La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Chanter a du sens, de la compréhension et de la raison El cantar tiene sentido, entendimiento y razón
Chanter a du sens El cantar tiene sentido
Hé, mon amour, ma compréhension et ma raison Oye, mi amor, entendimiento y razónBonne prononciation La buena pronunciación
Bonne prononciation, instrument, oreille La buena pronunciación, el instrumento, el oído
Bonne prononciation La buena pronunciación
Hey Julian, l’instrument, l’oreille Oye, Julián, el instrumento, el oídoLa nuit me fait tomber amoureux plus que le jour La noche me enamora más que el día
Mais mon coeur n’est jamais satisfait Pero mi corazón nunca se sacia
La nuit me fait tomber amoureux plus que le jour La noche me enamora más que el día
Mais mon coeur n’est jamais satisfait Pero mi corazón nunca se sacia
Sentir le passage de la lune De sentir el paso de la luna
Que dans le silence de l’ombre voyage Que en el silencio de la sombra viaja
Sentir le passage de la lune De sentir el paso de la luna
Que dans le silence de l’ombre voyage Que en el silencio de la sombra viajaLà-bas, un navire arrive Allá afuera, viene un barco
Et dedans, mon amour vient Y en él, viene mi amor
Là-bas, un navire arrive Allá afuera, viene un barco
Et dedans, mon amour vient Y en él, viene mi amor
Tes yeux me regardent Sus ojos me están mirando
Au pied du grand mât Al pie del palo mayorEt cette couronne qui roule sur la plage Y esa corona que por la playa rueda
Cette couronne, à qui sera-t-elle ? Esa corona, ¿de quién será?
Cette couronne, la vie, appartiendra à un marin Esa corona, vida, será de algún marino
Qui a fait sa tombe au fond de la mer Que hizo su tumba en el fondo del marEst-ce que chanter a du sens Es que el cantar tiene sentido
Chanter a du sens, de la compréhension et de la raison El cantar tiene sentido, entendimiento y razón
Chanter a du sens El cantar tiene sentido
Hé, mon amour, ma compréhension et ma raison Oye, mi amor, entendimiento y razón
J’ai retrouvé dans la coque la vieille fêlure L’humidité qui suinte comme l’éternel poison Et j’ai pleuré, assis la tête contre la cloison De l’autre côté le moteur battait son chant profond Celui qui vient de l’enfance Et dont les basses fréquences Toujours ont raison
Où tu vas poser ton sac Fais un lit avec tes larmes Il flottait dans cet endroit une odeur de goudron et d’urine Gravé dans le travers de la blessure on distinguait un nom Une illusion ou un message ou une marque de fabrique Le monde passait contre les hublots lentement comme un monde Les façades prétentieuses croulaient dans les angles morts On voyait des visages de femmes glacées et pensives Marquant la brume comme d’immatures soleils d’hiver Je ne sais pourquoi je me bats le bateau me conduit dans l’aube Ah vers la haute mer, bien sûr, comme chaque matin Je me retrouve faisant mon méchant trafic dans un port incertain Il faut payer cash, en devises fortes et avec le sourire Je ne sais pourquoi je me bats. J’ai pleuré dans la chaleur torride Le monde est beau ! Les femmes se donnent avec des airs de s’oublier ! Nos victoires sont devant nous qui nous tendent la main !
Où tu vas poser ton sac Fais un lit avec tes larmes
Nous n’avons pas reçu d’informations au sujet d’un choc frontal, au contraire la température des couleurs est restée optimale
Les arbres occupés à semer leurs feuilles l’ont même fait en frissonnant
Je me souviens des marques laissées sur le trottoir, tout autour de la fontaine, elles hennissaient d’une crinière à l’égal de l’aqueux. Ce matin un brouillard résiduel ne devrait pas résister au lâcher d’eau du caniveau
Les Frères Ripolin ont échafaudé la façade de chaque côté des grandes fenêtres où l’oiseau niche. La boule de cristal de la rampe de l’escalier principal en tira d’heureuses conclusions. Si l’oiseau peint l’ambiance que tu dégages de sous ta jupe-courte est longue d’espérance. Il n’y a de soleil qu’à l’orée du poil de pinceau. Aujourd’hui ce n’est plus à prouver, nous en avons la certitude
A présent que le rendez-vous du 3° rappel est pris pour le 21, le masque accepte le partage de prévention. Seule la grippe a manifesté son impatience, je lui ai mis ma belle écharpe ramenée de Crozon autour du cou. Elle a fini par accepter d’attendre le mois de Novembre pour me piquer l’anniversaire
Je voudrais que tu saches que les petits que je fais sont bien ressemblants à que tu m’amènes à grandir dans mon ressenti naturel. Je regarde l’état des lieux du monde actuel avec les retouches qui m’importent d’apporter. Avec application pas dans un cadre électoral
La bataille du raille est d’un grotesque qui hélas n’apportera rien de positif dans l’opposition des genres
Au point que le dernier compagnon en a eu marre et a jeté les gants sans que ça change quoi que ce soit. Au contraire les mômes partent de plus en plus en bouillon de moules…
Tirés de mon bateau de nuit par le couteau d’un rayon de lune les pièces du rêve s’approchent de la fenêtre du rivage
Les treilles du ciel détachent avec peine cette impression que le toucher des grappes amène en silhouette
Dans ma mémoire, le patio à l’endroit qu’elles lient d’un bord à l’autre des façades montre son intime recoin, la table n’a pas été débarrassée du tête-à-tête qui a prolongé la soirée et je reconnais le chapeau qui tomba en premier de ton strip-tease sur le rocking-chair en rotin
La fontaine insomniaque n’arrête jamais ce bruit de vie sans heures
Pourquoi parmi les fleurs qui passent alentour j’ai l’image des cosmos montés sur leurs tiges en échasses ? Leur finesse dans le suspendu floral déclenche un processus organique dans ma relation entre toi et la couleur. Ils impriment au tissu des murs blancs la gamme des champs
Je vais noter à l’encre de chine ce que tu ne m’as pas donné, la couleur en écartera toute espèce de manque
Comme cette maison des abeilles ruche mot à mot la peau des figues au centre du jardin…
Sous le fenestron passe le zinc de la lèvre ouverte de la gouttière
pas n’importe quel soleil y coule
d’aucuns diront « quelle veine »
connaissant Marthe mon aïeule en vécu, bien que l’erreur puisse être humaine, je ne pourrai entrer dans cette façon de vivre livrée à la chance
C’est le faire qui bat qui forge, disait-elle
l’oiseau garde d’aile le pied mouillé de cette émotion du champignon de rosée du matin qui lève
Les petites-maisons blanches s’épaulent aux contreforts des rues qui montent à Paname, prêtent à mettre le Guadalquivir en Seine au pas de danse d’un cheval d’Ecole Royale plus effronté que ton chat qui vient s’étirer sous mes yeux quand j’ai la branche qui gonfle
Oui Xeres avec moi, Ma j’ai la main qui démange de te peindre
Tu vois l’effet du Pommeau ce que ça fait surmoi, les vitraux transpercent sans laisser passer l’ombre
Les fils que j’ai eu en Bretagne ne sauront jamais rien de ce que leur père avait d’esprit de suite. On a passé le tropique sans fête de la mère, ce qui n’a eu aucun effet sur le grand pavois. La marine n’épave que les faux-Capitaines
A l’accordéon d’un couloir de l’amor je pose l’étui d’un autre automne
rue de Siam
Gardant l’image d’un monde dépassant la merveille tronquée tant l’amour qu’il ne cesse de m’inspirer développe le contraire de son extinction
Du trait de cheval et du tanné de la courroie le harnais soc à taire au triage du grain et de l’ivraie
Soudain l’homme mûr d’une enfance à boutonnière gagne la vue de l’oeil qui grave dans son acide
Eau-Forte sensitive à percer la plaque
Née de l’incision du derme d’un voyage poussé cette fois plus loin
Sur la flèche de chapelles non éparses l’oiseau ne s’est pas posé, il a tendu l’arc pour un décochement vertical
Aux gouttières taiseuses l’ô versant alors son fluide a décapé de l’obscur en veux-tu en voilà
Tas de pois les rochers éperonnent le ciel bas en crachant le fourbe
Les pointes bretonnes banderillent les petits matadors roulant la caisse de leur ignorance sur l’estrade où la lâcheté se donne en scène, brutale et méprisante pour le respect inné
Comme du granit la bruyère trouve à boire à l’âme
La croix du cimetière porte à s’entourer d’une présence humaine
D’où l’envie de sortir mon cul de l’habit des convenances derrière lesquelles cette société inhumaine s’abrite
Là où le banc pour les phoques se passe de ballon rouge la charpente renversée est d’un bleu qui va au levé des retables mis dans la perspective de la puissance des colonnes
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