La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Les yeux droit devant dans sa suite le chemin fait place à tout un changement après les contraintes que cette pandémie lui inflige
Ce qui relevait des attaches un tranchant l’a coupé à jamais
A partir de maintenant il faut retourner au point de départ pour inventer à partir de la base saine restant utilisable
Le peintre ne peut brûler son atelier comme un pêcheur de St-Jacques a le choix de détruire son navire si les suites du Bréxit lui coupent la pêche. L’artiste ne figure sur aucune des dispositions d’aide étatique
L’artiste est le marginal qu’il préfère en matière d’économies
Alors comme le JARDIN DE NIALA est ce qu’il y a de plus vivant et qu’il produit sans polluer faut pas le fermer
Au contraire
Il vous demeure ouvert en trait d’union sans condition
L’atelier c’est une ruche au service de demain et bien ma RESOLUTION.
Les jarres manifestent en brandissant leur symbolisme au sommet du tertre
désir de rien laisser dépérir au fond d’oubliettes inconvenantes
le vouloir vivre est majeur
ces nouvelles en se défaisant des bruits qui courent
envoient par écrit le message fort pur mettre tout à jour
Dehors une pagaille qui galope oblige à faire face chez soi, par-là même devoir arrêter des projets pour ne pas se ranger à des entêtements ministériels qui conduisent au néant
Mon exposition de Février est impossible à tenir , en revanche tout favorisera la sortie du nouveau recueil de Barbara Auzou
De fait ressort qu’on se tient à la marche ascendante de nos oeuvres en les dissociant des affaires politiques détestables pour se tenir à la peau de ce qui respire sans masque
Alors ma Muse a raison
Je dois peindre et créer les heures à vivre en vertu de l’essentiel absolu
Il y a l’enfant dans la vitrine, son ventre n’en est jamais parti, il y est tapi.
LA SAINTETE DE LA PROBLEMATIQUE LOGIQUE – YANNIS LIVADAS
Langue maternelle La stupeur envers la vie après la mort. Une antiquité dans la vente aux enchères La plus ridicule Réclamée tour à tour par le temps et l’éternité.
Yannis Livadas
Extrait de: Magnat De La Mort [Poèmes courts 1997-2011] (Éditions L’ Harmattan, 2017)
J’ai besoin d’argent pour acheter De la couleur rouge pour les coquelicots Pour le soleil ocre et jaune vif Et un tube d’amour séché Du bleu pour peindre la nuit Mais tu es dans les clubs de ceux qui savent que je t’aime cent fois par jour Ne jamais te comprendre ni te saigner n’aime pas aimer ceux qui l’entourent Tu l’aimes quand il disparaît Tu aimes l’ art, oui j’y crois Un jour tu achèteras ma peinture Pour un milliard J’aurais eu besoin de moins Pour que tu répondes à mon regard J’ai marché tout l’été Parmi les corbeaux de mon abandon Au milieu d’un grain furieux Tu m’as envoyé des cartes postales De quelque endroit célèbre Avec écrit, je pense à toi Vincent
Dans ma chambre nue Dans la fièvre et dans la dernière heure je t’ai attendu tu n’es pas venu Dans un portrait que j’ai peint Le bavardage du cœur fané « Nous nous reverrons bientôt Nous vous reverrons » Allez
, viens trop cher Dans le club de ceux qui disent je t’aime cent fois par jour Ne saigne jamais Achetez un vrai Van Gogh Soyez un marchand et un expert Expliquez-moi que je n’aurais pas peint Tant, si bien Si Je n’avais pas souffert Alors prends mon cher cadavre par le bras Enlève la poussière de pleurer Achète un vrai Van Gogh Et éloigne- toi Ne dis pas, oh ne dis pas que nous nous ressemblons
Dans leurs couvertures les pages épluchent le silence idiot avec dans la tête un besoin de rendre justice au sens des choses. Les vases ont le secret du gardiennage. L’odeur reste entre les plis des instants plus facilement que ce que l’on dit de n’importe quoi. La légèreté avec laquelle la grâce se déplace ne dépend pas de son poids, exemple je peux rester sans souffle à la vue d’un sein long et lourd penchant vers le sol alors qu’une poitrine plate au sourcil levé irait jusqu’à me faire hurler en voulant m’aborder. Je sais que c’est mon père qui m’a montré la nuance, ma mère s’en tenant au sens commun à partir du même objet. Avec lui je ne me souviens pas avoir découvert autrement qu’au départ de la couleur. Et plus il faisait noir au point de départ, plus la lumière se développait. De mon enfance à mon adolescence je n’ai eu que bonheur à découvrir. En fait avant de traverser la terre j’avais découvert le monde sans quitter Paris. Rentrer dans l’intérieur des êtres est bien plus vaste qu’un paysage aussi varié d’histoire-géographie puisse être.
Aller chercher l’eau c’est trouver pratiquement tout le reste…
SOURCIER
Ne t’en fais pas si tu ne sais pas où le cours des choses Les porte, dans quel cimetière de bateaux, quelle assemblée Vaine, avec les hurlements inutiles du vent édenté Dans les bras morts et dans les larmes des grééments
Ne t’en fais pas si ta vie la pente déboule Comme une pelote d’un fil accroché En dix endroits et qui sera, pauvre naïf, coupé Partout avant d’être tout à fait même déroulé Tu seras exsangue, ne t’en fais pas, et sans passé, Et sans espérance non plus, bien avant la délivrance
Oui, mais les bêtes, avec cet air toujours de se donner Est-ce qu’elles savent quelque chose ? Ou les moulins Morts sur les coteaux et qui se déhanchent Avec l’indifférence aussi des bêtes bousculées Est-ce qu’ils savent quelque chose ? Ils vont, dites, sans doute en transhumance Très loin, dans un paradis qui, bien sûr, est une enfance
Dites, peut-être il y a l’harmonie des vents Où toute chose prend sa place. Il y a l’harmonie des vents Il n’y a pas de sentiments perdus qui brûlent pour personne Des regards qu’on n’a pas croisés ni de cloches en vain qui sonnent Des mots pour rien D’avortés gestes de la main Et le charme des femmes qui jamais dure très loin Certainement il se transmet, de feu de paille en feu de paille Ô le courage égaré dans le silence et qu’on mène par la main Tout cela forme, c’est sûr, en secret, une harmonie On nous attend au fond d’un parc avec des lambeaux de musique Tout sert à quelque chose, tout se survit n’est-ce pas ? De me parler tout seul j’en ai assez, répondez-moi ! Les larmes passent loin toujours par caravanes et on voudrait Les suivre mais elles ne s’arrêtent jamais
Et c’est alors que j’entendis une voix pleine de sourires qui disait « Le bonheur est l’algèbre intime des sourciers »
Jacques Bertin
Je me laisse autre année ou pas dans mon genre. Continuer oui mais sans changer le fond voilà et rien d’autre…c’est ma musique.
Le vaisseau silencieux traverse le sans dans la traînée des bancs
Jour de mer du poisson-lune plus gonflé qu’en tant ordinaire
Elle se tricote du pas pillons
Mets l’usine en grève , voilà c’est fée et les merlins démanchés du front de l’abattoir ce soir le bordel sera confiné, interdiction de trottoir , boudin blanc, boudin noir, l’épicé créole s’oppose au confiteor
Devant la mèche tombant de son front l’amadou s’en allume-une au moment du tango rapproché, le plafond en perd la boule, on se débarrasse de Soulages comme d’une poubelle-girl sur décision préfectorale de protection de la nature. Du coup on pourrait sortir le Lido des invasions des navires de croisière
Un enfant demande Roberto en télé-école. Il était vacciné
Et ce soleil de décembre, des marguerites que l’on en ressort l’âne et le chien et la tête de l’alouette du pâté, c’est show
Il est déjà 15h30 je vais peindre ces surréalistes derniers moments du 31 Décembre avant qu’ils rouvrent la cage.
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