LE TRAIT D’UNION


TRAIT D’UNION

MESSAGERIE : le-peintre-niala@orange.fr

Les yeux droit devant dans sa suite le chemin fait place à tout un changement après les contraintes que cette pandémie lui inflige

Ce qui relevait des attaches un tranchant l’a coupé à jamais

A partir de maintenant il faut retourner au point de départ pour inventer à partir de la base saine restant utilisable

Le peintre ne peut brûler son atelier comme un pêcheur de St-Jacques a le choix de détruire son navire si les suites du Bréxit lui coupent la pêche. L’artiste ne figure sur aucune des dispositions d’aide étatique

L’artiste est le marginal qu’il préfère en matière d’économies

Alors comme le JARDIN DE NIALA est ce qu’il y a de plus vivant et qu’il produit sans polluer faut pas le fermer

Au contraire

Il vous demeure ouvert en trait d’union sans condition

L’atelier c’est une ruche au service de demain et bien ma RESOLUTION.

Niala-Loisobleu – 11 Janvier 2022

Photo Niala

« BARBARA SOLEIL » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE SOUS/VERRE 13X18


« BARBARA SOLEIL »

NIALA 2022

ACRYLIQUE SOUS/VERRE 13X18

Dehors la pluie en rigole surprise par la venue d’un soleil qui dépasse une fâcheuse tendance au désordre

Un chapeau de lumière

Des pinceaux déployés font la haie

Voilà réalisé le voeu qu’elle avait fait de venir se tapir dans l’atelier

Ses poèmes parlent à voix hôte

ça décuple le petit-format de l’intime à sa bonne taille.

Niala-Loisobleu.

8 Janvier 2022

LE JARDIN DE NIALA LE 7 JANVIER 22


LE JARDIN DE NIALA LE 7 JANVIER 22

Les jarres manifestent en brandissant leur symbolisme au sommet du tertre

désir de rien laisser dépérir au fond d’oubliettes inconvenantes

le vouloir vivre est majeur

ces nouvelles en se défaisant des bruits qui courent

envoient par écrit le message fort pur mettre tout à jour

Dehors une pagaille qui galope oblige à faire face chez soi, par-là même devoir arrêter des projets pour ne pas se ranger à des entêtements ministériels qui conduisent au néant

Mon exposition de Février est impossible à tenir , en revanche tout favorisera la sortie du nouveau recueil de Barbara Auzou

De fait ressort qu’on se tient à la marche ascendante de nos oeuvres en les dissociant des affaires politiques détestables pour se tenir à la peau de ce qui respire sans masque

Alors ma Muse a raison

Je dois peindre et créer les heures à vivre en vertu de l’essentiel absolu

Il y a l’enfant dans la vitrine, son ventre n’en est jamais parti, il y est tapi.

Niala-Loisobleu – 7 Janvier 2022

LE PRISONNIER PAR JACQUES DUPIN


LE PRISONNIER

PAR JACQUES DUPIN

Terre mal étreinte, terre aride.

Je partage avec toi l’eau glacée de la jarre,

l.’air de la grille et le grabat.

Seul le chant insurgé

S’alourdit encore de tes gerbes,

Le chant qui est à soi-même sa faux.

Par une brèche dans le mur,
La rosée d’une seule branche
Nous rendra tout l’espace vivant,

Etoiles,

Si vous tirez à l’autre bout.

Jacques Dupin

LA SAINTETE DE LA PROBLEMATIQUE LOGIQUE – YANNIS LIVADAS


LA SAINTETE DE LA PROBLEMATIQUE LOGIQUE – YANNIS LIVADAS

Langue maternelle
La stupeur envers la vie après la mort.
Une antiquité dans la vente aux enchères
La plus ridicule
Réclamée tour à tour par le temps et l’éternité.

Yannis Livadas

Extrait de:  Magnat De La Mort [Poèmes courts 1997-2011] (Éditions L’ Harmattan, 2017)

VAN GOGH – FAUSTO MESOLELLA/STEFANO BENNI



Fous et asiles : camps de concentration, mal-être, répression, liberté
[2015]
Paroles de Stefano Benni
Musique de Fausto Mesolella
Extrait de l’album « Canto Stefano – Fausto Mesolella Canta Stefano Benni »
Le texte de YT.

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https: //www.concretamentesassuolo.it/w ...
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https://upload.wikimedia.org/wikipedia ...
https: //www.dutchnews.nl/wpcms/wp-cont ...
https : //m.deon.pl/gfx/deon/pl/defaulta ...

J’ai besoin d’argent pour acheter De
la couleur rouge pour les coquelicots
Pour le soleil ocre et jaune vif
Et un tube d’amour séché Du
bleu pour peindre la nuit
Mais tu es dans les clubs de ceux qui savent que
je t’aime cent fois par jour
Ne jamais
te comprendre ni te saigner n’aime pas aimer ceux qui l’entourent
Tu l’aimes quand il disparaît Tu aimes l’
art, oui j’y crois
Un jour tu achèteras ma peinture
Pour un milliard
J’aurais eu besoin de moins
Pour que tu répondes à mon regard
J’ai marché tout l’été
Parmi les corbeaux de mon abandon
Au milieu d’un grain furieux
Tu m’as envoyé des cartes postales
De quelque endroit célèbre
Avec écrit, je pense à toi Vincent

Dans ma chambre nue
Dans la fièvre et dans la dernière heure
je t’ai attendu tu n’es pas venu
Dans un portrait que j’ai peint
Le bavardage du cœur fané
« Nous nous reverrons bientôt
Nous vous reverrons  » Allez

, viens trop cher
Dans le club de ceux qui disent
je t’aime cent fois par jour
Ne saigne jamais
Achetez un vrai Van Gogh
Soyez un marchand et un expert
Expliquez-moi que je n’aurais pas peint
Tant, si bien
Si Je n’avais pas souffert
Alors prends
mon cher cadavre par le bras
Enlève la poussière de pleurer
Achète un vrai Van Gogh
Et éloigne- toi
Ne dis pas, oh ne dis pas que
nous nous ressemblons

ARRIVE LA MUSIQUE


ARRIVE LA MUSIQUE

Dans leurs couvertures les pages épluchent le silence idiot avec dans la tête un besoin de rendre justice au sens des choses. Les vases ont le secret du gardiennage. L’odeur reste entre les plis des instants plus facilement que ce que l’on dit de n’importe quoi. La légèreté avec laquelle la grâce se déplace ne dépend pas de son poids, exemple je peux rester sans souffle à la vue d’un sein long et lourd penchant vers le sol alors qu’une poitrine plate au sourcil levé irait jusqu’à me faire hurler en voulant m’aborder. Je sais que c’est mon père qui m’a montré la nuance, ma mère s’en tenant au sens commun à partir du même objet. Avec lui je ne me souviens pas avoir découvert autrement qu’au départ de la couleur. Et plus il faisait noir au point de départ, plus la lumière se développait. De mon enfance à mon adolescence je n’ai eu que bonheur à découvrir. En fait avant de traverser la terre j’avais découvert le monde sans quitter Paris. Rentrer dans l’intérieur des êtres est bien plus vaste qu’un paysage aussi varié d’histoire-géographie puisse être.

Aller chercher l’eau c’est trouver pratiquement tout le reste…

SOURCIER

Ne t’en fais pas si tu ne sais pas où le cours des choses
Les porte, dans quel cimetière de bateaux, quelle assemblée
Vaine, avec les hurlements inutiles du vent édenté
Dans les bras morts et dans les larmes des grééments

Ne t’en fais pas si ta vie la pente déboule
Comme une pelote d’un fil accroché
En dix endroits et qui sera, pauvre naïf, coupé
Partout avant d’être tout à fait même déroulé
Tu seras exsangue, ne t’en fais pas, et sans passé,
Et sans espérance non plus, bien avant la délivrance

Oui, mais les bêtes, avec cet air toujours de se donner
Est-ce qu’elles savent quelque chose ? Ou les moulins
Morts sur les coteaux et qui se déhanchent
Avec l’indifférence aussi des bêtes bousculées
Est-ce qu’ils savent quelque chose ?
Ils vont, dites, sans doute en transhumance
Très loin, dans un paradis qui, bien sûr, est une enfance

Dites, peut-être il y a l’harmonie des vents
Où toute chose prend sa place. Il y a l’harmonie des vents
Il n’y a pas de sentiments perdus qui brûlent pour personne
Des regards qu’on n’a pas croisés ni de cloches en vain qui sonnent

Des mots pour rien
D’avortés gestes de la main
Et le charme des femmes qui jamais dure très loin
Certainement il se transmet, de feu de paille en feu de paille
Ô le courage égaré dans le silence et qu’on mène par la main
Tout cela forme, c’est sûr, en secret, une harmonie
On nous attend au fond d’un parc avec des lambeaux de musique
Tout sert à quelque chose, tout se survit n’est-ce pas ?

De me parler tout seul j’en ai assez, répondez-moi !
Les larmes passent loin toujours par caravanes et on voudrait
Les suivre mais elles ne s’arrêtent jamais

Et c’est alors que j’entendis une voix pleine de sourires qui disait
« Le bonheur est l’algèbre intime des sourciers »

Jacques Bertin

Je me laisse autre année ou pas dans mon genre. Continuer oui mais sans changer le fond voilà et rien d’autre…c’est ma musique.

Niala-Loisobleu – 2 Janvier 2022

LES BAVARDAGES D’UN PEU CAUSEUX 22


LES BAVARDAGES D’UN PEU CAUSEUX 22

Le voici venu le 22

posé au bord des jumelles

devant l’apporte

sans voir pourtant plus loin

Ce qui s’est passé est derrière

un coin d’herbe

pétales de marguerites au bout du conte

Grillon la cheminée

les menthes et leurs fleurs sortiront l’anémone du sel pour l’abeille

au-dessus du Je Nous en m’aime tant que le chien par l’escalier des vertèbres

Le Chemin des Pierres résiste aux pandémies

comme la mer aux traversées stériles.

Niala-Loisobleu – 1er Janvier 2022

SEJOUR HORS DU TEMPS


SEJOUR HORS DU TEMPS

Le vaisseau silencieux traverse le sans dans la traînée des bancs

Jour de mer du poisson-lune plus gonflé qu’en tant ordinaire

Elle se tricote du pas pillons

Mets l’usine en grève , voilà c’est fée et les merlins démanchés du front de l’abattoir ce soir le bordel sera confiné, interdiction de trottoir , boudin blanc, boudin noir, l’épicé créole s’oppose au confiteor

Devant la mèche tombant de son front l’amadou s’en allume-une au moment du tango rapproché, le plafond en perd la boule, on se débarrasse de Soulages comme d’une poubelle-girl sur décision préfectorale de protection de la nature. Du coup on pourrait sortir le Lido des invasions des navires de croisière

Un enfant demande Roberto en télé-école. Il était vacciné

Et ce soleil de décembre, des marguerites que l’on en ressort l’âne et le chien et la tête de l’alouette du pâté, c’est show

Il est déjà 15h30 je vais peindre ces surréalistes derniers moments du 31 Décembre avant qu’ils rouvrent la cage.

Niala-Loisobleu – 31 Décembre 2021