DES CAILLOUX DE MA POCHE 9


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DES CAILLOUX

DE

MA POCHE 9

Au bord du trottoir, penché sur l’eau qui coule roulent les dernières billes

Et l’arbre dépasse la ligne de flottaison

Ses dernières feuilles jetées à l’écriture de lin

De son bec

L’oiseau

Soulève le couvercle de la boîte de couleurs

Pêle-mêles d’un sépia de Verneuil à l’outremer d’un sein en archipel

Des visages clignotent autour du phare

La barque est plaine

Presse le tube jusqu’aux reins

C’est blanc comme Titane là où le Zinc décolle

A la main

La vie envoie la balle au Jeu de Paume

Mélange de revers

Attrape c’est un coup droit

Une dernière fatigue a débattu

En corps

Les Matinales

Doublent le ralenti des jambes d’une histoire d’amour qui se demande

La vapeur

De bateau à voiles si ça peut finir par déhaler du rail…

Niala-Loisobleu

17 Octobre 2021

DES CAILLOUX DE MA POCHE 7


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DES CAILLOUX

DE

MA POCHE 7

Des feuilles raidies de froid dans leurs carreaux, la fenêtre automnale reste en attente. Avant que le jour sorte j’ai réglé le thermostat. Au mouvement du lapereau, son bout de né sorti du terrier confirme la marche

Les tuiles ont enfilé un marcel de givre

Quand sur l’enclume viendra résonner le marteau, j’ouvrirai le creuset des reins

Le foc passera la porte de l’estuaire avec la fille de l’air à son bord

Pour une botte de ces lieux l’oiseau ira à la cressonnière s’éplucher la frite.

Niala-Loisobleu – 16 Octobre 2021

DES CAILLOUX DE MA POCHE 6


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DES CAILLOUX

DE

MA POCHE 6

La valise sur la table

Chaussons à la carte

Le maillot est fait

Un à un les sarongs enjambent les terrasses des rizières sous la rotation des palmes qu’un buffle actionne devant le jeu des enfants

Large ciel au débord des offrandes que les femmes allument sur les routes, preuve de l’ouverture qu’elles actionnent

Sourire sans devanture de jardins posés à même la nature

L’éléphant dans la rue passe sans déranger les tucks, mais son silence est un déplacement nettement plus audible

Je mets la chemise à fleurs sur le cintre comme au théâtre d’un acte qui veut rester odorant dans l’armoire qui garde sa porte ouverte au départ

Sans doute que je flotte à jamais sur l’Inlé par amour du jardin unique de ce lieu

De l’eau est née cette pirogue du pêcheur au genou conducteur

Quand la pierre sera creuse l’effigie conduira le cheval-marionnette au tressage des ficelles du vent

Et à rejoindre le déchargement des gros bateaux de Sumatra, les hommes en file comme des fourmis sur la planche qui tremble entre coque et quai

Je parcours les temples de la plaine avant que le soleil ne les éteigne

Dans la main un bouquet de bâtonnets d’encens pacifistes pour laisser au paysage la beauté que j’y trouve en dépit des avatars apportés.

Si peindre m’isole des influenceurs il y a de grandes chances pour qu’il y reste de la racine de l’Arbre de Vie.

Niala-Loisobleu – 16 Octobre 2021

TEST POSITIF


TEST POSITIF

Au rythme et dans la règle d’or

l’automne se dispose à passer l’hiver

il a battu des pieds

par une présence jumelle

ah mes petits, vivez

Le ruban est long, en mettre un bout de plus, ne peut que donner aux mots-peints cette existence qui n’attend rien de personne mais sait pouvoir compter sur elle

Alors faire l’amour en étant pas stérile ça tient compte des paramètres de base

Suis trop avisé de ce qu’il n’y a rien à attendre des rejetons qui vous ignorent pour avoir confiance dans la génération de ma main gauche

Donc puisque la prochaine aura lieu en FEVRIER 2022

je m’y colle plus qu’amoureux

L’époque s’étant tournée vers une triste restriction

lui offrir du petit-format devrait trouver une riposte au chinois

Voilà les deux jumeaux conçus

le problème d’édition rencontré en Bretagne étant résolu, on va se contenter d’un aperçu photographique groupé en attendant de faire comme à vent

J’ai le pied chant-pignon, croyez-moi

Niala-Loisobleu – 14 Octobre 2021

« LES MATINALES 1 » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE S/VERRE 13X18


« PETITES ANEMONES » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE S/VERRE 15X20

DES CAILLOUX DE MA POCHE 5


DES CAILLOUX

DE

MA POCHE

5

Nous n’avons pas reçu d’informations au sujet d’un choc frontal, au contraire la température des couleurs est restée optimale

Les arbres occupés à semer leurs feuilles l’ont même fait en frissonnant

Je me souviens des marques laissées sur le trottoir, tout autour de la fontaine, elles hennissaient d’une crinière à l’égal de l’aqueux. Ce matin un brouillard résiduel ne devrait pas résister au lâcher d’eau du caniveau

Les Frères Ripolin ont échafaudé la façade de chaque côté des grandes fenêtres où l’oiseau niche. La boule de cristal de la rampe de l’escalier principal en tira d’heureuses conclusions. Si l’oiseau peint l’ambiance que tu dégages de sous ta jupe-courte est longue d’espérance. Il n’y a de soleil qu’à l’orée du poil de pinceau. Aujourd’hui ce n’est plus à prouver, nous en avons la certitude

A présent que le rendez-vous du 3° rappel est pris pour le 21, le masque accepte le partage de prévention. Seule la grippe a manifesté son impatience, je lui ai mis ma belle écharpe ramenée de Crozon autour du cou. Elle a fini par accepter d’attendre le mois de Novembre pour me piquer l’anniversaire

Je voudrais que tu saches que les petits que je fais sont bien ressemblants à que tu m’amènes à grandir dans mon ressenti naturel. Je regarde l’état des lieux du monde actuel avec les retouches qui m’importent d’apporter. Avec application pas dans un cadre électoral

La bataille du raille est d’un grotesque qui hélas n’apportera rien de positif dans l’opposition des genres

Au point que le dernier compagnon en a eu marre et a jeté les gants sans que ça change quoi que ce soit. Au contraire les mômes partent de plus en plus en bouillon de moules…

Embrasse-moi comme je cabote tous tes pores.

Niala-Loisobleu – 14 Octobre 2021

MES MOIRES


MES MOIRES

Je sais qu’au contraire des autres, la fatigue que le bonheur sait vous a sommé est la plus saine pour l’humeur du réveil

ce fut le cas d’hier au soir

qui a poursuivi le voyage de la journée toute la nuit en se projetant en séance privée, le film écrit sur le script du séjour de Breizh

Les animaux et les personnages des chapiteaux, en bois et en pierre sortis des retables et endroits propices des murs se sont accordés pour la chanson de geste fabuleuse

Mieux que la mère penchée sur l’endormissement de l’enfant

la voix de mère que je connais, c’est penchée au-delà des tourments pour m’asseoir dans la sphère des fées

La licorne menait le bal

Lancelot et Guenièvre sous le dais d’un lit de rivière étaient acollés sans écluses

Les nombreux petits-lapins tapaient la cadence du pied sans fin

Les citrouilles carrossables avaient balayé les vilaines frangines

Enfin quelle chouette nuit

ce pays de presqu’île venait d’y arriver tout à fait en entier

Landes et merveilles vraie île de seins

La toile brûle d’envie d’en redonner les faits…

Niala-Loisobleu – 10 Octobre 2021

DES DEUX MAINS


DES DEUX MAINS

Les arbres restent à pencher des yeux dans les rivières

moi j’ai la chair de poule à poser mon regard dans ta pensée

comme le souffle vient à manquer quand la beauté sort

jusqu’à ne plus rien dissimuler de ce qu’elle possède à dire

et en corps…

Niala-Loisobleu – 23 Septembre 2021

LUMIERE INTERNE


LUMIERE INTERNE

Accroché au froid comme une lente aux tresses juvéniles de la saison naissante le jour se traîne

les vendanges dispersent leur premier moût autour d’elles

La clef du chant est sur la porte de l’atelier

ma main t’éclaircit au touché

Bonjour Ma, demain je serais plus près de ta mer, de quoi faire une cérémonie

Niala-Loisobleu – 23 Septembre 2021

« MUSIQUE DE CHAMBRE »- NIALA 2021 – ACRYLIQUE S/TOILE 50X50


« MUSIQUE DE CHAMBRE »

NIALA

2021

ACRYLIQUE S/TOILE 50X50

L’oreiller d’odeur du travers sein ne se froisse pas avec sa lumière

au crépon en suspension de la fleur simple

l’anémone m’accompagne

aux confins de la porte

où le bout du couloir débouche sans se condamner

Ces raides heurs du dos ont tout du messager de l’autre rive où attend le nautonier

que je sens si près des Portes St-Jacques

l’abri sûr

à l’heure du raisin le jus s’assemble en chauffant l’acidité de la lime au creux de la paume

mais avant en corps

aller embrasser le nez de l’hexagone

la rue de Siam de mon père Jacques

Barbara

dans la gouaille venue de mon Paname pour la mise en Seine

en surface

ces histoires de sous-marins laissées à leurs naufrages

me faisant du bien en me foutant du mal inguérissable de ce petit-monde laid

assis à la table du beau

du soleil dans la pluie du bleu.

Niala-Loisobleu

19 Septembre 2021