LES JARRES CAUSEUSES


LES JARRES CAUSEUSES

Une grande fatigue s’en prenant à la verticalité du corps, il lui fallut se rendre au fauteuil qui est au bout de la palette et du chevalet

Temps mort surprenant par sa méconnaissance

Qu’est-ce que ce nouveau venu ? demanda-t-il en tournant la tête à la recherche d’une réponse faute d’interlocuteur

Le cheval fit semblant d’être occupé, en gardant son écuyère en l’air au-dessus de la soupe du quotidien

Bien gaulée la mignonne, au moins ça détourne du découragement qui gagne

La lascivité végétale de l’endroit finit par le tirer de l’état proche d’un sommeil de moustique à malaria. La mémoire lui revînt

Ces seins-là gros comme des jarres n’arrêtaient pas de causer

Dans l’angle du porche la vie criait qu’elle voulait pas qu’on la mette dehors, l’arbre à soie et ses lunettes roses en faisaient voir en cinémascope

L’apéro et ce qui donne soif faisant office les jarres ne tarissent plus de dire la différence entre le garder sec et l’humidifié

Nous ne quitterons que nos habits, pas norre nudité

Niala-Loisobleu – 24 Novembre 2021

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