DANS LE PASSAGE


DANS LE PASSAGE

La fleur que les mains tiennent à la toile traverse le derme en se collant le ventre au mien

le soleil avait ailleurs une absence de lumière

alors qu’allant et venant en couleurs

le jardin du bout de tes ongles m’épargnait l’ombre du coussinet de tes phalanges

Les personnages que tu rassembles commencent à recréer l’absolu qui apparaîtra au-dessus de la signature

Rien ne révèle qu’on pourrait craindre un dérapage comme on en a vu apparaître alentours

Sous mes pieds, le tapis vibre curieusement de ta présence.

Niala-Loisobleu – 29 Mars 2022

ENTRE TIEN EMOI 131


ENTRE TIEN EMOI 131

Virage de temps dans les lacets de ce qu’on appelait Humanisme. Heureusement j’en ai gardé l’image en mémoire comme on porte sa pierre quand elle est bonne sans besoin de camée. La mer est beaucoup plus sale c’est indiscutable, arrive d’O des ça des billets d’amour amputés de l’accent circonflexe

Tu es en grandeur nature sur un fond de vieilles odeurs qui n’ont pas ternies

le coquillage a son corail

et l’herbe, bien plus qu’ailleurs, reste d’un vers à part

Quand m’arrive de traverser la Seine et les Tuileries pour aller chercher le métro aux Pyramides, je me fais Jeanne d’Arc d’un haussement des pôles et avant de descendre monte un regard sur l’Opéra. Alors comprends que j’étais drôlement parti tôt à ton avance. Mais le tant c’est tout le contraire d’une question de temps

j’ai vu l’herbe de naissance en traversant le cimetière autour de l’église. Ta grand-mère dans ses yeux reposés tenait ton sourire comme une chose à protéger

Passant entre les deux cordes de ta balançoire un soleil autre changeait au fur et à mesure que je lançais la planche, la nature des choses. L’élan découvre tout ce qu’on a d’intrinsèque grâce à un système hydraulique interne. Rien ne s’efface à part l’inutile. Je sais, faut faire gaffe, ça fait de sacrés trous sur le voie

L’abeille est prise à partie, la fleur en plastique rayonne

Et toi qui dans tes fonctions est aussi sensée quantifier ce que tu fais apprendre j’imagine les secousses que tu dois vivre au jour le jour que des fois la nuit reste sans s’arrêter. En plus on nous ajoute du sable et ya plus ni bac ni plage pour convenir au château

Mais toi ma loutre tu gardes ta façon d’aborder le courant, je ris quand on joue en oubliant de retrouver les maillots

Dans le fond j’ai un Capitaine et la plus belle embarcation pour aller au bout de la traversée. A Alexandrie ils ont eus du nez, jamais ils ont renfloué le phare.

Niala-Loisobleu – 29 Mars 2022

MATIERE SOLAIRE – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 72X60


MATIERE SOLAIRE

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 73X60

Dans le temps passant des campagnes SDF et des hommes avec des femmes dans toutes sortes de naufrages, peu y comprenant quelque chose

La vie est la plus belle chose qui se fait écraser des fois sans même être sortie de chez elle

Evidemment dans ces cas là le temps se couvre de toutes les manières possibles, et pour ça il manque rien

Mais l’oiseau pugnace est pas de ceux qui fonde sans besoin de soleil, quand il sait qu’il ne se trompe pas plus qu’il est trompé, il s’accroche

Voici cette Epoque qui ramène avec des fleurs nouvelles, des piafs de l’année et plus de merde qu’on pouvait attendre l’envie de vivre sacrément regonflée

C’est ainsi que les yeux que je guettais au bout de la jetée me vinrent sur une vague resalée et de la chair de poule autour des paupières quand le peintre a rit comme un imbécile heureux

Le chien noir bien que s’étant blanchi du poil en a pris le courant, il s’est redressé à l’odeur bien connue qui manquait

Voici une matière totalement organique

le sang en carbure

les yeux en disent l’île était une foi

la toile maintient serré le lin d’un bleu à se demander s’il est vrai tant il retourne l’outremer et balafre Janus dans sa trajectoire

Un hé cris de peinture qu’aucun clou ne rouillera de son venin

Niala-Loisobleu – 25 Mars 2022

Peindre à tour de chant


Peindre à tour de chant

D’un premier réflexe, ouvrir la fenêtre, voici revenu le temps des oiseaux

les arbres en manèges en tournent les trilles

L’étendue est si vaste, qu’au moment où les arbres passent dans le ciel, le grand lac de vert courant à la mer remplit ses bateaux

Les boutiques fermées des rues de la ville m’incitent à aller voir dans la grange combien d’oeufs seront dans la paille

Je pense t’emmener sur mon porte-bagage pour que les heures te plaisent au travail que t’aime. Qui plus est, ces heures-là ramènent aux liens qui aiment le partage des envies et la confection émotive

La roche la plus dure peut ainsi être creusée pour la caverne où peindre le durable

Du feu offert par le soleil s’allume le chemin, des fleurs amortissent le bruit des pas et quelque chose de l’odeur de femme égalise les traces de l’ours

Dans le coin d’une nacelle des enfants ont laissé leur ballon

On peut leur dire de nous emporter au-dessus, le vent est de taille à passer les marécages. Laisse-ta porte ouverte le chien est de garde près des abeilles, ça tiendra les heures en dehors du temps cherché par les autres.

Niala-Loisobleu — 25 Mars 2022

INSPIRATION


INSPIRATION

La noria des narines puise dans l’âne le chemin circulaire en son Centre autour de sa figue

Allo est-ce ?

Par le portail de l’hacienda la planche courbe balance plus de fruits que de saisons emportent

Le chien voit des tomates dans son sommeil de bas de portes

Moi je trempe ma main gauche dans le bac du jardin posé en marmite sur l’herbe folle

-Hallucinai-je ?

-Non

L’âne a bien vu la carotte parmi le céleri et les poireaux

il renifle deux fois plus vite, je déborde, inondant le taire d’un coup de bleu au couteau…

Niala-Loisobleu – 23 Mars 2022

Grès rouges


Grès rouges

Sur la ligne en corps frissonnante, chaudes apparences verticales, l’amour incise son pétroglyphe

conclusion érotique d’un voyage dans l’ocre rouge transversale

Le burin a des cris de femme qui s’offre à la fente de la main d’homme

Sur le sec de roche la rivière installe la blancheur d’ibis de garde

Puis au coude de la veine bleue passe l’anneau brun au doigt de l’hymen

au bout de la pirogue creusée dans l’arbre, l’arc-en-ciel se couche sur la palette en pressions régulières

On n’éteint pas le trottoir tenu à l’ombre dans sa guerre

on le tourne plein soleil pour qu’il garde dans ses ongles l’image éternelle de l’arme nue clef-aire à sortir des ruines.

Niala-Loisobleu – 23 Mars 2022

LES RICOCHETS


LES RICOCHETS

Gardés chauds les plis du drap ont passés la fenêtre pour s’adouber au mouvement vertical des vagues, à la broderie de l’écume où plonge le cormoran

Perspective en premier point sur la toile nue qui attend au chevalet l’attouchement de sa main gauche

Ce silence qui libère le son retenu craque le bois-mort en passant. Ce qui éclot les petites pointes vertes où les feuilles vont dire tout ce que l’automne leur a redonné à croire et appliquer afin de se sentir en accord avec soi-même. Fut un temps où l’on croyait aux maléfices de sorcières éleveuses de reptiles. En fait l’homme c’est l’homme qui aime accuser un autre pour se faire passer pour bon

La tige est droite, si l’anémone penche c’est un effet d’optique pour imiter le sein féminin dans sa grâce.

Niala-Loisobleu – 22 Mars 2022

BARBARA, MA CLEMATITE


BARBARA, MA CLEMATITE

La confusion générale remise en ordre, les tiroirs conquis à tort se sont vus retourner à leur place. Reste alentour, on ne peut refaire le monde, le lot d’erreurs impitoyables que l’homme a en faveur lui appartient

Nous avons saisi au passage l’annexe que l’amour tient toujours en remorque et au terme d’un surf mémorable avons pu poser pied à taire les griefs dont la société raffole

Le regain de la plante montre sa force régénératrice

la Clématite est en avance au rendez-vous du Sacre

Sous l’humus qui a transpiré depuis l’automne la racine depuis son engagement montre l’ardent sous cette forme qui refuse l’abandon. Se soumettre en disant oui à tout en ignorant le non est injuste contrairement à ce qui se dit. C’est lâche un point c’est tout

L’anémone sait s’armer sous le corail pour se battre

et parvenir autour de l’écriture à peindre son serment comme le choix que rien ne contraint

Barbara, la nuit est claire à laisser la chambre montrer s’unir deux volontés.

Niala-Loisobleu – 19 Mars 2022

PAR LA VOIE SECRETE RETROUVEE


PAR LA VOIE SECRETE RETROUVEE

Le tympan de la chapelle est là en sentinelle

à peine deux pas, le roulement des vagues dans l’oreille et larme à la bretelle pour nager dans ton écriture assurée

La pompe sacrée sortie des caches comme la vieille garde avant son dernier carré fait le geste qui envoie l’ô à travers les moustaches de son morse. Le goût de ta bouche décodé dans notre langue. Sous les plumes de ton front jusqu’à derrière ton oreille ce velouté du cou où l’oiseau cueille la clef pour t’entrer

Les roses de tes aréoles déjà ouvertes, épanouissent la fragrance qu’elles puisent aux aisselles au poids du sein qui gonfle de bien-être

Quel jardin clos par les pierres du silence

les oiseaux décollent les ex votos pour déclarer que ce que l’on pensait péri est bien en vie. Alors tour du ventre fait suis allé dans le creux du chemin de ronde me rouler dans les menthes et chanter la soie vivace de ton arbre

La clématite Barbara debout dans sa jardinière lève la jambe…

Niala-Loisobleu – 18 Mars 2022