de changer de côté, c’est inclus en traversée
J’avais une nette préférence pour la Rive Gauche qui ne m’a pas quitté dans mes fouilles à droite de l’emplacement des Halles
Si je constate qu’en politique la gauche et la droite c’est loin d’être le cas, je crois que là où je mets le bulletin l’urne n’a pas variée en anatomie
Cette main là c’est en quoi retourne le tri guttural…
D’un premier réflexe, ouvrir la fenêtre, voici revenu le temps des oiseaux
les arbres en manèges en tournent les trilles
L’étendue est si vaste, qu’au moment où les arbres passent dans le ciel, le grand lac de vert courant à la mer remplit ses bateaux
Les boutiques fermées des rues de la ville m’incitent à aller voir dans la grange combien d’oeufs seront dans la paille
Je pense t’emmener sur mon porte-bagage pour que les heures te plaisent au travail que t’aime. Qui plus est, ces heures-là ramènent aux liens qui aiment le partage des envies et la confection émotive
La roche la plus dure peut ainsi être creusée pour la caverne où peindre le durable
Du feu offert par le soleil s’allume le chemin, des fleurs amortissent le bruit des pas et quelque chose de l’odeur de femme égalise les traces de l’ours
Dans le coin d’une nacelle des enfants ont laissé leur ballon
On peut leur dire de nous emporter au-dessus, le vent est de taille à passer les marécages. Laisse-ta porte ouverte le chien est de garde près des abeilles, ça tiendra les heures en dehors du temps cherché par les autres.
Vous devez être connecté pour poster un commentaire.