A BORD D’UNE PAGE


A BORD D’UNE PAGE

Le fracas du voisin cloisonné le tant qu’elle a à mettre sur sa page réapparait

Voilà le décroisé de ses jambes quand elle sent ma main entrain de vouloir venir

J’ai renversé le pupitre avec l’encrier pour la débarrasser des heures perdues et la sortir de la marge

du coup sa blues noire est là par taire, sans boutons grande ouverte

Dans ce jeu l’imaginaire peut construire sans ressentir de point de côté dans son ventre

Plus besoin de se couvrir la tête, le chat peau peut miauler.

Niala-Loisobleu – 22 Février 2022

L’ECHARPE – CORA VAUCAIRE/MAURICE FANON


L’ECHARPE – CORA VAUCAIRE/MAURICE FANON

Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce souvenir de soie
Qui se souvient de nous
Ce n’est pas qu’il fasse froid
Le fond de l’air est doux

C’est qu’encore une fois
J’ai voulu comme un fou
Me souvenir de toi
De tes doigts sur mon cou
Me souvenir de nous
Quand on se disait « vous »

Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce sourire de soie
Qui sourit comme nous
Souriions autrefois
Quand on se disait « vous »

En regardant l’soir
Tomber sur nos genoux
C’est qu’encore une fois
J’ai voulu revoir
Comment tombe le soir
Quand on s’aime à genoux

Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Ce soupir de soie
Qui soupire après nous
Ce n’est pas pour que tu voies
Comme je m’ennuie sans toi

C’est qu’il y a toujours
L’empreinte, sur mon cou
L’empreinte de tes doigts
De tes doigts qui se nouent
L’empreinte de ce jour
Où les doigts se dénouent

Si je porte à mon cou
En souvenir de toi
Cette écharpe de soie
Que tu portais chez nous
Ce n’est pas pour que tu voies
Comme je m’ennuie sans toi
Ce n’est pas qu’il fasse froid
Le fond de l’air est doux

En corps assez de chaleur à tirer de la pâleur du présent


En corps assez de chaleur a tirer de la pâleur du présent

Du ciel qui se tire comme un rideau qui voudrait plus se regarder de face

vite ne pas laisser s’enfuir ce qui motive

voilà c’est ça suivre ta voix

comme une douceur qui se bretelle à tes seins

sur un fond de papier viennent tes mots que je peins

ce penchant d’anémone qui te retient à table

Dans la glace

j’ai vu Henri ramener du soleil en remontant la poubelle.

Niala-Loisobleu – 21 Février 2022

DEPUIS L’EMBARCADERE


DEPUIS L’EMBARCADERE

Des traversées qui rampent durant la nuit vont, . lamparo allumé, trémaille aux mains et aiguilles qui pêchent à la traîne des heures le désir de remonter l’amour absolu, ouïes en pleine énergie

Comme dans une odyssée de pis commença la vallée d’un Nil à soie, sauvage , qui muta le papillon en fleur pour installer l’Abeille

Marche initiatique où le feu, l’eau et l’air feulent comme le tigre de PI

la rencontre de ces deux expressions d’Art n’a pas eu dès le départ de visée commerciale

rien que la puissance attractive d’un sentiment recherchant sa symbiose pour combattre la fureur d’éléments mis à disposition de garnissage du catalogue de toutes les atrocités humaines

Les mesures du temporel se sont dissoutes dans l’intemporel de l’histoire à compte d’hauteur étalant ses bornes en inégales distances

Et l’embarcadère maintenu ferme sur ses pilotis est là au pied du phare qui dépêche ses appareillages

transport d’anémones d’une mer à l’autre, en provenance de ses jardins

Niala-Loisobleu – 21 Février 2022

ALIGNE DE VIE


ALIGNE DE VIE

Courbe droite en plage

où dans l’évent

se recueille le rose des tamaris

et la ligne au plus lointain de flottaison

que du sel en demeure sur la table

bon à relever de son poivre

le fade d’averses malvenues en ses herbes

Le couteau et la palette

aux sangs mêlés des poignets

L’outre-mer

franchit l’étoc de son poitrail d’oiseau

Niala-Loisobleu .

20 Février 2022

DU SOLEIL QUI ME GARDE EN PLAINE


Henri Matisse

DU SOLEIL QUI ME GARDE EN PLAINE

S’étire ton corps aux rives d’un grand fleuve tranquille où scintille la course solaire

quelque chose du collier de perles d’ambre au cou des temples de la plaine tenant naissance permanente dans une apparence contraire

la traversée d’ombres dans laquelle je marche mène à la porte du coq qui se tient ferme à ses aiguilles

Te voici devenue jonque au cap d’une Asie qui dame comme Matisse mon ailleurs résolu sur des encens brûlants pour ne perdre l’odeur de tes pores, mes attaches, sur les cordes d’un si tard

A voir la licorne sauter je reste le seul à ne pas m’étonner de cette présence retenue

nous n’étions pas dès le départ faits pour partager le monde vulgaire

tous mes amours y meurent pour rester vivre dans l’Esprit de couleur de la véritable oeuvre d’Art.

Niala-Loisobleu – 18 Février 2022

LA GRANDE PRAIRIE


LA GRANDE PRAIRIE

Cannibale bouffeur d’herbe mis au seuil d’une sécheresse contre son gré

je s’aime

Frantz KUPTA

pour transe plantée

L’hennissement guetté de l’oreille je tiens mon cheval-vapeur

plein d’entrain à la sortie du tunnel

Sans prendre de billet à kroum

mais

cash pour l’ô riant express de l’époque du savoir-vivre au naturel

Niala-Loisobleu – 17 Février 2022

CARREFOUR


CARREFOUR

A part le rétroviseur qui bascule du contenu au choix de ses tiroirs, le carrefour arrive droit devant par le pare-brise

Il faut choisir la route qui tient vive le demain consécutif à l’hier

Bien sûr des tronçons en travaux surgiront

C’est comme le tant, il peut pleuvoir, tempêter, ou neiger, ça n’empêche que mettre l’aiguille sur SOLEIL, dépend du choix personnel

On a le flair de son courant au relevé des indices mis sur la route

Le sens du langage du vent, la façon d’où le creux résonne, la diagonale de l’escalier, la couleur de la 25° heure, l’herbe grasse ou le rêche du silex. l’écho des voûtes de la nef, tout ce qui provient de l’apprentissage initiatique. est à tirer de sur la carte.

Niala-Loisobleu – 17 Février 2022

SÛR REALISONS LE RÊVE PENDANT QU’IL EST ENCORE TANT…


Daria Petrilli http://www.tuttartpitturasculturapoesiamusica.com

SÛR REALISONS LE RÊVE PENDANT QU’IL EST ENCORE TANT…

Comme un geai qui est bleu et non noir comme le jet pandémique

en dépit du temps

Daria Petrilli

nous traverse sur sa voix romaine

tenant en mains cette part céleste qui contre « Les désastres de la guerre » mène combat pour tenir la vie en vie

Ô Goya toi qui vint finir près de chez moi avec ta laitière, aujourd’hui je fais appel à Daria Petrilli, latine après toi

Il faut trouver la force de la foi avant de s’endormir

La belle romaine me convient mieux qu’un pape pour ce faire tant ça tremble à la frontière de l’Est…

Tu sais, je pense aussi à toi Pablo, en moi ça « Guernica »

Niala-Loisobleu – 16 Février 2022

Daria Petrilli Artiste-Peintre italienne -Surréalisme – Habite à Rome

« LOVE MATIN » – NIALA 14.O2.2022 – ACRYLIQUE S/VERRE 40X50 ENCADRE 50X70


« LOVE MATIN »

NIALA 14.O2.2022

ACRYLIQUE S/VERRE 40X50

ENCADRE 50X70

A Patrice DENEFLE

Dans sa nuit le matin pas en corps né criait déjà

par un oiseau blanc messager en repoussant la vague scélérate de son regard debout

Les rugissants s’y sont trop acharnés, écrivit le peintre de sa main gauche, pour qu’avant de sombrer je puisse passer par le Cap d’Espérance toucher ma lanterne

Alors remontant du plus profond de leurs abysses vinrent à les fidèles anémones à la rescousse, reins cambrés

Pureté, innocence, sans naïveté, toutes amertumes quelque en soit la douleur, boutées hors, l’amour relia le cordon au fils que la mer avait rompu

L’arc-en-ciel d’un seul pont reliant de ses mains le temporel à l’intemporel par les seins de la Muse pour que l’amour règne

Niala-Loisobleu – 14 Février 2022