La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Les feux dépassés depuis le dernier arbre à soie et la rivière des parfums, je te file sur place. Imbécile heureux qui n’attend rien qui s’ouvre, se lève, se recouche et finit debout comme le cheval du dernier sillon sans le semeur. Le soleil, allez y comprendre quelque chose, perce dans tout ça qui devient de plus en plus obscur. Les bancs disparaissent sous la végétation des peintures fraîches sans le public et encore moins les amoureux. De ce qui reste c’est le sentiment du refus de croire que l’image gardée de tes seins ait pu s’aplatir sous un éboulement. Le ressort des mots crus que tu ne protestais pas alors, a un don de réminiscence qui force l’âne à se frotter aux murs tant ça gratte. J’irais au phare sans attendre la tombée de la nuit. Le sémaphore demeure. Et cette chaleur…
Le vent revient plus tard du chemin reconnu Les mains pendent au bord du livre
Tête nue l’homme traverse l’heure l’éclair le champ perdu Sur la pointe où le ciel se fixe L’étoile et son pignon Quand les raies de couleurs arrêtent l’horizon Une roue se détourne l’eau s’éveille en sueur
et les berges ruissellent
Une fenêtre glisse un regard imprévu Entre le coin du mur et la flèche de l’arbre
je trouve l’abeille à travers les dernières feuilles qui avaient été écrites
Un serrement de doigts et tout se garde amarré à l’encre loin d’ouragan
Au moment où l’on suis-je, ni la montre, ni le calendrier des pompiers ne cherchent un indicateur
La grosseur de tes seins est conforme au relief de ma campagne et l’herbe toujours verte
Nous avons traversé des époques où l’arbre se ressemait seul sur une simple emprise des haleines mâle et femelle sans que le vent intervienne
Puis la mer, sa côte sauvage, ton naturisme dans la salive de l’écume, mon embrun à l’orgasme des trois dernières premières vagues en navette entre le clair-obscur d’un masque ont cherché le vaccin qui restaure politiquement de la mal-bouffe
On finit par se demander l’adresse où elle est, qu’on se remplit les yeux en levrette au débouché du tunnel.
Il s’aperçut qu’elle se tenait dans cette robe de soleil que le temps froid n’avait pas imprimée par crainte d’avoir les doigts gourds. La vie ne laisse pas toujours à l’impression un droit de choisir, elle s’impose par tant de raccourcis que ça vient comme ça peut en un éclair obscur.
Maintenant l’image se refaisant claire il était possible d’avoir les trois dimensions.
Quand j’étais enfant un bout de ficelle m’a appris qu’il possédait le pouvoir d’imaginer tout ce que je voulais. Je sais qu’à mon âge il est encore dans ma poche avec le caillou.
Le caillou c’est l’outil-multiple, ça clef comme ça coupe, rive, martèle, grave, peint, fait voler, navigue, mène.
Quand tu cabanes avec eux, le cheval se joint sur ses deux-roues comme une balançoire à deux places. Rien qu’en peau tout autour.
La texture du tapis où sont marquées les tâches faites et à faire, tape des deux poings à ma poitrine quand je la trouve assise prête à partir. Tissage, les navettes du métier d’aimer ont des fois des pentes raides à monter, le cheval se fait alors plus utile que jamais. La force qu’il est seul a posséder en ses reins arc-que-boute le quart de cercle de l’arc-en-ciel qui se mettrait à glisser.
De nouveau, il se sentit troublé. Il se remémora les pensées qu’il avait eues en voyant la grâce de ses seins.
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