PASSAGE


L’été passe le seuil moitié trench-coat, moitié bermuda, la piste de danse sur La Chaume dans le rock de la nuit d’orage finissant de nager

Fraîcheur de passage que le degré dépasse sans prévenir, les ouvertures restent sous haute-surveillance et les serpillères de garde

De quoi constater que l’union bordélique répond à la demande et que la récolte correspond bien au semis

La fin débute

Peindre est plus que jamais créer à partir de son rêve parce que faire sur le motif serait suicidaire

Les organisateurs de la merde étant eux-mêmes dans le caca participer à la diarrhée est à proscrire. Puisqu’il faut se battre, que ce soit pour quelque chose qui vaille

Il s’avèrera que le choix personnel nous rendra utile aux autres

Aussi clouons le bec aux rhéteurs qui n’ont que l’irresponsabilité des mots en poche

J’embue mon regard des vraies larmes de l’émotion totale…

Niala-Loisobleu – 21 Juin 2022

L’ART DE FAIRE AVEC


L’ART DE FAIRE AVEC

Nuit errante sur une voie encombrée cherchant un couloir d’air

Peu au menu du jour jusqu’à l’apparition des menthes, fraîches de ressources par la richesse d’écriture

Une lettre effaçant toute seule l’ennui mortel de la chaleur sans chair

voilà du sang qui revient battre au pouls pour réhydrater les pensées créatives

Les vigueurs colériques du vent mettant les arbres à l’horizontale se voient opposer un bouclier pacifique

qui étourdira certainement le sens de cet ultime vote mais m’aura embrassé de visions autres sortant de la tornade

L’atelier reste abordable par télépathie

le tapis décollant du silence

Ces couleurs aux seins ronds et aux callipyges intentions dressent l’inerte de leur rosée métaphysique

Le Peintre est aux fenêtres de la mer, embarqué grand bain.

Niala-Loisobleu – 19 Juin 2022

LA LUMIERE SE TIENT DANS LA COULEUR A L’OMBRE, PAR NECESSITE…


NIALA – LE PEINTRE 6 (EN COURS)

LA LUMIERE SE TIENT DANS LA COULEUR A L’OMBRE, PAR NECESSITE…

La chappe est de plomb sur La Chaume, à se demander si le feu ne pourrait pas devancer la date

La toile restera dans sa blancheur tant que durera cette température caniculaire

L’Atelier est impraticable

Je verrouille tout ce qui se passe dans la multiplicité des arrières-pensées sans surtout vouloir tirer le vrai du faux. La période y entre trop

Passé Dimanche on connaîtra pire assez tôt

Cette couleur est mienne à sang pour sang, il n’y a pas de danger que je l’expose à quelques risques que ce soient

Et certainement pas à la médisance.

Niala-Loisobleu – 15 Juin 2022

RETINE AU PASSAGE


RETINE AU PASSAGE

Au passage le genou s’arrête pour écouter sonner la cloche de la bouée du chenal. Ramenant du fond de sa mémoire le nombre d’oiseaux qui faisaient halte là avant d’atteindre l’île. Les pêcheurs partis les premiers revenant à la criée déposer leur butin. En fin de semaine ils croisaient des petits-baigneurs sur un premier bain matinal de décrassage. Sur le lieu de vieilles batailles navales des épaves parfois lâchaient des bulles quand un poulpe ouvraient la malle au trésor. Je me rappelle un carré d’artichauts à côté de plants d’oignons où j’avais installé mon camp d’été à la pointe du Château. C’était l’amour fou qui fait partir loin avec rien pour ne pas être retenu. En plus elle était pucelle…..imagine…

Jamais mangé autant de berniques, et le camping sauvage était naturellement toléré. Oui j’ai été Robinson en Bretagne au temps où la sardine était encore mise en boîte par des ouvrières en coiffe. Le Dimanche elles ne manquaient pas un pardon pour tenir leur corps en bonne santé. Sitôt le curé rentré, la lande devenait le plus grand bobinard de confesse. La nature sans sermon donnait le meilleur rendement.

En passant par le vieux-pont qui mène au port j’ai rencontré mon Capitaine. Il est comme une fenêtre pour moi.

On s’est d’abord assis sur un tas de filets pour vérifier la trémaille. Le gosse avait pas changé. Au point que je me suis dit que la mort l’avait pas vieilli. J’ai pensé qu’elle use plus les vivants qui la vivent que les morts entrés dedans.

Je lui ai raconté les fuites de l’existence depuis qu’il est parti en lui disant Petit-Frère, je m’en tire parce que je continue de naviguer avec toi. La vie est une pêche plus miraculeuse qu’avant, mais faut entretenir ses lignes car le matériel d’aujoud’hui vaut plus rien.

Niala-Loisobleu – 14 Juin 2022

DU VASE DE SEVRES


SEVRES – PAUL GAUGUIN

DU VASE DE SEVRES

Maisons fleuries d’arbres et fruits de collines escaladent la motte d’argile que le pied pousse sur la tournettel

Les idées que les mains enserrent montent et descendent comme un camion de pompiers d’un manège

qui va entrer cuire au four

Au bas de la rampe le tertre se remonte les manches

et la jupe du printemps retrousse ses plis par-dessus la barrière

à l’écart du résultat des urnes

qui va mobiliser les combines amoureuses des marieuses

Mon alliance se doigt d’être en hors pour rester la dernière fidèle au voeu de celle qui attendait de dire oui au nom

Symbole d’un autre soleil qui pousse sa parole à naître, pose là ta couleur sur tes feuilles que j’écrive !!!

Niala-Loisobleu – 12 Juin 2022

A L’IMAGE VRAIE


A L’IMAGE VRAIE

L’enfant sort l’épouvantail coincé dans l’arbre et sort de son coeur le cerf-volant qui l’habite

la mésange tire la corde pour qu’il s’envole

Le cheval herse la mer et le chien ouvre le port

Derrière un mandat les menteurs se partageront la vie sans âme

Le LIS DE CHAMPS se tient droit.

Niala-Loisobleu – 11 Juin 2022

PAR DESSUS LES MOUS LINS


PAUL GAUGUIN

PAR DESSUS LES MOUS LINS

Le front contre le chevalet, l’idée de disparaître sans que l’heure n’ait sonnée sort la glace du compte-de-faits

La vie étant une suite de demandes sans suite

la pire erreur serait de donner crédit en souffrant du départ des profiteurs

Prendre tout le monde en charge ne conduit qu’à sa perte

L’humanisme a besoin de faire du fer en vitamines pour franchir la barrière

Parler beau quand ça reste que des mots recule

La Chaume c’est de mes Marquises celle qui a la plus belle touffe de ce que j’aime pour vivre sans me faire un film

Elle a pris la suite des Tuileries, gardant de mon Paname l’exception de l’authentique avec son lin blanc à remplir au contraire du vide d’amour de vieux sarments

La construction de pont pour les îles c’est l’esprit de zoo pour l’idée fondamentale qui ne ramène pas la mer à Brouage.

Niala-Loisobleu – 10 Juin 2022

COMME AU RETOUR DE LA MARQUISE


PAUL GAUGUIN

COMME AU RETOUR DE LA MARQUISE

Bien sûr la pluie n’aurait pu s’absenter des chaleurs feintes d’un été révolu

En prenant le métro à la Porte d’Italie, sac marin à dos, je fermais les yeux sur l’A10 pour m’effacer l’Atlantique, base terrestre de mon mirage dernier, en concentrant mon né sur l’ineffaçable de ma venue au monde

Cela fait un bail

ouais pas besoin de me le rappeler

Seulement je suis là pour me ressourcer d’une vidange en allant fleurir les bars à rhum des gauchos de la rime, qui sur leur comptoir ont les cuillères percées de la Fée Verte, introduction sans faute au voyage pictural

Fléau en main le virus se prépare aux moissons, on aura moins de blé, mais la merde en quantité. Question ordre nouveau faut dire que ça des Borde au-delà des promesses. Toute Elisabeth ne pouvant prétendre au jubilé ça laisse une chance de croire

Mais puisque refaire à neuf relève de l’impossible, j’avoue que je conte plus sur ce que la capitale m’a jamais donnée de peine pour sauver ce qui me reste de tête

Je conduirai ma vache aux Tuileries et mes chèvres aux Buttes-Chaumont par la rue des Pyrénées

Quelques tours aux chevaux-de-bois en laissant l’aqueux du Mickey à Guignol, Marthe à la main jusqu’aux Halles se faire une soupe à l’oignon pour apaiser ses brûlures et retour en tricycle par les Guichets sur la Seine.

Grand Spectacle !

Niala-Loisobleu – 8 Juin 2022

FLEURS DE TROTTOIR


NIALA

FLEURS DE TROTTOIR

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/CANSON 23X29

ENCADRE S/VERRE 40X50

Malveillance humaine

La pluie d’orage gifle les toits

la grêle en colère balafre tout sur son passage

la rue perd ses couleurs

sous la glace les jardins et les toits sont déchiquetés

Quelques fleurs sans couronnes me viennent à la tête

comme une obole pour égayer la vie.

Niala-Loisobleu

7 Juin 2022

NIALA

AU GRE DE MON CHANT DE VIE 1


AU GRE DE MON CHANT DE VIE 1

A Paris j’ai appris la vie et comment je dirai mon ressenti en sortant des mots cartes-postales, le sens prodigieux de cette vie

En dehors des ateliers de peintre que j’ai eu j’ai emmené mon chevalet aux quatre coins du monde pour écrire cette fusion avec son domaine diversifié, en l’air, sur l’eau et au sol

Je marche au travers d’une toile de lin bien à moi, qui trône sur la palette de l’endroit

Fuyant les guides mais recherchant les autochtones pour goûter à la chair et pas au vernis les aventures sont devenues des vies agrandies au-delà des limites

On ne peut pas apprendre tout ça dans une école….

Niala-Loisobleu – 7 Juin 2022