SONHO MEU


NIALA

SONHO MEU

Gal Costa

Mon rêve, mon rêve
Sonho meu, sonho meu

Va trouver que tu habites loin
Vai buscar que mora longe

Mon rêve
Sonho meu

Mon rêve, mon rêve
Sonho meu, sonho meu

Va trouver que tu habites loin
Vai buscar que mora longe

Mon rêve
Sonho meu

Montrera ce désir
Vai mostrar esta saudade

Mon rêve
Sonho meu

avec ta liberté
Com a sua liberdade

Mon rêve
Sonho meu

Dans mon ciel l’étoile directrice s’est perdue
No meu céu a estrela guia se perdeu

L’aube froide ne m’apporte que de la mélancolie
A madrugada fria só me traz melancolia

Mon rêve
Sonho meu

Je ressens la chanson de la nuit
Sinto o canto da noite

dans la bouche du vent
Na boca do vento

Faites la danse des fleurs
Fazer a dança das flores

Dans mes pensées
No meu pensamento

Apporte la pureté d’une samba
Traz a pureza de um samba

Sens, marqué par des chagrins d’amour
Sentido, marcado de mágoas de amor

Une samba qui bouge nos corps
Um samba que mexe o corpo da gente

Et un vent vagabond berçant la fleur
E um vento vadio embalando a flor

Mon rêve
Sonho meu

Mon rêve, mon rêve
Sonho meu, sonho meu

Va trouver que tu habites loin
Vai buscar que mora longe

Mon rêve
Sonho meu

Mon rêve, mon rêve
Sonho meu, sonho meu

Va trouver que tu habites loin
Vai buscar que mora longe

Mon rêve
Sonho meu

Montrera ce désir
Vai mostrar esta saudade

Mon rêve
Sonho meu

avec ta liberté
Com a sua liberdade

Mon rêve
Sonho meu

Dans mon ciel l’étoile directrice s’est perdue
No meu céu a estrela guia se perdeu

L’aube froide ne m’apporte que de la mélancolie
A madrugada fria só me traz melancolia

Mon rêve
Sonho meu

Mon rêve, mon rêve
Sonho meu, sonho meu

Va trouver que tu habites loin
Vai buscar que mora longe

Mon rêve
Sonho meu

Mon rêve, mon rêve
Sonho meu, sonho meu

Va trouver que tu habites loin
Vai buscar que mora longe

Mon rêve
Sonho meu

Mon rêve, mon rêve
Sonho meu, sonho meu

Va trouver que tu habites loin
Vai buscar que mora longe

Mon rêve
Sonho meu

Mon rêve, mon rêve
Sonho meu, sonho meu

Va trouver que tu habites loin
Vai buscar que mora longe

Mon rêve
Sonho meu

Mon rêve, mon rêve
Sonho meu, sonho meu

AUX QUAIS DES TUILERIES


AUX QUAIS DES TUILERIES

Une ronde de chevaux de bois que des cris joyeux d’enfants tournent

un bassin où tremper la forte chaleur sale

Marly qui se profile

rondeurs féminines initiatiques de Maillol

Quelques passages de Molière au Théâtre de Verdure

et plus d’oiseaux qu’un oiseleur attraperait laissés hors des cages du Quai aux Fleurs

Une vie plus curieuse alimentée par une grand-mère exceptionnelle

un père à lui envier ses couilles disaient mes jaloux sans que je grogne

voici en quelques traits de quoi n’y rien comprendre quand on est imperméable à la vie

Alors que je sue

l’anémone de la cheminée me rafraîchit

Je sors des yeux bouchés pour suivre la plage de mon île en grimpant sur les mamelons de mon château loin du sable en poursuivant la balade jusqu’au fond du nombril où tu as commencée

On ne naît que chaque fois qu’un sale con vous vise.

Niala-Loisobleu – 15 Juillet 2022

SA PEUR PONT-PIED…


SA PEUR PONT-PIED

Du rideau de feu tombant sur

dans l’air qui grésille

l’arbre toujours debout pisse sans s’asseoir pour défendre son territoire

Tirant la goutte peinte pour remplir l’arrosoir jusqu’à la paume

à voir l’humble fleur sourire de la chaleur des mots intimes cachés pour elle dans son jardin-secret

Dans la forêt le feu se partage dans l’absurde entre un touriste en vacances et un autochtone guettant le canader seau à la main

Que de mots pour voir le rien gagner défiler dans une parade incapable de faire autre chose qu’une garden-party

J’ai peur pour l’usage de la raison gouvernementale et m’anémone tout entier pour sentir l’amour résister

Une rivière toute simple de ta source branchée…

Niala-Loisobleu – 15 Juillet 2022

DE NOTRE CHEVAUCHEE FANTASTIQUE


DE NOTRE CHEVAUCHEE FANTASTIQUE

Combien de crêtes pour une seule vague à l’aurore rose ?

Le grand coq aux bruyères vient chercher de la couleur à son blanc plumage

Un loup a hurlé au passage de la nouvelle-lune du 13

secouant l’étagère où tous les vers viendront défiler le 14

dans cet uniforme que la vie leur a donné

rien d’autre

pas une feuille sur le poil

Chacun son sexe à soi qui se regarde avant partage

alors l’embrun viendra parler sa langue avant de solliciter l’entrée

celle qui creuse les mots au burin pour laisser le silence à l’acte divin

Empan pour l’anse où mouiller en rade de l’île

l’oiseau ne remontera l’ancre que pour tenir la jauge

Quand les grands arbres qui bordent l’estuaire aboient

c’est signe qu’il faut faire reculer le vent contraire

ne pas éteindre le phare.

Niala-Loisobleu.

14 Juillet 2022

UNIVERSELLE ENERGIE


ALBIN BRUNOVSKY

UNIVERSELLE ENERGIE

L’herbe frémit

la brise légère laisse en corps porte ouverte

au coeur de la forêt l’ombre se fait lumière

je veux peindre cette énergie là

celle qui montre sans parler

avec la sensibilité sensuelle de l’âme prête à se donner

Force libre qu’aucun robot ne commande

Belle de par la vie méchante

J’aurais chaud

tu respireras difficilement

sans que l’oiseau sois empêché de s’envoler

les vaches resteront bonnes à téter sans boucher la circulation au nom d’un sacré en cornée

Le paysage repousse ses limites au-delà de toute frontière

des lignes d’ifs clouent un lac en collines

sur le clocher les sons d’un Vulcain se forment à l’enclume des heures

A part l’idéal pris en sève au craché de ton souffle, je me nourris de rien qui se trafique

bois de santal imprégnant les cintres du théâtre de tes linges

larges feuilles d’où sort l’harmonie du respirable

Ocres que la terre conduit à ta peau en fonçant l’aréole d’un sein aiguisant mon feu coloré

Je vois des cabanes posées dans les branches d’une mâture hauturière.

Niala-Loisobleu – 14 Juillet 2022

*

« LES DEMAINS NUS » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 60X60


Niala -Les demains nus

« LES DEMAINS NUS »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 60X60

Ecorce pelée le cerisier s’éclaircit la gorge et s’enrôle aux petits chanteurs plumitifs qu’il héberge

c’est dur de vivre dans un four solaire quand la nouvelle-lune ne change pas la température

Au jeu de paumes les bras déversent en se soulevant

la pomme verte, elle, elle bronze plus vite que le serpent arrive à elle

chouette

le jardin se repucèle

révision avant départ estival

Si tu baignes trace-moi en ligne de flottaison

je crois au remora comme pilote il a la confiance de la baleine

sans parapluie

donc l’eau retombera

Sur le chemin où les fleurs ça rose toutes seules j’égoutte les battements de coeur, ça irrigue la sécheresse du monde

Mésange sur la pièce d’appui

et bleu-charrette à pleines meules pour l’amour

Les demains nus tenons et mortaises.

Niala-Loisobleu –1

13 Juillet 2022

RAMBLAS


ALBIN BRUNOVSKY

RAMBLAS

La guitare pavée au trottoir de mon rêve

saute le caniveau d’une pluie battante en pleine canicule

nous brûlons sans avoir vu d’apparition virginale

des mains claquent

un cheval calèche

la grange a rouvert le grenier à sel

D’une mosaïque que les bancs bleuissent autour de la Sagrada

la ferronnerie des balcons des façades me retient sur le devant de la mer

Hier j’étais sur le point de vieillir

la peau épluchée

quand ce matin tu t’es garée quatre-saisons

djelem-djelem

au coin de ma porte cochère

la blancheur du mime renouant son mouvement à la statue

des pigeons pour piedestal dans l’odeur d’huile qui chauffe

j »ai peint demains nus

bain de palmes

l’art qu’à la rue s’étale à même le sol

brut de coeur.

Niala-Loisobleu – 13 Juillet 2022

« LES DEMAINS NUS » – NIALA 2022 – ACRYLIQUE S/TOILE 60X60


Niala -Les demains nus

« LES DEMAINS NUS »

NIALA 2022

ACRYLIQUE S/TOILE 60X60

Ecorce pelée le cerisier s’éclaircit la gorge et s’enrôle aux petits chanteurs plumitifs qu’il héberge

c’est dur de vivre dans un four solaire quand la nouvelle-lune ne change pas la température

Au jeu de paumes les bras déversent en se soulevant

la pomme verte, elle, elle bronze plus vite que le serpent arrive à elle

chouette

le jardin se repucèle

révision avant départ estival

Si tu baignes trace-moi en ligne de flottaison

je crois au remora comme pilote il a la confiance de la baleine

sans parapluie

donc l’eau retombera

Sur le chemin où les fleurs ça rose toutes seules j’égoutte les battements de coeur, ça irrigue la sécheresse du monde

Mésange sur la pièce d’appui

et bleu-charrette à pleines meules pour l’amour

Les demains nus tenons et mortaises.

Niala-Loisobleu – 13 Juillet 2022

CONTRE PEAU


BO FRANSSON

CONTRE PEAU

Embrasure des cuisses

le silence palpite à dos de chant qu’une certaine religiosité prend en audience

un bénitier pour moi par exemple

j’ignore dieu mais j’y viens sans sacrilège

Mystique signe qui noue l’oiseau à cet éternel retour au sacré

La tête du nuage vu couché sur le dos m’y fait penser

par sa forme imaginaire de grande tolérance que l’herbe facilite

et son lieu de résidence où les coqs chantent

mouvant alignement abécédaire du lit d’une rivière qui va s’écrire

quelques mers en un m’aime océan

des arbres pour vergers spécial compotier

et des fleurs pour effacer les mots durs

surtout ceux mal compris

Arrache-les comme on jette les morpions inopportuns de ce coin-ci

Je peins à distance de la chaleur étouffante, en nageant sous ta chemise

de cette main-gauche bien sûr qui parle quand je me tais.

Niala-Loisobleu – 12 Juillet 2022

NECESSITE – PAUL ELUARD


ODILON REDON

NECESSITE

Sans grande cérémonie à terre
Près de ceux qui gardent leur équilibre
Sur cette misère de tout repos
Tout près de la bonne voie
Dans la poussière du sérieux
J’établis des rapports entre l’homme et la femme
Entre les fontes du soleil et le sac à bourdons
Entre les grottes enchantées et l’avalanche
Entre les yeux cernés et le rire aux abois
Entre la merlette héraldique et l’étoile de l’ail
Entre le fil à plomb et le bruit du vent
Entre la fontaine aux fourmis et la culture des framboises
Entre le fer à cheval et le bout des doigts
Entre la calcédoine et l’hiver en épingles
Entre l’arbre à prunelles et le mimétisme constaté
Entre la carotide et le spectre du sel
Entre l’araucaria et la tête d’un nain
Entre les rails aux embranchements et la colombe rousse
Entre l’homme et la femme
Entre ma solitude et toi.
Paul Eluard

Araucaria ou désespoir des singes, je reverdis la tête d’un géant au promontoire des terres brûlées

par un simple passage venu de très loin

en apprenant qu’à partir de dire à un enfant à propos du cheval qu’il venait de dessiner

et qu’il craignait de devoir le peindre en brun

« le cheval est toujours de la couleur qu’on lui donne, mets la tienne sans aucune autre »

L’amour est pareil d’une couleur si sienne que rien des orages et vents contraires ne saurait lui imposer de disparaître quelque soit le motif

Son symbole est éternel.

Niala-Loisobleu – 11 Juillet 2022