JASMIN, LUPINS ET L’AUTRE ROSE-BLEU D’UNE FENÊTRE SUR LE NOIR


JASMIN, LUPINS ET L’AUTRE ROSE-BLEU D’UNE FENÊTRE SUR LE NOIR

Pauvre cul roide que le froid bâillonne à l’entrée de la sortie

le chat tuile les visiteurs, ce maux de passe, fait rougir la lanterne de l’apporte pute

Clandé de richards

Marthe, toi, parle-moi

tes fleurs sur le grand-pavois du jardin avec ta main dans mes cheveux et ton cerfeuil dans mes tomettes

je monterai le courrier aux locataires tout à l’heure avant que le 51 soit mis en co-propriété

Puis j’irai voir les dames des Tuileries qui font un piedestal aux moineaux , une opérette au Jardin de Verdure en croisant les cuisses pour nourrir les pigeons

Le grand-bassin de parturiente tient à flot les enfants

tant qui reste de l’aube pour la communion

L’âne les promènera dans sa petite-charrette jusqu’à Guignol

C’est transparent dedans de lait qui croque son goûter de rire sous les marronniers chauves du moment qui retiennent les feuilles de leurs marrons-dinde à picots

L’atelier répond aux questions qui ne se posent plus depuis l’indifférence

Ma sur le tapis-volant dans ma tenue préférée d’herbe aromatique, comme tapant du point soulevé au départ de construire affinité

J’allume le brasero pour la châtaigne en prenant la main de la chanson de rue d’un parolier venu de la lune par la marée

La mer est à portée, son sel dans mon sac d’utopie, que le fade ne s’en prenne pas à mes couleurs

Chante que ça gêne les sécheresses utérines.de l’abstinence.

Niala-Loisobleu – 26 Novembre 2021

« LE FRUITIER » – NIALA 2021 – ACRYLIQUE SOUS/VERRE 6OX80


« LE FRUITIER »

NIALA

2021

ACRYLIQUE

SOUS/VERRE 6OX80

Brins que balles poursuivent

d’un tir mortel

Cherchent leur grange en saison d’automne

Le peintre en filant un gilet de survie tire

l’haleine du doux tapis mordoré comme croyant au miracle de l’ocre

Des glycines pendues, par les jasmins vaporeux de parfum, les roses et les trémières que l’oiseau transplante, ourlent l’iris en plein bocage

Un regard allié des deux genres au creuset

Folie raisonnée

Le train au troisième sifflet tombe le chapeau et pénètre en résistance

Sillon s’aimait comme la nature s’était simplement organisée, sans nom de dieu consulter l’homme,

en proue dans ton estuaire notre bateau ne perdrait pas ses jambes

A l’enfant qui sème laissons le commandement

Petite-Mort t’es la Vie, l’Abeille

Niala-Loisobleu.

26 Novembre 2021

DES TRAINS QUI PASSENT SANS S’ARRÊTER


DES TRAINS QUI PASSENT SANS S’ARRÊTER

QUAI N°1

Traverser la voie par-dessus le passage à niveau de la scolarité généralisée

QUAI N°2

Laisser l’asphalte dans son risque plantaire pour le rail que l’herbe traverse

QUAI N°3

Privilégier sa vapeur à toute autre vantée en tenant en avant que toute période électorale est plus soumise que pute en maison d’abattage

QUAI N°5

En culée le chef-de-gare ne garantit pas que sa femme évite qu’on déraille

QUAI N°6

Dépasser l’hou râle quand le découragement grimpe Poutine est encore moins fiable que le communisme de Staline

QUAI N°7

Stopper le train en gare et embarquer immédiatement si c’est chanté par Trenet à bord de la locomotive.

Niala-Loisobleu – 26 Novembre 2021

PIMENT FLORAL


PIMENT FLORAL

Si l’horizon s’abaisse sur l’écran

fouette l’oignon

Aïe, aïe font les reins de la danseuse

en claquant du talon

Olé, olé, j’vais t’faire un dessein

à main-levée

Genre sésame du portail

d’un mouvement de poignée.

Niala-Loisobleu – 25 Novembre 2021

JE DE L’OIE


JE DE L’OIE

Passant la limite du Club Mickey, j’arrivais au bord de ma mer, le drapeau pour la baignade hésitant à voter

Une grosse chose informe brandissait sa psyché à la sortie du virage , je reconnus une Gorgone sur la route de son casse-croûte, tas mou recouvrant toute identification. Le truc à éviter

De la case prison proposée sous-couvert de remise de peine, l’amnistie allait trop au tatouage pour que je m’aventure dans cette addiction décadente

Je t’ai pas mise en case, le marché aux oiseaux ne sortant pas d’un coup de dé comme un chemin à prendre

J’ai rentré dans le couloir de ta classe y mettre une buissonnière avec la chanson de Mireille sur la meule de foin

Ce temps de merde a changé de tête d’un seul coup

Les enfants réunis en Conseil ont voté pour le renvoi des parents en réfection de fond.

Niala-Loisobleu – 25 Novembre 2021

EPIS DERME


EPIS DERME

La pierre fraîche d’une ouverture tend l’usure de ses marches au bonheur de la saillie

Limer le rugueux de la crasse spirituelle, je laisse des poussins faire

Une blancheur du plumage ne pourra qu’écrire un pépiement jaune en symbiose avec le retrait des rats noirs

Sans déranger le désordre de l’herbe, liberté est laissée à ma main d’hâler partout en toit abriter cette autre couleur

Faire de son présent le son ultra qui traverse d’un rayon d’oeil ce granit qui tombe

Niala-Loisobleu – 25 Novembre 2021

LES JARRES CAUSEUSES


LES JARRES CAUSEUSES

Une grande fatigue s’en prenant à la verticalité du corps, il lui fallut se rendre au fauteuil qui est au bout de la palette et du chevalet

Temps mort surprenant par sa méconnaissance

Qu’est-ce que ce nouveau venu ? demanda-t-il en tournant la tête à la recherche d’une réponse faute d’interlocuteur

Le cheval fit semblant d’être occupé, en gardant son écuyère en l’air au-dessus de la soupe du quotidien

Bien gaulée la mignonne, au moins ça détourne du découragement qui gagne

La lascivité végétale de l’endroit finit par le tirer de l’état proche d’un sommeil de moustique à malaria. La mémoire lui revînt

Ces seins-là gros comme des jarres n’arrêtaient pas de causer

Dans l’angle du porche la vie criait qu’elle voulait pas qu’on la mette dehors, l’arbre à soie et ses lunettes roses en faisaient voir en cinémascope

L’apéro et ce qui donne soif faisant office les jarres ne tarissent plus de dire la différence entre le garder sec et l’humidifié

Nous ne quitterons que nos habits, pas norre nudité

Niala-Loisobleu – 24 Novembre 2021

JACQUES BERTIN – L’ESPERANCE


JACQUES BERTIN – L’ESPERANCE

Oh, s’il te plaît, reparle-moi de ces hôtels
Où nous aurions pu aller tous deux hors saison
Vacances studieuses, plage des Demoiselles,
Reparle-moi de ce passé, nous y serons

Des formes figées sous le kiosque, le quatuor
Dans ce parc où un astrolabe fut perdu
Sur le violon du cap, l’archet du vent du nord
Des drapeaux pendant comme des amours déçues

Terrasses vides, gravillons blancs, tourbillons
Une ondée, on s’ennuie, tu as garni un vase
Tourne les pages du passé sans jours, sans phrases
Contre le futur, enfant triste, mets ton front

Tu y voyais des coeurs appareillant aux nues
Tu y voyais danser d’anciennes demoiselles
A quoi tu rêves, avec ta belle âme en dentelle?
Nous y errions, puis ce souvenir s’est perdu

Comme effacé sur l’aquarelle l’espérance,
Elle, demeure à tout jamais, ne parlons pas
Je vois une villa isolée sur la Rance
Et toi, dans les soirs qui reviennent sur tes pas

IL SERA 03H00


IL SERA 03H00

Dans leur lit, Marthe et René tireront mon jour

J’y suis venu au monde

La générosité en sentinelle dans un cadre bosselé par l’horreur humaine.Mais tenu en haleine par l’amour sans faiblesse

Grande peinture pour l’enfant

Le jardin est magnifique

Des poules, des lapins, un potager et le bord de Marne où Mimi s’offre dans l’herbe

A dîner, carreaux à la nappe et valseur en guinguette dans la culotte

Il sera 03h00

Des quatre chemins de la Terre je sortirais

Que de villages refont mon Paname à partir de l’authentique depuis Lutèce ex cathedra

Anémones au bouquet sur la palette…

Niala-Loisobleu – 23 Novembre 2021

A LA VEILLE DE LA CLAIRIERE


A LA VEILLE DE LA CLAIRIERE

En tenant le chemin au plus serré de leurs cornes qu’elles enrobent de leur peau aux rousseurs d’automne, les meuhs mettent aux ballants des pis lourds de quoi plus que tiédir la baratte dans ce climat frileux

Le clocher se met au pas de l’heur complice

Les poules attendent leur tour sans cacher leur acquiescement au coq, d’ailleurs à l’ouverture du poulailler la fermière n’avait pas de jambe de bois dans l’éclat de l’oeil

Chienlit du moment scolaire incontournable

A la sortie du conseil d’élèves l’oiseau, la godille en main, faisait le bac pour rendre le passage plus gué

Soleil interlude

L’atelier a laissé la parole au chevalet

Mes doigts autour des fesses de la toile tiennent en selle le musc sauvage qui fait tonsure à la clairière.

Niala-Loisobleu – 23 Novembre 2021