La vérité du drame est dans ce pur espace qui règne entre la stance heureuse et l'abîme qu'elle côtoie : cet inapaisement total, ou cette ambiguïté suprême. Saint-john Perse
Je me souviens je me rappelle C’est en ces lieux chèrs à mon cœur Le jour baissait j’étais près d’elle Je me foutais bien du malheur
Dissimule dans le silence Tes sentiments des espérances Qui montent et plongent sans bruit Etoile brillant dans la nuit
Je me souviens je me rappelle Très doucement jouait le vent Alors elle me semblait si belle Alors moi j’avais tout le temps
Dissimule dans le silence Tes sentiments des espérances Qui montent et plongent sans bruit Etoile brillant dans la nuit
Je me souviens je me rappelle Une croix trop lourde pour moi Un bois qui pèse et m’écartèle Et pourtant comme j’aimais cette croix
Dissimule dans le silence Tes sentiments des espérances Qui montent et plongent sans bruit Etoile brillant dans la nuit
Je me souviens je me rappelle C’est en ces lieux chèrs à mon cœur Le jour baissait j’étais près d’elle Je me foutais bien du malheur
Je me souviens je me rappelle Très doucement le vent jouait Alors elle me semblait si belle Et moi le temps je l’avais, oui Je me souviens je me rappelle Une croix trop lourde pour moi Un bois qui pèse et m’écartèle Et pourtant je l’aimais cette croix Je me souviens je me rappelle Je Dissimule dans le silence Mes sentiments mes espérances Qui montent et plongent sans bruit Etoile brillant dans la nuit
Etoile brillant encore dans la nuit Dans la nuit et puis…
Par la trouée du harnais le rein pousse les lèvres dans l’alignement d’Art Gilles
l’envolée lance un cri de mouettes à l’infini
appuyé contre la grosse pierre ton regard franchit l’agrafe du soutif pour respirer sa prise de conscience
le persistant tient sa feuille à jour, l’autre le caduque sans remet à l’automne pour la lessive, une boule de bleu au chaudron
Dans le rayon du sacré je ne me suis pas trompé d’aube, l’ostensoir solaire laissé sur l’ô tel accompagné des enfants que l’aigle du sermon épargné n’a pas fait fuir
A qui la faute ?
Je garde enclos la réunion de tes seins dans mes mains plutôt que l’intermittent frappement d’un spectacle sur ma poitrine flagellée
Quand Vierge je t’ouvre du Je Nous je ne déflore rien de ta beauté
Ma prière mécréante n’a ni les pieds du bouc satanique, ni les cornes du cocu, elle pénètre en toi sans faire la roue de celui qui a la plus longue
Ses défauts sont humains au point de l’auréoler de brun ocre
Des femmes sont assises dans l’hiver Le long de la radio, sur un dernier travail C’est tard la nuit, il est déjà dans les dix heures Depuis longtemps dorment dans les chambres glacées Des enfants protégés du mal par un signe de croix Des femmes sont assises dans l’hiver. Il fait grand froid.
A la gare on attend encore le train de Combourg et Dol Dans la prairie les gitans guettent le sommeil des chevaux Ils ont plié le cirque dérisoire et ils s’en vont. Demain Les maçons ne travailleront pas sans doute à cause du gel Demain il y a messe pour la jeune fille qui est en deuil De Nantes vient le givre avec ses cuivres. Il fait grand froid.
Paroisse de l’année soixante. O périphérie de la paix Femme posée comme une lampe à huile dans le silence Rassemble dans cet écrin-là tous tes enfants. Emporte-les Vers le bon dieu et qu’on ne nous sépare pas Demande-lui si c’est bien demain que le payeur passe Et quand va-t-on enfin goudronner la rue. Tu as froid.
Tu fermes la radio. Tu montes en faisant attention Vers un endroit que je t’ai préparé dans ma mémoire Et qui s’est détaché de moi pour vivre, comme une chanson Où tu es bien parce qu’on ne nous séparera pas.
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