« LA JARRE DU COQ » – NIALA 06/01/23 – ACRYLIQUE S/TOILE 81X65 – ENCADREE CAISSE AMERICAINE BLANCHE


« LA JARRE DU COQ »

NIALA 06/01/23 –

ACRYLIQUE S/TOILE 81X65

ENCADREE

CAISSE AMERICAINE BLANCHE

Ces odeurs en surlignage qui se tiennent

dans l’alignement des pierre dans la Jarre du Coq

fruitières hors-saison

que la lune du loup tient par l’aqueux

En sel sur l’embrun du cheval-bleu monté à cru

une femme ronde de ventre

fesses et seins en grappes

aux vrilles de l’estuaire et au creux des aisselles

tire à elle l’haleine des lèvres de la fenêtre grande ouverte

En ceinture les maisons en venelles

que l’humble anémone colore pour effacer les jours gris

en tendant la main comme un regain qu’on glane

semeuse d’émoi au chevalet de calendes des grossesse de bébés-nageurs.

Niala-Loisobleu.

6 Janvier 2023

PRIX ENCADREMENT COMPRIS: 1400,00 €

le-peintre-niala@orange.fr

LE COQ QUI COUVE


LE COQ QUI COUVE

Le silence ordonné des messes dresse l’oreille

l’enfant chantonne en roulant ses billes

là-haut des grues passent enlever les containers made in Taïwan

pendant que l’oiseau fait la sortie des bourgeons sur les branches

à présent qu’on a du printemps en plein hiver

du fond des cours et loin des poubelles, une voix me dit qu’on ne changera rien là où vivre n’a de sens que de le faire et de se taire sur l’article

l’esprit de déménageur va bien avec l’envie naturelle transmise par la végétation, les éléments, nos organes, les vieux légumes, le veau sous la mère, les poules qui courent et le saumon sauvage

les seins d’origine, tout comme les culs sont faits pour asseoir la fondement de l’entreprise

l’esthétique c’est intrinsèque

pas externe au coeur des choses

et ça ne doit pas couler comme du rimmel de faux-cils

c’est d’abord de la philosophie,

pas du resserrage de zygomatiques

les vieilles peaux muent dans la tradition du voyage

sois un peu gitan tu comprendras à quoi servent les cartes de réussite mises en paume.

Niala-Loisobleu.

5 Janvier 2023

HISTOIRE D’UN OEUF DE COQ


NIALA (Oeuvre en cours le 05/01/23)

HISTOIRE D’UN OEUF DE COQ

Le clocher tenu à deux mains bat d’un saut à la corde

dans le tunnel d’un dernier métro où Marlo Brando grimpe à l’arrêt publique

oint de bon beurre pour que l’envie sorte de la coquille Quai aux Fleurs

Sur le rail des anémones tirées des cuissardes gardent le pertuis équitable

Il est grand de toile ce chantier naval en cours

des fruits plus lourds que de la mangue accrochés au mât

C’est l’enfant qui tient la barre pour tenir le cap

les vétérans de la narine plus bons qu’à pendre

sont envoyés chez les Carmélites pour l’échange du dialogue de sourds

Son col marin par la crête des embruns gardera dans des jarres le mystère de la volupté poétique

cerf-volant

arc-en-ciel

le tapis d’ô riant auto-lèche les vents ascensionnels en traversant les herbages odorants des cavités célestes

comme dit le Peintre-Fou, remonter son coq tous les soirs lève des matins radieux.

Niala-Loisobleu.

5 Janvier 2023

COQ – LOUIS ARAGON


NIALA (Oeuvre en cours le 04/01/23)

COQ

LOUIS ARAGON

Le coq


Oiseau de fer qui dit le vent
Oiseau qui chante au jour levant
Oiseau bel oiseau querelleur
Oiseau plus fort que nos malheurs
Oiseau sur l’église et l’auvent
Oiseau de France comme avant
Oiseau de toutes les couleurs.

Louis Aragon

Jacques Bertin – Laissez une fenêtre ouverte


Jacques Bertin 

Laissez une fenêtre ouverte

Laissez une fenêtre ouverte à votre maison entre la voie ferrée et la rivière
Je vous entends, j’entends les bruits du repas, votre enfant
Je vous entends murmurer dans votre premier sommeil
Je viendrai tout à l’heure rôder dans la cour, les chiens seront calmes, ils viendront à mes pieds
Vos rêves passent avec des mots épars, ils s’en vont dans la rivière, escortés de flambeaux
Je veillerai sur vous dans la pelisse de la nuit et le museau des chiens
Au premier bruit de l’aube je partirai
Vous pousserez le volet
Vous ne saurez pas que j’étais si près de vous

Jacques Bertin

MANIFESTATION SOLAIRE


MANIFESTATION SOLAIRE

D’autre poussée, ça se redresse de chaque point cardinal

le mollet de l’herbe a l’insouciance de l’enfant

la traversée de l’oiseau roule crânement

du néflier à l’entrée de l’atelier

plus sanguine

transfusion

un poisson est sorti de la rivière pour se lustrer l’écaille

l’échelle en s’écartant a sorti une montée de ses barreaux

Rien de ce bien-être n’a de lien avec une annonce de presse

pire

d’après la météo ce devait être entre brouillard et eau

alors que le soleil a chauffé sans que j’ai besoin d’allumer le poêle

La rose jaune de Granville flotterait

en surface du Capitaine

que ça ne m’étonnerait pas

Mon coq au chevalet chante sans s’occuper du réveil

Si je serais mort demain

j’affirme que je vis aujourd’hui

comme il y a beaucoup d’hiers

qui devaient se prendre pour le confiseur.

Niala-Loisobleu.

3 Janvier 2023

DEPUIS LES JARDINS D’ESTRAN


DEPUIS LES JARDINS D’ESTRAN

Rivages réunis, la coquille est profonde

depuis les sables clairs des mers du monde et les cailloux des Anglos-Normandes

souviens-toi mon Capitaine

comme on regardait loin du haut du belvédère de Victor-Hugo

L’exil nargue la vie à l’ombre du soleil sous ses couvercles de granit

Toi tu as choisi de laisser voguer tes cendres dans le terrain de jeu des anémones

Je te fais en corps face

au bord de mon tour de rejoindre le bleu du lin éternel

et le coq que je fais chanter au chevalet depuis ce matin se fait gardien du tant qui reste

Les nuits neuves ont des étoiles en buée sur leur voûte

les chiens en lèvent plus que la patte

tellement ça les inspirent de suivre les chaleurs qui sortent des canines femelles

C’est que la vie, l’amour

Ma main gauche persiste et signe, toujours le long du trottoir.

Niala-Loisobleu.

3 Janvier 2023

SEOIR DU MATIN


SEOIR DU MATIN

Je l’ai fermé sur le sourire qu’il tenait sur le lin

lui laissant de l’eau propre pour le peint de demain

tout en emportant en réponse à l’écho du vent

le parfum qui sentait de loin

comme la trace que les roues de charrette

laissent pour chemin dans l’enfoncement du ressenti

L’oiseau sur sa branche

dans le couchant de soleil

regarde la lumière monter vers les étoiles

l’appelle par son nom

Elle

pas une autre

pose son jabot sous son oreille

lui dit ce que vous n’entendrez pas

remonte le tapis et tourne la clef de l’atelier.

Niala-Loisobleu.

1er Janvier 2023

N’ÊTRE QUE SON PREMIER MATIN JUSQU’AU SOIR


N’ÊTRE

QUE SON PREMIER MATIN

JUSQU’AU SOIR

Jouir les doigts au trempé de peinture fraîche comme on apprenait à lire et à écrire à l’illettrisme

dans le mortier où la lumière se broie pour l’étal

C’est étendre la plage au-delà des méduses

franchir le temps inutile

à l’araire parallèle de la sueur du cheval

bouchonnée à la paille

Comme Marthe m’apprit à dire merci

et René le nombre de marches que compte le palier d’un étage

Elle peut se taire à la foule en délire pour laisser battre son sein au tympan de mon église

seule la bêtise fait voeu de refaire le monde comme tout Président en carton

Je ne mourrai pas sans que tu me dises on y va je te suis

Moi l’oiselle du cerisier

ton émoi bleu outre mer qui vole en archipel.

Niala-Loisobleu.

1er Janvier 2023

Passé la ligne…


Passé la ligne…

Barbara

s’annonce comme ce qu’il faut savoir et surtout distinguer entre le fond et l’apparence

Me voici visible à l’Ecluse

mis à niveau pour le passage

Ce monde à plusieurs faces est un épouvantail redoutant l’oiseau par-dessus tout

aussi il affute son hypocrisie pour le tromper

Par la voie du silence les jours sont baladés en émettant leurs fumées

ruses d’indiens égarant de la seule destination

La poussée du volet libérant la lumière individuelle

Celle d’un Grindel, m’est parvenue au début de l’adolescence

Le matin en quittant la ruche Verneuil, mes pas allaient à sa poésie sans retenue

Visionnaire il m’initia au Surréalisme

Seule ouverture sans limite sur la Muse

Découverte de l’Absolu

De quoi ôter au voeu son machiavélique usage

Et ouvrir sans rien vouloir dénaturer, au mystique dans toute la force de la vérité

L’amour intègre passe par l’inévitable corruption du quotidien

Je peins pour dire autrement

Elle m’entend

Barbara a toujours su la racine

le dernier tableau lui est entièrement dédié

Je lui donne en bonne année comme pour lui dire, je suis là, je tiens sans me retenir autrement qu’au chevalet, La Chaume fertile, la couleur poétique, cet enfant silencieux là, ce sein de sel, plus loin que l’infinité du chien noir, l’Autre-Monde bien réel à la plume de ses vers.

Regarde-le, Barbara, je vis dans son tissage.

Niala-Loisobleu.

1er Janvier 2023