SUBLIME SORT


SUBLIME SORT

Quelle merveilleuse sensation
Ô puissant corps à corps
Tu déchaînes toutes nos passions
Transformes nos sueurs
En magnifiques perles d’or!

Grand bonheur!
Je laisse s’évanouir
Mes plus grandes peurs
Je ne peux que me réjouir
De tes « coups », Ô sublime sort:
Infini désir,
Fabuleuse envie;

Sentir encore et encore
Cette fabuleuse magie
Pénétrer en force mon être;
Lui rendre le plus bel hommage
Pour qu’il puisse enfin renaître
Grâce à ce superbe partage!

Furtif instant
-Ô pure Folie-,
Frivoles moments
D’absolus délires
Où nul ne te subsiste
– Ô Plaisir-
Tu guides mes sens
Vers l’ultime jouissance!

« Sublime Sort »
Copyright Joh Hope, 2011Extrait de:  « Ma Petite Plume d’Or, mon Trésor »

DES CAILLOUX DE MA POCHE 12


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DES CAILLOUX

DE

MA POCHE 12

Herse franchie le bélier grimpe au sommet du donjon rejoindre la Dame de Coeur

Frugal bain de lune

Ton corps ruisselle des toiles

On a allumé le bois mort pour réveiller Merlin en Brocéliande

Le cheval était déjà au piano quand l’oiseau s’est mis à chanter

Sur la pointe roide de tes seins ma langue presqu’île suit leur mouvement de balançoire en derviche

Alors tu m’as dit le fruité de ta pulpe en atteignant l’escarpement cathare

Du feu à l’accent qui roule l’Occitan jusqu’à la catapulte

La montagne se jette à la mer

A sa falaise

Des calanques ouvrent au mystique concert de ton ventre

Et puis tournant à la broche quand l’odeur avenir a tenu sa promesse sur le tapis-volant les trompettes ont sonné

Cerf-volant d’un envol qui n’en finissait pas de viser le vent favorable

Devant ces oiseaux qui viennent au matin sur ta dalle l’automne sanguine le chemin

Le chien noir de son haleine bleu-foncé en flaire la cartographie en semant assez de folie pour soustraire les sceptiques.

Niala- Loisobleu – 20 Octobre 2021

A CHOISIR L’AURORE


A CHOISIR L’AURORE

Le silence tient le rivage de ses lèvres

Et lève le coq à la flèche d’un baiser sur la crète

Des profondeurs ouvertes cette nuit propice a tiré la pleine-lune

Plaine de promesses

Lâchant tes seins pour flotter le retour jusqu’au cap atteint, le balancier de tes cuisses passe le banc de corail

Trait d’argent du dauphin bleu ni requin ni méduse

Je choisis de dégager les franges de ton front pour laisser le chant du lin envahir de joie la jeunesse de ton sourire

Hors d’âge, sur les murs moi je dessine des coeurs à la craie de marelles

Niala-Loisobleu – 20 Octobre 2021

SYNDROME ALBATROS – HUBERT- FELIX THIEFAINE


SYNDROME ALBATROS

HUBERT-FELIX THIEFAINE

Clown masqué décryptant les arcanes de la nuit
Dans les eaux troubles & noires des amours-commando
Tu croises des regards alourdis par l’oubli!
& des ombres affolées sous la terreur des mots
Toi qui voulait baiser la terre dans son ghetto
Tu en reviens meurtri, vidé par sa violence
& tu fuis ce vieux monstre à l’écaille indigo
Comme on fuit les cauchemars souterrains de l’enfance
De crise en délirium ; de fièvre en mélodrame
Franchissant la frontière aux fresques nécrophiles
Tu cherches dans les cercles où se perdent les âmes
Les amants fous, maudits, couchés sur le grésil
& dans le froid torride des heures écartelées
Tu retranscris l’enfer sur la braise de tes gammes
Fier de ton déshonneur de poète estropié
Tu jouis comme un phénix ivre-mort sous les flammes
Puis en busard blessé cerné par les corbeaux
Tu remontes vers l’azur, flashant de mille éclats
& malgré les brûlures qui t’écorchent la peau
Tu fixes dans les brumes : Terra Prohibida
Doux chaman en exil, interdit de sabbat
Tu pressens de là-haut les fastes à venir
Comme cette odeur de mort qui précède les combats
& marque le début des vocations martyres
Mais loin de ces orages, vibrant de solitude
T’inventes un labyrinthe aux couleurs d’arc-en-ciel
& tu t’en vas couler tes flots d’incertitude
Dans la bleue transparence d’un soleil torrentiel
Vois la fille océane des vagues providentielles
Qui t’appelle dans le vert des cathédrales marines
C’est une fille albatros, ta petite sœur jumelle
Qui t’appelle & te veut dans son rêve androgyne

PARE A VENT


PARE A VENT

A la gîte

Prêt à sortir la quille

Pressant le tube voilà la folie rouge en parade qui va à l’abord d’âge

Au jardin je taille avant que le gel ne demande son voile

Octobre est bien rouge

On entends de nouveau la balançoire

Il y a seulement trois jours les toits blanchissaient au réveil

Cet après-midi il fait 26° sur la terrasse

De quoi raser les pots à titre conservateur

Du loin arrive de la pluie en autre caprice de la palette climatique

Tu viens de monter en voiture

J’ai ouvert ta portière pour entrer en réunion

Ne restons pas au point-mort

Ma clématite, Barbara, l’automne t’effeuille en regain de bleu d’allant.

Niala-Loisobleu – 19 Octobre 2021

DES CAILLOUX DE MA POCHE 11


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DES CAILLOUX

DE

MA POCHE 11

Les yeux à la rive tropicale se jettent à l’eau dans une tenue de minuit sans que le mail ô trouve à y redire

Quelle mangrove borde le canal où les palétuviers chantent

Bord de Seine

Acte 1

Nous entrons à la Samaritaine border le lit du fleuve qu’un bateau-mouche amène à quai

Louvre y es-tu ?

En douve

Le pont-levis hisse les bras coucou me voilà

Là où il y avait Balthazar j’hisse mon pavillon pour porter Marthe faire sa course

Puis du genou je pousse la porte du Pied-de-Cochon

Acte 2

Une pire amide s’est posé aux guichets, viens-t-en que je t’emmène à Malaquais du côté des Beaux-Arts que je te peigne, toi mon beau modèle

Acte 3

Voilà le Pont-Neuf, on peut descendre par la rue du Bac à ma chambre.

Niala-Loisobleu – 19 Octobre 2021

DOMAINE DE JOIE


DOMAINE DE JOIE

Frontière

là au bord l’enfance séparée

Mon âge à gardé la sienne

il ne s’agit pas de moi

je parle du présent qui devient trop vieux pour tracer alentour de l’abreuvoir

Pourquoi ne dire rien en réponse

Manque de confiance

le fruit tente l’apparence en l’absence de son goût

Pourtant d’un fond de mère l’anémone s’accroche au corps aïe

elle est vive

sans faire semblant d’y croire et j’ôte l’encombrement de voitures pour écrire la marelle en stationnement

Chante

chante

à l’écho

Niala-Loisobleu – 18 Octobre 2021

DOMAINE DE JOIE DE JACQUES BERTIN

Je marche…
Je respire…
Je me tais.

J’ecoute les feuilles des arbres dans ma tete,
Parfois on ne fait qu’un avec sa vie, on s’assied
Parmi les choses de la terre comme dans le fond d’une journee
Tiennent quelque part, loin, derriere les collines assomees de l’ete,
On est soi meme la pomme et le ble, l’odeur du foin coupe
On est dans une ride du sourire de la Terre
On est sur le palier de l’eternite, on va frapper.

Ceci est votre domaine de joie
Ceci est votre domaine ou chante l’oiseau

Ceux qui sont morts pour rien, pour la justice ou pour rien
Les pierres sont lisses sur leur tombe, elles servent a marquer les pres,
A marquer le grand pre du monde a ces quatre points cardinaux
Et vous voila, ecartele, ouvrant les bras, une chanson plantee dans les epaules

Entendez vous ce que j’entends dans les feuilles d’herbes, dans le vent immense
Entendez vous ce que j’entends,
Cette parole impitoyable qui mene mes oreilles et qui dit :

Ceci est votre domaine de joie
Ceci est votre domaine ou chante l’oiseau
Mon amour, a cause de mon gouffre,
Mon frere a cause de ma peur
Camarade a cause de notre commune solitude
Ceci est votre domaine de joie

Reveillez vous,
Il y a des terres en friches,
Votre visage a irriguer,
C’est aujourd’hui que tout commence, il faut apprendre a aimer,
Reveillez vous,
Du silence effrayant, l’amour est ne.
Il faut descendre dans la rue,
Il faut chanter,
La revolte a vaincu le silence
L’amour est ne
Ecoute les feuilles des arbres dans ta tete
Ceci est ton domaine de joie
Tu ne fais qu’un avec ta vie, tu t’assieds
Et dans une ride du sourire de la Terre
Tu les a meme … l’eternite.

AU BORD DE TABLE


AU BORD DE TABLE

La fenêtre épluchée trempe dans le bac pour la rive d’en face tandis que dans la cheminée le grillon éteint la télé

A la suite du canapé le chien pique les coussins où tu as allongé l’histoire

Encore un mojito et on s’envole cul bas tapis l’un contre l’autre

Quand tu passes dans la lumière pour venir m’écrire les mots choisissent le plus court chemin pour la clairière

Combien d’arbres ont traversé la forêt aujourd’hui sans se poser la crainte de ce qui se cache à l’orée de l’Amazonie ?

A ce propos quand l’indien s’est rincé la bouche aux dessins du torse de sa compagne, ses enfants regardaient pour apprendre ce qui symbolise le rite

Aux poissons venus jusqu’à la plage , à la case de bambous, on a coché l’arc-en-ciel pour leur faire des ailes

Le touriste égaré qui passe dans le fond fait partie de l’équipe d’embauche d’une civilisation en quête de racolage

Voila le compotier garni, j’ai soif du pichet

Laisse le couvert dans le tiroir, un peint frais se tartine les doigts au chevalet

Niala-Loisobleu – 18 Octobre 2021

DES CAILLOUX DE MA POCHE 10


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DES CAILLOUX

DE

MA POCHE 10

Sur un départ du quai de la transhumance tu es venue à la proue en figure

Ah tite Annic est dégommée

Le genou posé à la chapelle de Camaret a publié sans rien garder afin de sortir la rumeur par la trompe d’Eustache

Qui mieux que toi pourrait savoir la vibration des cordes vocales ?

Au galop du cheval le chien a rejoint l’hennissement de la criée d’un retour de pêche

Chanter et ne plus rien faire que s’ouvrir l’aqueux qui fait le boeuf des percussions au débouché du cuivre

Bleu du blues

Sur l’élévation cathare nous avions gardé du feu autre chose que la rage destructive des comtes de Toulouse

Autan Occitan ça te dit plus que quelque chose

Disons twoo et rein d’autre

L’enfant sait lui ce que la vie donne

M’aime sans pouvoir de parole

Ainsi font les marionnettes qui s’expriment du beau avec sa ficelle et non du masque de car naval opérator

Je suis de tes voyages l’oiseau qui fait tchou-tchou.

Niala-Loisobleu

18 Octobre 2021

EL CANTAR TIEN SENTIDO – ISABEL PARRA


El cantar tiene sentido – Isabel Parra

Chanter a du sens
El cantar tiene sentido

Chanter a du sens, de la compréhension et de la raison
El cantar tiene sentido, entendimiento y razón

Chanter a du sens
El cantar tiene sentido

Hé, mon amour, ma compréhension et ma raison
Oye, mi amor, entendimiento y razónBonne prononciation
La buena pronunciación

Bonne prononciation, instrument, oreille
La buena pronunciación, el instrumento, el oído

Bonne prononciation
La buena pronunciación

Hey Julian, l’instrument, l’oreille
Oye, Julián, el instrumento, el oídoLa nuit me fait tomber amoureux plus que le jour
La noche me enamora más que el día

Mais mon coeur n’est jamais satisfait
Pero mi corazón nunca se sacia

La nuit me fait tomber amoureux plus que le jour
La noche me enamora más que el día

Mais mon coeur n’est jamais satisfait
Pero mi corazón nunca se sacia

Sentir le passage de la lune
De sentir el paso de la luna

Que dans le silence de l’ombre voyage
Que en el silencio de la sombra viaja

Sentir le passage de la lune
De sentir el paso de la luna

Que dans le silence de l’ombre voyage
Que en el silencio de la sombra viajaLà-bas, un navire arrive
Allá afuera, viene un barco

Et dedans, mon amour vient
Y en él, viene mi amor

Là-bas, un navire arrive
Allá afuera, viene un barco

Et dedans, mon amour vient
Y en él, viene mi amor

Tes yeux me regardent
Sus ojos me están mirando

Au pied du grand mât
Al pie del palo mayorEt cette couronne qui roule sur la plage
Y esa corona que por la playa rueda

Cette couronne, à qui sera-t-elle ?
Esa corona, ¿de quién será?

Cette couronne, la vie, appartiendra à un marin
Esa corona, vida, será de algún marino

Qui a fait sa tombe au fond de la mer
Que hizo su tumba en el fondo del marEst-ce que chanter a du sens
Es que el cantar tiene sentido

Chanter a du sens, de la compréhension et de la raison
El cantar tiene sentido, entendimiento y razón

Chanter a du sens
El cantar tiene sentido

Hé, mon amour, ma compréhension et ma raison
Oye, mi amor, entendimiento y razón